Bonjour, je viens de passer une heure sur le canapé à pleurer, et j’ai vraiment l’impression d’être laissée seule. Jusqu’à hier soir, je pensais que mon compagnon et moi allions passer la journée ensemble aujourd’hui, parce que ça arrive rarement. On est en train de rénover l’appartement, car le bébé arrive bientôt, et pour le moment on ne vit pas encore tous les deux. En pratique, c’est surtout lui qui fait les travaux, je ne peux pas trop aider.
Sauf que ce jour-là, il a plutôt choisi de boire. Ce n’est pas un problème en soi, il a toujours ses habitudes liées au foot, mais comme il le fait presque chaque week-end, je me disais qu’au moins un jour férié, on pourrait le vivre tous les deux. En plus, il ne vient chez moi qu’autour de 21 heures d’habitude, et cette fois c’est aussi lié aux travaux.
Il y a aussi le foot en semaine, avec des entraînements deux jours par semaine, et il part parfois pour son étude. Il m’a demandé si je voulais l’accompagner, mais je pense que c’était surtout parce qu’il s’attendait à ce que je dise non. Honnêtement, je ne vois pas bien ce que je pourrais faire entre des gens qui boivent et qui fument.
Ce qui me blesse, c’est de me dire qu’il ne trouve pas important de prendre un peu de temps à deux avant le stress du bébé. J’aurais aussi envie de partir deux ou trois jours bientôt, juste pour souffler, mais il n’a pas envie. J’ai l’impression générale qu’il ne réalise pas vraiment ce qui arrive. Il ne me caresse presque jamais le ventre, ou alors seulement quelques secondes quand je lui guide la main.
Et on en arrive à des choses concrètes: il refuse même de venir au cours de préparation pour les couples. Je sens que tout ce qui concerne le bébé et ce qu’il faut prévoir ne compte pas pour lui. Parfois, j’ai l’impression que je suis la seule à vivre cette grossesse, comme si c’était mon bébé à moi.
Est-ce que je suis en train d’exagérer, ou vous arrive aussi de comprendre ce que je ressens?
Évidemment que ça fait mal. Quand il s’absente pour les matchs et les sorties, tu te retrouves à gérer l’arrivée du bébé à part. Propose un rituel de 8 minutes, minuteur, chacun parle sans se justifier. Astuce peu connue: note tes besoins en trois phrases sur une feuille, et lis-lui.
Ici, on voit beaucoup de messages où le foot et l’alcool comptent plus que la famille… et les enfants. N’avance pas avec lui si tu sens que ça ne bougera pas. Tu disais que tu ne voulais pas devenir maman tard, vers 35 ans. Voilà le résultat… À ton tour, ça va se terminer comme ça, avec un petit de 5 ANS, sans vraie équipe.
Mon mari n’a jamais vraiment compris la grossesse non plus. Il ne m’a jamais caressé le ventre, ni pour la première, ni pour la deuxième. Et il n’aurait même pas eu l’idée d’acheter quelque chose pour le bébé, parce qu’il savait que je m’en chargeais déjà. Au fond, ça m’allait bien: je pouvais souffler et tout gérer à mon rythme. Malgré tout, aujourd’hui c’est un super papa. Il adore notre fils, vraiment. Moi, je suis reprise en temps partiel dès huit semaines, et pendant ce temps, ils étaient tous les deux. Ils ont géré sans souci. Je pense que pour beaucoup d’hommes, la grossesse est compliquée parce qu’ils ne voient pas grand-chose à part un ventre qui s’arrondit. Et puis il s’investit aussi pour que tout soit beau et prêt. Parle-lui franchement et dis-lui que tu te sens seule et que tu aimerais qu’on fasse une journée tous les deux ou qu’il t’accompagne pour te changer les idées. Il comprendra sûrement. Je te croise les doigts:)
Oh là là, je vois que c’est une situation vraiment compliquée. Je ne connais pas vos âges, mais je me demande s’il ne ressent pas le besoin de “profiter” encore un peu, avant que la réalité de la parentalité ne s’installe et fasse basculer le quotidien. Est-ce que tu lui as dit clairement que tu avais envie de passer cette journée avec lui, sans détour?
Je peux aussi imaginer qu’il cherche juste, pendant un temps, à se changer les idées. Entre ses études, les travaux à la maison et l’entraînement de foot, il peut être complètement pris, et du coup il ne capte pas forcément à quel point ça te touche. Souvent, quand quelqu’un tourne sur ses habitudes depuis longtemps, ça ne se transforme pas d’un coup comme par magie, et ça, pour vous c’est forcément dur. Une grossesse, ça fait déjà bouger beaucoup de choses dans une vie, et quand en plus il y a une déception, tout paraît encore plus lourd.
Je trouve ça triste qu’il ne voie pas tes besoins. Je sais aussi que les émotions peuvent être très intenses à cause des hormones, donc c’est normal que ton ressenti prenne toute la place. Et puis, même sans vouloir te faire de reproches, il y a un décalage: d’un côté il a ses copains, ses rythmes sportifs, ses sorties, et de l’autre tu te rends compte que tout change et que toi tu vas devenir la “future maman” à plein temps. Du coup, tu te sens un peu laissée de côté, et forcément ça rend la discussion plus explosive.
Tu sais, ça m’aide de savoir si tu viens souvent avec lui. Est-ce que tu te retrouves parfois seule dans un cercle plutôt masculin? Si c’est le cas, peut-être que tu pourrais voir à rencontrer des copines qui, de leur côté, n’ont rien de spécial de prévu aujourd’hui. Le plus important, c’est que tu exprimes ce que tu attends, avec des mots simples, pour qu’il comprenne bien. Mais il faut aussi garder en tête qu’il ne va pas tout résoudre du jour au lendemain.
La parentalité est parfois difficile à saisir pour les hommes tant que le bébé est encore dans le ventre, parce qu’ils ne vivent pas la même “transformation” au quotidien. Certains sont déjà très investis dès le début, mais ce n’est pas la norme. Et même après la naissance, il peut encore s’écouler un peu de temps avant que tout se mette en place dans sa tête et dans ses gestes. Dans ces moments-là, ce qui marche le mieux, c’est parler, encore parler, au calme, et se demander comment chacun se sent.
Je ne dis pas que c’est facile, mais il ne faut pas baisser les bras au premier couac. Le premier enfant, en général, c’est une sacrée épreuve. On se découvre, on ajuste, et il y a des tensions, parfois des disputes, parce qu’on est à fleur de peau. Je vous souhaite de tenir bon. Si vous vous aimez, vous passerez aussi cette période, même si elle n’est pas confortable.
Essayez, d’ici la naissance, de vous mettre d’accord sur quelques bases: votre temps à deux, l’organisation de la maison, et aussi les moments où chacun peut souffler et avoir un peu d’espace. Comme ça, tu te sens moins seule et tu vois que ce n’est pas “au jour le jour” sans plan. Et puis restez ouverts: si quelque chose ne fonctionne pas comme prévu, il faudra peut-être tester autrement. On finit toujours par trouver son rythme, mais ça demande du temps.
Courage, vraiment. Respire un peu, parle avec lui, et garde la tête haute. Tout ira mieux, mais pas forcément tout de suite. Ne te laisse pas abattre, d’accord?
Le plus simple, c’est de le prendre en main soi-même: « Cher Horst, j’aimerais encore profiter des derniers mois à deux, faire quelque chose avec toi. Après, on n’aura plus vraiment le temps. Tu veux qu’on aille dîner samedi, puis on irait aussi au cinéma? »
On dirait qu’il n’a jamais le temps pour rien. À chaque fois, il y a « des choses plus importantes ». Par contre, pour boire, il trouve soudain du temps dès l’après-midi, ou alors il appelle vers 4 h du matin pour demander qu’on le récupère et c’est à moi de gérer un type complètement bourré en pleine nuit 🤷♀️🍻
Pfff, je comprends que ça t’énerve. Franchement, j’aurais aussi peur que son comportement ne change pas avec l’arrivée du bébé. C’est vraiment la plus grande inquiétude. On entend beaucoup de situations du genre, où le conjoint laisse tout à la charge de l’autre, ne s’occupe de rien et boit chaque week-end. Dans ce cas, on peut légitimement se demander pourquoi quelqu’un s’imagine que ça ira mieux quand il y aura un enfant. Si aujourd’hui déjà tu es touchée et que ça te pèse, la charge avec un bébé risque d’être encore plus lourde. Ma fille a presque dix mois, et même quand mon homme est super impliqué et présent pour elle, c’est quand même dur et ça met à rude épreuve le couple. Vous avez déjà discuté de la façon dont ça se passera quand le bébé sera là?
Pour moi, ça ressemble surtout à quelqu’un de très immature. Vous avez prévu l’enfant ensemble? Dans ce cas, on devrait pouvoir s’en réjouir et vouloir prendre part à tout. Mais à travers son attitude, ça ne donne pas cette impression. Je comprends totalement le souci avec le fait qu’il sorte au lieu de passer du temps avec sa compagne enceinte. Franchement, c’est inacceptable. Le mieux, c’est d’en parler franchement avec lui. Même sans être enceinte, je ne trouverais pas normal qu’il boive et qu’il aille dehors chaque week-end. Après, je ne suis plus vraiment jeune, donc j’espère vraiment que vous trouverez une solution.
Franchement, je ferais la différence entre les petites habitudes, du genre avoir des gestes maladroits avec un bébé… et le manque d’implication. Ne le laisse pas dans le flou: dis clairement ce que tu attends. Certains hommes ne réalisent pas que “je vais acheter deux couches” ne suffit pas, ni que ta partenaire aimerait vraiment qu’il vienne avec vous à la séance d’information. Il a peut-être aussi un peu la trouille parce que tout devient concret. Dans ce cas, il n’y a pas de miracle, il faut passer par là.
Si tu as besoin d’un temps à toi, rediscute-le calmement. Peut-être qu’il veut occuper ce temps autrement et pense que c’est presque une perte, alors qu’on pourrait faire des choses à la maison… Mais pour moi, ça peut être aussi le moment parfait.
Je repense encore avec beaucoup de plaisir à nos derniers départs sans enfant, et je compte les jours pour que ça recommence. Plus tard, dans la vie de couple, il faut aussi trouver de petites respirations, même très courtes, sinon on finit par se perdre à deux. Là, fais-toi du bien aujourd’hui: une bonne assiette, un moment avec quelqu’un, trier des affaires pour bébé ou regarder des séries nulles… Ensuite, demain, vous pourrez en parler à tête reposée.
Je te dis ça franchement: j’ai l’impression que tout n’est pas très solide. Vous avez quel âge, depuis combien de temps vous êtes ensemble et est-ce que c’était vraiment prévu? Ce sont des questions un peu bêtes, mais elles disent beaucoup. J’ai le sentiment que l’arrivée du bébé n’était pas mûrement décidée, que vous ne vivez pas encore vraiment comme un couple au quotidien, et qu’il n’est pas spécialement prêt à devenir père. Et malgré ça, il “fait avec”.
Vous vous répartissez encore pas mal les choses chacun de votre côté. D’ailleurs, pourquoi il rénove seul? Transformez ça en projet commun. Selon ton état et ton rythme, tu peux faire énormément: tapisser, peindre… Dans une grossesse qui se passe bien, ce n’est pas forcément un souci. Même avec quelques limites, tu peux être présente et t’occuper.
Rester à la maison à attendre, moi ça me ferait trop bouillir. Peut-être que vous devriez vous poser et parler vraiment de vos craintes, tranquillement. Les attentes non dites ne vous aideront pas. Vous aviez prévu quelque chose pour aujourd’hui, ou tu l’as seulement espéré? Et si c’était le cas, pourquoi tu ne lui as pas demandé? Avec un bébé, une relation peut vite devenir compliquée si personne n’ose parler.
J’ai 30 ans, lui en a 28, et on est ensemble depuis quatre ans environ. Oui, l’enfant était prévu, et dès le début, on était d’accord sur le fait qu’on voulait devenir parents. Il n’était pas forcément pressé comme moi, mais comme je ne voulais pas attendre d’avoir 35 ans pour être maman, ce qui n’est pas si compliqué à comprendre, ça m’allait aussi. Je sais qu’il est content et qu’il attend ça, mais j’ai l’impression qu’il ne réalise pas complètement qu’il faut aussi mettre un peu plus de choses dans le projet. Je l’aide quand je peux à la maison: j’ai tout repeint toute seule, mais pour poser un sol ou faire du crépi, je ne suis pas capable 😅 Et parfois, il y a des journées où je n’ai juste pas l’énergie. Sinon, j’aimerais aussi qu’on profite de notre temps autrement de temps en temps, même quelque chose de simple, comme une sortie au cinéma. Aujourd’hui, rien n’était prévu clairement. Par contre, comme on vit presque comme ensemble, chez moi, je ne trouve pas exagéré de prévenir quand on fait des plans sans l’autre. Souvent, c’est comme ça: lui organise selon ce qui lui convient, et moi je peux parfois m’adapter, parfois non, mais la plupart du temps je ne peux pas.
Désolée de te le dire, mais il vaut mieux t’attendre à ce que ça ne s’améliore pas après la naissance, et que ce soit même pire. On voit souvent ici des témoignages où la relation et la vie de parent se dégradent, parce que le père met l’alcool et ses sorties avant le reste. Parle-lui rapidement et sois très claire: c’est votre bébé à tous les deux. Sinon, tu risques de passer des périodes très dures.
Quoi dire de plus? Il semble que c’était déjà comme ça depuis toujours. Tu pensais qu’une grossesse allait le faire changer? Tu te sens en train de sur-réagir? Oui, si tu ne connais que ce genre de personne et qu’il t’a toujours agacé comme ça, tu t’y es forcément exposée en avançant les yeux ouverts. Peut-être que ça ira mieux. Si, au fond, il reste spontané comme ça et que rien n’indique le contraire, alors c’est plutôt logique. Pour faire un enfant, son caractère suffit visiblement.
Ce dont je suis fier, c’est de voir que tu ne te contentes pas de subir, tu mets des mots sur ton manque de lien. Dans les histoires comme la tienne, je vois souvent un décalage simple: lui gère la pression par l’extérieur, foot, sorties, alcool, et toi tu t’accroches au quotidien, au “on se voit, on se soutient, on prépare ensemble”. Tu ne peux pas t’en sortir seule sur des détails affectifs et concrets, surtout quand les moments à deux se font rarissimes. Il faut une conversation calme, pas un procès, et lui demander un rythme précis de présence, avant que l’arrivée de l’enfant ne transforme l’attente en rancœur.
Là, sa réaction a l’air froide, et toi tu prends tout en charge émotionnellement. Sa faute c’est pas l’alcool, c’est le fait qu’il partage pas l’effort et qu’il te laisse toute seule sur les trucs importants. T’exagères pas. Par contre, faut arrêter d’attendre qu’il capte: tu lui dit direct, “je veux du temps à deux, sinon je pars respirer”. Et si il refuse le cours couples, tu mets un cadre, pas des sous-entendus.