Bonjour… je vis une situation qui me pèse vraiment. Pour la moindre contrariété, mon mari se met à parler très fort, s’énerve et finit par crier. Par exemple, je lui ai dit que je ne savais pas quel outil il avait besoin pour réparer la douche, donc je n’ai pas tout de suite pris celui qui convient. Or il s’était déjà mis à prendre sa douche… et il a fallu qu’il se sèche vite, aille chercher l’outil, puis recommence. Je me suis sentie triste et impuissante.
Autre jour, j’ai aussi été marquée par son attitude quand je lui ai dit que le week-end encore il devait travailler. Il avait déjà été en conférence de mardi à vendredi… et là, dès que j’ai exprimé mon point de vue, il m’a immédiatement prise de haut et criée dessus.
Il lui arrive même de partir en courant, très énervé, quand ça le contrarie, comme quand je lui ai demandé en faisant les courses s’il voulait des pommes de terre avec les asperges, parce qu’il ne s’en souvenait pas. Ce n’est pas acceptable pour moi… et je déteste l’idée qu’il le fasse aussi devant notre fils de 3 ans. Je lui ai déjà répété que ça devait changer… mais ça ne s’améliore pas.
En plus, j’ai l’impression qu’il prend de moins en moins en compte mes besoins. Moi j’aurais envie de courir un peu le matin pour être plus éveillée et mieux tenir, mais lui veut avancer tout un tas de choses le matin, alors que ça devient compliqué parce qu’il doit gérer notre fils pendant que je fais mon jogging.
Avant même l’arrivée de notre enfant, il était déjà verbalement très colérique… et parfois je me demande si je serais encore avec lui si nous n’avions pas de fils et si j’avais un emploi stable et mieux payé. Je travaille en indépendant dans la formation pour adultes, surtout l’enseignement de langues, et je gagne malheureusement assez peu. Vous en pensez quoi?
Bon… j’vais te dire koi je vois. Là, le vrai souci c’est la façon dont il lâche sa sauce: il crie, il se précipite, il te coupe la parole, et il met ton fils en mode “spectateur stress”. Ça, c’est pas de la jalousie, c’est une hygiène émotionnelle en vrac. Si tu réagis sur le moment, ça l’alimente.
Là il faut un truc simple: parler en différé, quand y’a le calme. Tu lui dis une phrase courte, sans débat, genre “si tu cries, je stoppe la discussion et on reprend plus tard”. Et tu le fais, même s’il bougonne. Pas besoin d’argumentaire.
Pour l’organisation matin, vous fixez un mini rituel clair avant de partir: qui gère le tri, qui gère le gamin, et point. Pas de négociation au dernier moment.
Et pour le gosse, c’est non. Si ça dégénère devant lui, tu prends le contrôle de la scène tout de suite. Si ça change pas, faudra penser à un accompagnement, sinon tu vas t’épuiser.
En général… je suis pas d’accord avec l’idée que c’est juste une question de “pause et on reprend plus tard”. Oui, stopper la dispute c’est utile, mais ça ne suffit pas si lui continue de décider à chaud. Là, je te conseillerais un cadre ultra clair: quand il crie, la conversation s’arrête tout court, et toi tu te mets physiquement hors champ avec ton fils, pas en mode discussion. Et pour le taf du matin tôt, vous fixez une répartition écrite avant, sans négocier, ça évite sa frustration. Courage, t’es pas impuissante, mais ça va demander une vraie limite, mdr.
Tu veux vraiment que ta vie reste comme ça pour toujours? Si ça fait des années que tu essaies de changer les choses et que, jusqu’ici, rien ne bouge, tu risques de te retrouver coincée. Personne ne mérite d’être prise de haut, ni d’être criée dessus et maltraitée. Et puis, il y a aussi l’impact sur votre enfant. Je ne connais pas toute la situation et je ne sais pas comment il se comporte en dehors de ce que tu décris. Mais d’après ce que tu écris, moi je ne resterais pas là. Fuis avant que ça s’aggrave. Ne dépends pas de lui. Cherche à avancer professionnellement, et ne te laisse pas convaincre que c’est une raison pour rester ensemble pour toujours.
Sinon, d’accord, ça peut sembler logique… mais j’arrive vraiment pas à supporter ces cris. Du coup, avoir un enfant ne veut pas dire qu’on doit forcément tout accepter. La séparation, oui, c’est dur pour un enfant. Pour le reste, ce n’est pas le problème: je pourrais percevoir une aide pour l’entretien, et je ne serais pas seule non plus. J’ai étudié l’anglais… enfin l’anglistique. Le souci, c’est que pour trouver un travail, ce n’est pas si simple. J’ai cherché pendant des années un poste stable… sans succès pour l’instant.
Je pense qu’il est pire pour un enfant de voir son père rabaisser sans cesse sa mère.
Pour votre fils, un père colérique n’est pas sain non plus. Chez une connaissance, la situation était tellement lourde que l’enfant a coupé les ponts avec son père pendant des années. Il y a une différence entre l’agacement pour de petites choses et un vrai problème de fond. Lui, il ne peut pas prendre du recul. Quand il se fait crier dessus parce qu’un objet est tombé, il interprète ça comme s’il avait commis quelque chose de grave. Je vis aussi avec quelqu’un qui parle fort, mais ce n’est pas des insultes contre moi. Il s’énerve bruyamment sur le fait que quelqu’un l’a contrarié. Hier, par exemple, c’était le livreur de colis qui n’a pas déposé la livraison alors que nous étions à la maison. On a reçu le message “on n’a pas trouvé votre présence” et il s’est évidemment énervé. C’est déjà très agaçant. On rentre fatigué du travail et au lieu d’être accueilli calmement, on se prend des cris et des hurlements. J’imagine même pas si ça se tournait vers moi, et franchement je ne voudrais pas vivre ça. Lui-même ne réalise pas à quel point il est bruyant. Il a été surpris quand je lui ai expliqué ce que je ressentais dans ce genre de moment, puis il s’est excusé d’une voix beaucoup plus calme.
Il ne crie pas sur notre fils, il me vise surtout moi. Au boulot, il a un chantier en ce moment, et en plus il y a une secrétaire pas vraiment compétente, qui arrive souvent après tout le monde et qui parle avec un manque de respect assez net. Il manque aussi des choses du quotidien, comme prendre quatre semaines de congés alors qu’il y a la préparation d’une conférence. Il bouge trop peu. Comme on a construit une maison plus loin, il doit aller travailler en voiture, et ça lui manque aussi.
De bonnes raisons, peut-être… Mais la question, ce n’est pas seulement pourquoi il fait ça, c’est où s’arrêtent TES LIMITES. S’il les dépasse, c’est à toi de les protéger. Et ton enfant apprend aussi avec la façon dont vous interagissez. Là, il apprend que ça peut passer… donc il normalise.
1) Une mise au point claire, en dehors des disputes: dire que ça ne te convient pas et que tu n’es pas prête à subir ça plus longtemps. C’est aussi à lui de trouver des stratégies pour gérer ses impulsions et ses émotions, pour qu’il puisse tenir autrement. Bien sûr, il a le droit de critiquer et d’exprimer son mécontentement, mais il faut que ce soit sur le BON mode. Vous devez pouvoir vous parler sans violence, à hauteur d’égal.
2) Trouver des moyens concrets pour que tes limites soient visibles: un STOP net, quitter la situation, puis en reparler quand tout le monde est calmé…
3) S’il n’y a aucun vrai changement de processus, il faut reconsidérer les conséquences. Où est ton espace de protection? Dans le couple, ou est-ce qu’il te faut une séparation, au moins temporaire…
Et ce que tu dis m’interpelle: il ne crie pas sur l’enfant, il crie sur toi. Ça peut vouloir dire qu’il a peu de contacts avec votre fils, ou qu’il sait effectivement se réguler. Si c’est le deuxième cas, alors ça signifie qu’il juge acceptable de te traiter comme ça. Dans ta situation, ça serait une prise de conscience qui rendrait la suite du couple très difficile pour moi.
Franchement, je trouve logique que tu refuses que ton mari s’en prenne à toi et qu’il te traite ainsi, même si ça augmente. J’ai grandi avec l’idée que “les hommes sont comme ça”. Sauf que crier n’est ni normal ni acceptable, et ça devient vite violent. J’ai vu que, quand quelqu’un considère le fait de hurler comme une façon de se défouler ou de s’imposer, il perd de plus en plus de respect et finit par crier plus souvent. En gros, c’est un peu comme avec les enfants: si on tolère les cris pour obtenir ce qu’on veut ou calmer la colère, on encourage ce comportement.
Tu dois, à mon avis, poser des limites très nettes à ton mari. Mais je me demande comment faire concrètement. Est-ce que tu peux lui dire, lors de discussions calmes, que tu n’accepteras pas les cris dans votre relation? Que tu quitteras la pièce ou la situation dès que ça commence, jusqu’à ce qu’il redescende? Que tu attends de lui qu’il apprenne à gérer ses émotions comme un adulte, et qu’il fasse un vrai effort? Tu peux aussi lui dire que tu es prête à l’aider, mais seulement s’il arrive à s’exprimer sans agressivité, et sans te parler comme ça.
À mon avis, inutile de trop débattre. Des phrases courtes, claires, sans tourner autour, ça se comprend mieux et ça touche plus qu’une suite d’explications ou des excuses. Je pense qu’il a appris que crier était “comme il faut”, qu’il n’a jamais intégré que, dans un couple, ce comportement ne passe pas. Et il se renforce avec l’âge, et avec le sentiment d’être à l’abri de conséquences. C’est ce que je vois chez les gens “qui crient”, mais qui peuvent aussi être charmants.
Continue de discuter, oui, mais rends les suites plus concrètes et surtout fais-lui comprendre pourquoi tu réagis de plus en plus. Il va peut-être minimiser, ou s’excuser, parce qu’il n’a pas conscience du problème. Soit tu arrives à lui faire prendre conscience, avec de la fermeté et beaucoup d’énergie, soit il faudra finir par imposer des conséquences désagréables. Sinon, l’enfant apprendrait que le cri fait partie du quotidien, et ça se répéterait. Et les cris créent toujours de la peur chez l’enfant. Non, à mon sens, ce n’est pas un droit de crier sur quelqu’un, surtout de façon régulière!
Une piste, c’est de filmer avec le téléphone quand il repart dans ses cris, juste pour qu’il voie vraiment la scène. Parfois, la prise de conscience arrive quand on réalise à quel point ça fait mal.
Mon père hurlait souvent pour des petites choses quand j’étais enfant. Ma mère était particulièrement visée quand quelque chose ne se passait pas comme il l’imaginait. Il n’a jamais été violent physiquement, mais tout avançait seulement sous les cris, parce qu’il pouvait être extrêmement impatient. À un moment, ma mère m’a même demandé de m’en occuper avec lui plutôt que d’elle, parce qu’il me criait moins. J’aime mon père et, même adulte, notre relation reste correcte, voire plutôt bonne. C’est quelqu’un de fondamentalement gentil. Pourtant, ce trait de caractère m’a dégoûtée et je me sens encore comme une enfant chaque fois que quelqu’un s’emporte et crie. Par expérience, je sais que c’est dur pour un enfant, même s’il n’est pas la cible directe. Mon mari a parfois tendance, quand quelque chose le met en émotion, qu’il s’agisse de joie ou d’agacement, à hausser le ton. Dans sa famille, on parle plus fort de manière générale. Si ça devient trop pour moi, je lui fais remarquer calmement mais fermement. Je ne me laisse jamais intimider par des cris. Dans notre couple, ça n’est arrivé que deux fois et, à chaque fois, j’ai arrêté la conversation immédiatement. Je conseille vraiment de poser des limites très claires et de les tenir. Si on ne peut pas discuter dans un ton normal, la discussion s’arrête. On peut se défouler sur une journée horrible, ou râler sur un détail, mais sans crier ni faire une crise. Si c’était mon mari, je lui demanderais de travailler là-dessus. Sinon, à long terme, je considère la relation en danger.
Oui, c’est une bonne approche. On s’arrête là, et il doit l’accepter. Il lui revient aussi d’admettre ses torts.
Comment tu réagis quand il crie? Tu savais sans doute qu’il pouvait être colérique, mais quand même tu as choisi de fonder une famille avec lui. Il ne va probablement pas changer d’un coup. Dans la pratique, vous n’avez que deux leviers: poser des limites très nettes et exiger qu’elles soient respectées. Quand il élève la voix et que l’enfant est là, tu pars avec l’enfant, tu ne te laisses ni insulter ni entraîner dans une discussion. Sinon, il faut penser à vous protéger, toi et votre enfant. 🤷♀️😕
Moi, je réponds autrement. Je lui dis clairement qu’il ne doit pas m’adresser des cris. Il était déjà comme ça avant l’arrivée de notre fils, plutôt colérique. Par contre, j’ai l’impression qu’on se dispute davantage depuis qu’il est là. Il y a aussi plus de choses à gérer au quotidien. Et en plus, notre femme de ménage, celle que je payais, a dû arrêter pour des raisons de santé. Sur le moment, je n’étais pas si mal, parce que ça nous a permis d’économiser et je me disais qu’on peut s’en sortir sans elle. Maintenant, je crains qu’il y ait encore plus de travail et que les tensions reviennent. Je ne veux pas chercher une remplaçante. Dans quelques semaines, j’aurai aussi moins de charge au travail.
Franchement, avec quelqu’un de très “emporté”, on retombe toujours sur ce côté culture du conflit. Et avec des enfants, ça peut forcément faire ressortir plus de points de friction. Le souci, c’est qu’il ne suffit pas de dire que ça va mieux si on “réduit” les disputes, en mode compter moins d’épisodes. Chaque querelle, même petite, finit par coûter quelque chose. Et si, en plus, il y a des déséquilibres autour du quotidien, par exemple qui fait quoi entre les tâches à la maison et la prise en charge, alors ça devient vite compliqué. Soit tu continues à avancer sur des œufs en cherchant à éviter, soit tu changes vraiment les règles: poser des limites nettes, et faire en sorte qu’on ne te traite plus comme si ça devait toujours s’adapter à toi.
D’abord, je le dis clairement: la violence n’a sa place dans aucune relation, ni physique ni psychologique. Cela dit, en lisant ton message, j’ai eu envie d’en parler depuis le point de vue d’un mari. Il me semble que ma femme me comprend de moins en moins et qu’elle n’a plus vraiment envie de me soutenir. Récemment, elle n’a pas voulu aller chercher l’outil dont j’avais besoin pour réparer la douche. Au lieu de ça, elle m’a laissé essuyer et courir après, pendant que je faisais les choses moi-même. Pourtant, demander simplement ce qui manque aurait été si simple. Je travaille beaucoup et je porte une bonne part du budget. Et quand, le week-end, je dois encore m’y remettre pour que la famille avance, elle me reproche quand même de ne pas être disponible. Quand j’ai enfin un moment pour m’occuper de choses importantes, elle a voulu aller courir, sauf que tout le reste devait rester de côté. Et je ne parle pas que des grosses responsabilités, même des détails du quotidien finissent par me tomber dessus. Je sens ma patience s’effriter. Je me mets à hausser la voix, et ce n’est pas satisfaisant, mais je n’arrive plus à redescendre. J’ai pensé à partir, mais on a un enfant, donc c’est lourd. Un peu plus d’espace et de liberté à côté du travail, ça me ferait du bien. La question, c’est: est-ce que ça se limite à des cris, ou est-ce que ça va aussi vers l’humiliation et des propos blessants. Dans le premier cas, je tenterais une thérapie de couple pour comprendre ce qui la dépasse et comment on peut se soutenir. Dans le second cas, je ne me vois pas rester dans un climat pareil.
Franchement, sur les forums on ne voit souvent qu’un seul son de cloche. Peut-être que c’est comme tu dis. Mais même si c’est le cas, est-ce que ça donne le droit de crier sur sa femme? Moi aussi je suis très sensible à ça, je ne supporte pas. Dans mon enfance, j’ai été beaucoup grondée. Heureusement, mon mari n’est pas du genre. En tout cas, je ne laisserais pas ma place servir de défouloir pour les soucis du travail. Et si elle répond en criant à son tour, forcément ça dégénère. Je quitterais la pièce le temps que ça retombe, puis on en parlerait calmement. Les insultes du type « bête salope » ne passent pas.
Bonne idée d’essayer de comprendre le point de vue de l’autre, et d’en discuter posément. Comme ça, sans hurler, chacun peut, je l’espère, finir par entendre le côté de l’autre.
Et vous, vous communiquez aussi sur ce que vous ressentez, ou plutôt sur autre chose? Les prétextes ont l’air minces. Mon premier réflexe serait qu’il est sous une pression énorme, toujours stressé. Ce n’est pas une excuse, juste une piste parmi d’autres explications possibles, qui pourrait aider à trouver une solution. Si parler du fond ne mène jamais nulle part, à mon avis je prendrais mes distances. Chez vous, ça s’est passé comment jusqu’ici?
Franchement, c’est pire. Il fait aussi peu d’efforts pour me comprendre. Je dois toujours être de bonne humeur. Là, je tente tant bien que mal de faire redescendre les kilos que j’ai pris sans changer ni mon alimentation ni mes activités, et j’ai même commandé du Slim Fast. Le matin, je n’étais pas au top, et il m’a accusée de ne prétendument pas manger, puis il a jeté la boîte, heureusement encore intacte.