J’ai cette impression bizarre de ressentir de la jalousie… alors que, franchement, je devrais être heureuse pour lui. Je dois me vider la tête, parce que je suis assez à fleur de peau en ce moment. Mon fiancé doit partir travailler pendant une semaine en Scandinavie. Il attendait ça avec beaucoup d’enthousiasme, et moi je lui souhaite vraiment du fond du cœur que ça se passe bien. Et pourtant, je suis touchée bien plus fort que je ne l’avais imaginé, et le fait que je sois malade n’arrange rien du tout. Là, je sens monter en moi un mélange de tristesse, de frustration et même de jalousie. Ce qui rend le tout particulièrement dur, c’est que nous n’avons jamais vraiment pu nous évader en couple. Entre son métier, et aussi des soucis d’argent en ce moment (le déménagement arrive bientôt), on remet sans arrêt les projets à plus tard. En parallèle, j’ai une envie de voyager qui me suit depuis longtemps, et le Nord… c’est vraiment une destination qui me fait rêver. Sauf que voilà, c’est précisément là qu’il est envoyé, pendant que moi je reste à la maison, clouée au lit ou presque, en jonglant entre le déménagement, mes études et une charge financière qui pèse. Je me sens dépassée et je culpabilise en plus, parce que je l’aime plus que tout, et je voudrais vraiment lui donner l’énergie qu’il mérite. Mais en même temps je me surprends à avoir une forme de ressentiment… juste parce que je réalise à quel point notre relation se plie à son travail, et à quel point la période où on serait ensemble, ou un petit moment à espérer, manque à l’appel. Est-ce que ça vous parle ? Est-ce qu’il y en a parmi vous qui connaissent ce sentiment ? J’aimerais beaucoup échanger, et aussi des idées concrètes pour tenir cette semaine sans que mon frustration personnelle prenne toute la place. 🌈😁
Je comprends, mais je ne suis pas sûre que la jalousie fasse partie de mon équation. Chez moi, c’est plutôt l’inverse : je suis souvent celle qui doit partir. Ça va, je gère, je m’organise… mais je n’ai pas besoin de “plus” de ça, ni d’un grand romantisme autour des déplacements. Quand il s’agit d’une semaine, il voit certes un peu plus qu’une escale courte, mais ce n’est pas un vrai congé. Dans mes voyages pro, c’est souvent : décoller très tôt, attraper l’avion, puis enchaîner du trajet jusqu’au bureau, parfois avec à peine de quoi reprendre son souffle. Après, ce sont des réunions en série, tout s’accélère, et le cerveau sature. Ensuite, hôtel, toilette, dix ou quinze minutes pour s’habiller proprement, puis restaurant, et souvent on enchaîne avec un verre de trop ou un endroit “où il faut être” avec les collègues. On tombe au lit le soir, KO, et le lendemain on est censée être fonctionnelle dès le début, genre au milieu de la matinée ou presque, et ça recommence. Je ne dis pas que c’est horrible : au moins je vois des collègues d’autres pays assez rarement. Donc il y