Bonjour, sans raconter tout notre organisation en détail, je me pose la question. Mon partenaire jouait déjà beaucoup avant la naissance, et moi aussi je l’étais plutôt à notre façon. Avec l’arrivée du bébé, on sait que ça peut tout bousculer, parfois dans le bon sens… et parfois non. Je voudrais vraiment avoir des retours concrets, pas des “il faudrait” adressés depuis l’extérieur.
Comment ça s’est passé chez vous au début ? Est-ce qu’il y a eu beaucoup de tensions ? Votre partenaire s’est-il ajusté rapidement, ou a-t-il gardé ses habitudes de jeu assez vite après le travail ? Et le PC restait-il allumé presque tout de suite, ou vous avez trouvé un rythme plus calme ? Finalement, vous vous êtes arrangés, ou est-ce que ça reste source de contrariété régulière ? Merci pour vos expériences.
Mon mari et moi, on a aussi été des joueurs tous les deux. Avec l’arrivée des enfants, forcément, ça a beaucoup diminué. Et on ne joue pas vraiment quand ils sont à côté… du moins pas avec des jeux qui réclament qu’on réponde tout de suite à la moindre action. En pratique, les moments de jeu se sont déplacés : quand les enfants dorment ou quand on est dehors, en déplacement.
Par contre, tout supprimer totalement du quotidien juste “parce que” il y a des enfants… je trouve ça assez absurde. Après tout, c’est un hobby. Et tant que ça reste équilibré, il n’y a pas de raison de culpabiliser.
Chez nous, c’est vite devenu un vrai sujet de dispute, sans doute aussi parce que j’évite globalement les jeux sur ordinateur. Pour moi, le côté “accroche” est trop fort, et j’ai l’impression que, sur le long terme, ça ne me fait pas du bien ni à notre équilibre. Mon mari, lui, a toujours adoré jouer. Avec le temps, on a fini par se mettre d’accord : tant que les enfants sont là, il ne joue pas sur ordinateur. Quand ils sont couchés, par contre, le réflexe se déclenche tout de suite et l’écran revient. Je trouve quand même ce côté automatique assez pénible, même si je m’y fais. Et si je veux qu’on passe du temps ensemble le soir, il suffit que je le lui dise : on regarde par exemple un film en famille. Au final, il met la vie familiale au-dessus des jeux, et ça compte beaucoup pour moi.
Le chemin a quand même été difficile. Avant, il laissait le petit avec lui sur ses genoux pendant qu’il jouait. Je lui ai répété, pendant des mois, que la durée devant un écran était mauvaise, surtout quand il s’agit de quelque chose de clairement “addictif” comme ces jeux. Je me suis franchement épuisée à argumenter, et lui n’a pas voulu m’écouter pendant des années. J’étais à bout, et ça a alimenté trop de tensions. À un moment, il a même laissé notre grand jouer seul vers trois ou quatre ans, certes avec des jeux adaptés, mais ça restait une mauvaise idée selon moi. J’ai réussi à le faire changer seulement quand ça a commencé à se répéter : l’enfant devenait tellement absorbé qu’il finissait par se faire dessus, sans contrôle. Me souvenir de tout ça, et imaginer que ça aurait pu abîmer notre fils, me rend encore très en colère.
Mais, comme je disais, les discussions finissent par payer. À ma demande, il a même cherché des hobbies qui ne passent pas par l’écran : un qui reste plutôt social, et un autre plus sportif. Il s’y retrouve vraiment, ça lui fait du bien, et je trouve aussi que c’est un bon exemple pour nos enfants.
Mon mari a toujours plutôt joué par périodes. Des mois sans rien, puis d’un coup pendant quelques semaines, il récupère chaque minute libre. Sauf qu’il l’a toujours fait, même avant les enfants, sur des moments où, concrètement, ça ne changeait pas grand-chose. Par exemple quand je travaillais encore, ou quand il était à la maison, quand je me couchais, quand je sortais voir des amis… C’était pareil avec le bébé. Il prenait même souvent le babyphone la nuit, puisqu’il était réveillé, de toute façon. Et parfois, malgré ça, il ne captait pas quand le bébé pleurait ou appelait ; c’était le seul vrai point de friction, mais on réglait ça vite (en baissant le son sur ses écouteurs). D’ailleurs, le matin, il ne s’est jamais plaint. S’il jouait jusqu’à 4 heures puis qu’il était debout vers 6, c’était comme ça. Il est passé à travers sans faire d’histoires. Bien sûr, il avait aussi le droit de se reposer, mais si, dans son « planning », il s’organise de façon un peu irréaliste, eh bien ce n’était pas vraiment mon problème 😜😂. Ici, c’était cadré depuis longtemps, et on se disputait rarement.
Au début oui, crispations pk chacun jouait sa routine; puis on a calé des règles, mtn wsh, c’passé oklm.
Au fond, c’est pas si important quel passe-temps c’est : les jeux vidéo ou la confiture, hein 😄 ? Depuis des années, mon mari a une soirée jeux par semaine avec mon frère et un ami qu’on connaît tous les deux, en gros depuis leurs années d’études. Tant que ça peut s’intégrer dans le planning, ça reste comme ça. C’est vrai que ça devient un peu plus compliqué parce que, maintenant, tout le monde a des enfants et une vie bien remplie. Mais ils essaient quand même, et en général je ne mets pas ce soir-là mes propres activités en face. Sauf quand il me prévient que le rendez-vous tombe à l’eau. Sinon, parfois il joue sur le moment, s’il a un peu de temps libre et que personne n’est là. Il évite plutôt de jouer en journée quand les enfants sont à la maison. D’une part, parce qu’on est sans arrêt interrompu, et d’autre part, parce qu’il vaut mieux que les enfants découvrent ces choses le plus tard possible. Je ne suis pas vraiment contrariée, même si, sur certains jeux, je me demande parfois s’il ne doute pas de son âge 😄. Je serais en colère si ça finissait par faire passer le ménage et les enfants au second plan, ou s’il se néglige lui-même. Au fond, c’est exactement le cliché du geek accro : qui vit au sous-sol, ne se douche que tous les trois semaines et pèse bien trop. Mais là, chez nous, ça reste équilibré.
On ne peut pas dire que ce soit vraiment comparable à la confiture. Le souci avec les jeux, c’est qu’en gros, comme pour beaucoup de sports quand on s’y met sérieusement, il faut un minimum d’entraînement. Il faut connaître le jeu, savoir quoi récupérer, maîtriser certaines mécaniques… Mon mari dit d’ailleurs lui-même qu’après des années, il n’est plus du tout en forme et que ce serait juste un poids pour les autres. C’est sûr que ça peut être différent si quelqu’un s’y tient comme ton mari. Mais certains jeux sont tellement complexes et exigeants que ça ne pardonne pas. Je n’ai jamais été joueuse, mais ça me semblait logique quand j’observais mon mari par-dessus l’épaule. Bien sûr, on peut changer de jeu. Pourtant, souvent, on finit par être trop attaché à ce qu’on fait, comme si le cœur restait là.
Mon mari est à la fois joueur et fan de foot : ça demande du temps à fond, mais c’est comme ça que je l’ai connu, et je ne voudrais pas lui “retirer” ça. De mon côté, j’ai aussi mes passions : je couds, je fais du sport, je prends des photos et je joue aussi. On a trois enfants, de 0 à 9 ans. On s’est créé un planning très carré, façon tableur : chacun a du temps pour soi, on organise des moments en famille, et on prévoit aussi des soirées à deux. Presque chaque heure libre est calée dans ces créneaux, sinon au final je finirais par tout porter et n’aurais plus de pause. On a discuté ça de manière claire et juste, et globalement ça marche bien.
On a tous les deux adouci le rythme après la naissance de notre enfant. On joue encore un peu chaque jour, deux à quatre heures, mais sans obligation. L’idée, c’est qu’on puisse s’arrêter à tout moment si bébé a faim. Et franchement, entre foot, sport ou gaming, je trouve que le choix “gamer” reste le plus simple 😜
Chez nous, quatre heures par jour, ce serait quasiment tout le temps entre le retour à la maison et l’heure de dormir pour mon mari. Honnêtement, je trouve ça énorme. Mais si chez vous ça vous convient, alors c’est très bien.
Dans ce cas précis, au début y’a eu des accroch’ du soir; il a ralenti, PC trop souvent.
Chez nous, le temps libre a vraiment commencé quand les enfants sont arrivés et que tout est devenu plus ou moins en place. Les enfants dorment, la maison est faite, et on peut enfin souffler. Avant, en regardant en arrière, il y avait beaucoup plus de marge, parce qu’on n’avait pas encore toutes ces tâches à organiser autour. Pour le reste, ce que fait le partenaire pendant ce temps libre compte moins. Mon mari joue aussi, et ça a toujours été comme ça. Le point essentiel, c’est que les deux aient à peu près la même quantité de temps libre, et chacun décide comment il veut l’occuper.
Dans la grande majorité des cas, que je vois, les mères et les pères prennent entre six mois et un an après la naissance de leur premier enfant. Ensuite, ils reviennent progressivement quand la nouvelle vie de famille est mieux en place. Mais à ce moment-là, ils jouent ou participent beaucoup moins en groupe et s’orientent vers des activités qui permettent de s’éclipser facilement quand il faut. Quand les enfants sont à l’école primaire, on revoit plus souvent la mère et/ou le père revenir vers le jeu en soirée, plutôt que de zapper devant la télévision. Les derniers 10% concernent soit des parents qui ne reviennent jamais vraiment, soit des pères qui se sentent coincés et arrivent mal à trouver leur place.
Nous avons toujours été des gamers passionnés… et on continue. On collectionne des consoles rétro, et on a aussi des PC bien costauds. Franchement, depuis qu’il y a des enfants, rester 2 semaines d’affilée sur la sortie de notre jeu préféré, ce n’est plus possible. Mais le temps existe quand même, quelque part. Pour ma part, je ne me suis jamais fait de souci avec “jouer et les enfants”, parce que je sais que mon mari est quelqu’un de responsable. Quand il faut, il sait aussi mettre ses envies de côté, surtout pendant les moments où les enfants sont là. Après le travail, on passe du temps en famille : on joue plutôt le soir, le week-end, ou quand l’enfant est chez mamie.
On n’est plus des étudiants qui peuvent rester des semaines devant l’écran… on a des responsabilités. Notre grand a toujours super bien dormi, donc en théorie, on pouvait jouer chaque soir. Mon mari aime bien jouer 1 à 2 heures par jour… moi, je suis plutôt l’inverse : j’ai besoin de longues sessions, parfois 12 heures et plus, et ensuite je peux très bien ne plus toucher à la console pendant des jours. Il me faut juste un moment pour “rentrer dedans”.
Pendant la période du Covid, on jouait ensemble à des MMORPG le soir, parfois aussi avec des amis. Maintenant, c’est plus possible… du coup, je me tourne vers des jeux en mode hors-ligne. Il y a des périodes où l’on ne joue pas du tout : maladie, stress au boulot, ménage qui s’accumule… parfois deux semaines ou plus sans gaming. Et malgré tout, ce n’a jamais été un sujet de dispute.
Notre grand aura bientôt 7 ans, et on joue en famille, notamment à Minecraft. Pour moi, c’est important de le faire ensemble… et d’échanger, de parler avec l’enfant, plutôt que de le “mettre devant le jeu” comme si c’était une solution de garde. Avec l’enfant, on joue au maximum une fois par semaine. Les exceptions, c’est quand il est malade ou qu’il n’y a pas école. On aime ce hobby… mais on a aussi, tous les deux, d’autres centres d’intérêt. Je dessine, mon mari lit, et on photographie volontiers : je fais plutôt des portraits, lui des paysages. Et mon mari emmène aussi l’enfant au sport, au club… Bref, si quelqu’un ne fait que jouer, si ça devient impossible d’arrêter, et qu’on néglige clairement ses devoirs de parents, là, oui… je me poserais des questions.
Bonjour, on en a aujourd’hui trois aussi. À te lire, j’ai l’impression que vous avez un tout-petit à la maison, donc forcément la situation n’est pas comparable à la nôtre. Quand les enfants étaient encore bébés, il arrivait qu’on joue en les portant, avec des écouteurs, et ça n’a pas semblé les abîmer. Maintenant, mon mari a deux soirées vraiment “libres” pour son hobby. Le reste des soirées, c’est plutôt le temps en couple, les tâches à faire, ou alors il s’organise si jamais je suis absente ou que je dois travailler, et qu’il surveille le bébé grâce au babyphone. Avant, rentrer du boulot et allumer l’ordinateur, c’était possible. Maintenant, avec trois enfants, après le travail il faut d’abord passer par la vie de famille.
Bonjour ! De mon côté, je n’ai pas d’expérience personnelle. En revanche, une amie à moi était mariée à un joueur. À l’avance, ils avaient convenu de réduire le temps de jeu après la naissance. Dans les faits, ça n’a pas du tout été le cas, même pire encore. Il rentrait du travail, s’asseyait devant l’ordinateur… et c’était réglé. Après plus d’un an à en parler sans cesse, elle a mis un terme à la relation. Naturellement, il lui avait promis monts et merveilles, jurant que tout changerait, qu’il prendrait du temps. Mais c’était trop tard. Aujourd’hui, elle est avec quelqu’un qui n’est pas gamer, et elle avait insisté là-dessus dès le début. Lui continue de jouer de façon excessive.
Et comment mon mari passe son temps libre à la maison ? Pas comme moi. Moi, je lis. Est-ce que ça change quelque chose pour toi ? La lecture te semblerait-elle acceptable ? Tu as du temps pour toi ? S’il était déjà comme ça avant, pourquoi tu t’es mis à penser à un changement soudain ? Chez nous, avec trois enfants, il n’y a jamais eu de dispute. On a toujours pris le temps ensemble : celui pour nos loisirs, et celui pour la famille.
Je me demande là vraiment pourquoi tu me poses autant de questions sous-entendues comme des reproches, alors que je n’ai rien révélé et que j’ai juste demandé comment les autres s’y prennent. Il est tout à fait possible que mon partenaire ne joue plus vraiment, ou beaucoup moins, depuis la naissance du bébé. Une réponse simple à ma question aurait suffi 🙂
Je ne vois pas ce qu’il y a de reprochable dans mes questions. Ce qui me paraît surtout bizarre, c’est la façon de les formuler, pour finir avec un truc du genre : « tu sais bien, chez nous c’est pas comme ça, je voulais juste faire un petit sondage ». Et s’il te plaît, ne réponds pas si tu n’es pas concerné par la situation. Voilà.
Avant l’arrivée du premier enfant, le soir on jouait souvent ensemble. Après, c’est devenu fini. Mon mari s’est trouvé un nouveau hobby, qu’il fait juste après le travail. Petit à petit, avec des nuits plus réglées pour le bébé, il a pris l’habitude de s’y mettre seulement quand le petit est couché. Tout s’est fait naturellement, sans pression. Même maintenant, il garde ce principe : il ne se lance que quand les enfants sont au lit, ou quand j’ai quelques heures de liberté pendant la journée. On s’organise et on se parle.
Mon mari et moi, on est tous les deux de vrais accros aux jeux. Malgré nos trois enfants. Mais seulement quand on a du temps. En clair, les enfants passent avant tout : la maison aussi, et même les moments à deux comptent. On joue quand la petite est au lit, ou quand la sieste est faite, ou à l’heure de la garderie. Qu’on reste à lire pendant deux heures ou qu’on soit devant l’ordinateur, c’est du pareil au même. L’idée, c’est que ça ne devienne pas une dépendance et que le reste ne soit pas mis de côté. Du coup, après le travail, on n’allume pas automatiquement le PC.
Les besoins des enfants étaient couverts… du coup, la “paire” s’allumait surtout quand tout le monde dormait, ou quand des copains venaient jouer, ou encore quand ça tombait juste, par exemple quand je faisais de la pâtisserie ou que je préparais un truc avec les enfants… À l’inverse, il y a eu aussi des moments où papa faisait des activités avec les enfants pendant que je m’accordais mon loisir qui demande du temps. Ce n’était pas du “jeu” en continu, plutôt du bricolage, quelque chose de créatif, ou de la couture. Au fond, on s’en fichait un peu du format, tant que chacun avait son espace. On a rarement eu de tension, parce que quand l’un se retirait un peu, l’autre trouvait aussi sa place. Mon mari n’est pas vraiment gamer, mais il code… même aujourd’hui, parfois en regardant un film le soir. Il multitâche, parce qu’il a toujours plein d’idées en tête. De mon côté, je me suis aussi toujours ménagé du temps : j’ai vendu des fournitures de loisirs pendant huit ans et je tournais des petites vidéos explicatives. Chacun a fini par trouver son créneau, mais toujours en gardant les enfants au centre.
Je trouve que ces interprétations autour de la TE vont un peu loin. On peut aussi simplement chercher comment d’autres couples s’y prennent, sans que ça signifie forcément que le mariage soit en danger. Dès qu’on parle de bébé et de loisirs, chez presque tout le monde, quelque chose bouge. Demander des retours, pour moi, c’est assez normal.
« Ton partenaire s’est-il adapté vite, a-t-il largement laissé son univers de jeu derrière, ou l’ordinateur reste-t-il allumé tout de suite après le travail ? » Qu’est-ce qui ressemble le plus à votre situation ?
Chez nous, c’est moi qui étais la principale joueuse, et avec le temps au PC, j’ai beaucoup réduit mon temps de jeu. Un de mes jeux favoris existe aussi en version tablette : comme ça, je peux jouer tout en étant allongée, pendant que mon mari lit tranquillement. Lui aussi a revu ses loisirs à la baisse. Le fait que la vie change avec l’arrivée d’un enfant devrait être évident, et l’idéal est d’en parler avant. De notre côté, c’était clair : on partage le congé parental, lui reste plus longtemps à la maison que seulement deux mois, et moi je reprends en travaillant à temps plein. On a aussi discuté des limites sur les loisirs. Si tout se passe bien, chacun garde au moins un après-midi ou une soirée pour lui. Comme on ne fait des matins ensemble qu’un tiers du temps, on trouve que c’est important de garder du temps pour la vie de famille.
Personne ne joue sur l’ordinateur quand il faut s’occuper des enfants ou faire le ménage. Chez nous, le moment libre commence seulement quand les enfants dorment ou sont pris en charge ailleurs.
De mon côté, je n’étais pas forcément fâchée au départ, mais mon mari est vraiment gamer, passionné. Si j’avais eu un gros problème avec ça, je ne l’aurais pas choisi. Notre fils a 6 mois et demi : son papa s’en occupe très bien, vraiment, mais quand mon mari a du “temps pour lui”, il s’installe sur sa PlayStation. Je ne trouve pas ça dramatique. Il travaille, il va régulièrement au sport, il fait sa part dans la maison, et il laisse tout de côté quand il y a besoin de lui avec moi ou avec le bébé. Du coup, le soir, il peut rester plus longtemps sur ses sessions, parfois 1 à 2 heures, surtout quand moi je suis déjà ailleurs et que je dors. Sinon, il arrive aussi qu’il soit devant sa console pendant que je regarde quelque chose ou que je fais autre chose : et on discute tranquillement. Il ne se coupe pas avec un casque, il reste accessible, on peut parler normalement. Et quand notre fils dort, c’est déjà à environ 95 % du temps.
L’homme ne joue jamais quand on est autour de lui. Pour lui, c’est impensable, et ça ne colle pas à la vie de famille. De son plein gré : il attend que tout le monde dorme, point final. On n’a jamais eu de discussion.
Mon mari a un petit côté ambivalent. En hiver, il joue plus souvent qu’en été, par exemple. Pour moi, ça va : j’aime aussi avoir du temps pour moi, pour lire, jouer ou coudre. Je pense que le plus important, c’est que le hobby ne devienne pas la priorité numéro un, quel qu’il soit. Il ne faudrait pas que l’un souffre parce que l’autre s’adonne à ce qui lui plaît. De mon côté, j’ai un engagement bénévole les soirs, une à deux fois par semaine. Lui, de son côté, a aussi un à deux soirs où il se retrouve pour jouer. Comme je dis, pour nous c’est ok, parce qu’on peut organiser ça à l’avance. Et la vie continue : si un imprévu arrive, ce n’est pas grave de mettre le jeu entre parenthèses.
Mon/ma partenaire a toujours joué. Même avec un bébé et un petit, il/elle continue, et pour moi il n’y a aucun souci. Honnêtement, ça m’arrange même 😅 On n’a pas vraiment une routine “classique” jour après jour ou semaine après semaine. Je ne sais pas si ce serait différent autrement.
Quand on fait quelque chose en famille ou quand il y a des affaires liées à l’enfant, personne n’est sur l’ordinateur. Par contre, personne non plus devant la télé ni en train de lire. Et justement, quand l’enfant dort, chacun fait ce qu’il veut. Que ce soit moi trois heures à jouer, à regarder une série, ou à défiler sur Instagram, je trouve que le jeu reste quand même plus intéressant. Après, je le fais aussi, mais moins souvent que mon mari.
Hier, au début, ça a déjà chauffé. En suites de couches, on n’a pas joué, mais après, ça a vite donné : « Tu nourris, donc je peux pas vraiment t’aider. » Comme notre bébé ne restait pas tranquille sans être à côté, j’ai fini avec l’enfant dans la chambre, pendant des heures, et lui en profitait pour jouer comme il voulait. Il fallait vraiment que ça se mette en place. Et puis il y avait cette façon d’accuser, surtout de notre côté, de dire : comme si ça ne concernait que les partenaires, et de lui reprocher son loisir. En soi, je m’en fiche de ce qu’il fait. Mais même s’il se désengage complètement de la soirée avec, par exemple, son train miniature, je trouve ça pas juste. Le jeu me met surtout mal à l’aise, parce que selon le titre il disparaît plus longtemps ou plus souvent, et les interruptions du moment pénalisent aussi, du coup les joueurs ont encore plus de « motivation » à rester actifs dans le jeu.
Ce n’est pas que je n’ai pas envie d’entendre. Le point, c’était surtout que je ne voulais pas de réponses toutes faites, sans vécu personnel, de la part de personnes qui n’ont pas de gamers à la maison, mais qui expliquent quand même comment ça devrait être. Bien sûr, je suis aussi preneuse de retours positifs. Mais tu as compris de travers. Et puis, ça sous-entend aussi que je refuse d’entendre parce qu’il y aurait des problèmes chez nous. Je n’ai pas précisé les choses volontairement : sinon, ça inviterait d’autres à juger la situation. Je n’ai pas besoin qu’on évalue si ça va bien ou moins bien, je sais déjà où on en est. Ce qui m’intéressait, c’était simplement de savoir comment c’est ou comment c’était chez les autres.
Au final, j’avais vraiment mal compris cette partie. Mais ta question précise apporte justement une vision plus large que tu ne l’imaginais peut-être. Et ce n’est pas de la spéculation : simplement, on se pose des questions qu’on n’a pas ailleurs, parce qu’elles ne surgissent pas. On ne peut les formuler que si on les a vécues.
Moin Gaming peut vouloir dire beaucoup de choses. À mes débuts, quand j’étais plus jeune et encore dans la vie active, j’étais un gamer très investi. J’ai passé des années à jouer à des shooters, en mode coop comme en compétitif, et j’ai aussi beaucoup traîné sur WoW. Aujourd’hui, ça fait plus de dix ans que je me tourne surtout vers le solo ou des jeux en coopération sur écran partagé. J’ai retrouvé une forme de maîtrise. Il y a des semaines où je joue 60 à 80 heures, parce que les enfants sont à la crèche et que j’ai du temps pour souffler. Et parfois il se passe aussi 2 ou 3 semaines sans jouer. Le jeu me tente, mais je sais aussi que chaque heure prise sur mon temps de travail a un coût : moins d’argent gagné, et parfois moins d’énergie disponible pour les enfants. S’il a en plus une très bonne communauté en ligne, le convaincre de revenir au modèle solo sera compliqué : ça peut vite devenir un vrai réseau social.
Je ne suis pas moi-même une “joueuse” et je n’ai jamais eu un partenaire accro aux jeux. Cela dit, j’ai deux familles dans mon entourage dont je peux parler. Chez une amie, le mari continue à nourrir sa dépendance. Un des fils joue aussi de façon compulsive, tandis que l’autre passe plutôt son temps à faire la fête et profite autrement de sa jeunesse. Mon amie se sent alors assez seule. Dans ma petite sœur et son mari, c’était aussi le cas : ils jouaient beaucoup, puis, depuis qu’ils ont des enfants, ils ont tous les deux nettement réduit. Les enfants passent toujours avant.