Bonjour à tous. Je vais essayer d’être claire, même si ce n’est pas facile…
Je suis mariée depuis quatorze ans, et avec mon mari depuis dix-huit ans. Nous avons deux enfants qui sont maintenant au collège puis au lycée. Au début de notre histoire, je me sentais aimée et rassurée, même si lui n’a jamais été du genre à faire des compliments. J’ai accepté ça dès le départ.
Le souci, c’est que notre vie intime a changé. Tant que le premier enfant était petit, tout allait bien. Puis, petit à petit, c’est devenu plus rare. J’ai d’abord pensé à une période compliquée, comme une sorte de passage à vide. Mais ça a duré huit à neuf ans, avec des rapports seulement toutes les quelques semaines.
Après ça, pendant deux ans et demi, c’était encore plus espacé, à peine deux ou trois fois dans l’année. Et depuis plus d’un an et demi, il n’y a plus du tout de rapports. J’ai souvent essayé de comprendre et j’ai eu beaucoup de discussions avec lui. Je lui demandais pourquoi il ne voulait plus avoir de relations avec moi, et surtout ce qui lui bloquait, concrètement.
Sa réponse revenait toujours à peu près au même: il a envie, mais « ça ne va pas ici », puis « ça ne va pas là ». Puis il finit par se dire qu’il est incertain, qu’il ne sait pas vraiment expliquer. Je me suis aussi beaucoup remise en question. Je me suis dit que c’était peut-être mon apparence. J’ai effectivement pris du poids au fil des années, et dans ma tête, ça a commencé à se transformer en hypothèse qui me faisait mal. Alors j’ai pris le temps de perdre du poids, pour voir si ça changeait quelque chose… Mais rien n’a bougé.
Avec le temps, mon estime de moi s’est vraiment abîmée. Je me retrouve souvent le soir dans le lit à pleurer, en silence, parce que je n’arrive pas à faire comme si ce n’était pas important. Je sais que ce n’est pas « seulement du sexe ». Pour moi, le sexe est lié à la proximité, à la tendresse, à la confirmation qu’on compte encore l’un pour l’autre. Et le pire, c’est qu’il n’y a pas de raison claire. Il ne me dit pas que je lui déplaît, il ne me dit pas non plus quoi changer, il me renvoie juste un flou qui fait grandir l’angoisse.
Le plus dur, c’est cette impression de rester coincée dans un mariage où je l’aime, mais où je suis tenue à distance. Bien sûr, il me dit que tout va bien. Bien sûr, il y a de l’affection dans d’autres moments. Mais le désir, lui, n’est plus là. Et je ne comprends pas comment on peut aimer quelqu’un et ne plus trouver de place à la relation intime.
Je suis en colère parfois aussi, je ne vais pas le nier… Je ne veux pas être injuste, mais j’ai fini par accumuler beaucoup de frustration. Je veux rester avec lui, je l’aime, et je veux que notre couple ait encore un avenir. Mais je me demande si je suis en train de perdre quelque chose d’essentiel, et si ça ne risque pas de durer pour toujours. Qu’est-ce que vous feriez, vous, quand il n’y a aucune explication et aucune reprise?
Et surtout, comment aborder la situation sans tourner en rond, ni me détruire à chaque nouvelle discussion… Je suis perdue, vraiment, et j’ai besoin de retours d’expérience, même si c’est compliqué à entendre…
Je suis vraiment désolé, on sent ta peine et ta détresse dans tes mots. Je suis aussi triste de devoir te dire que je crois que vous vous êtes perdus en tant que couple. Au début, vous étiez surtout des amis, puis petit à petit, ça s’est éloigné. Ce n’est pas forcément mauvais en soi, surtout quand il y a des enfants. Mieux s’entendre au quotidien, ça compte énormément, et c’est même vital. Pourtant, chez vous, il y a un déséquilibre qui devient lourd. Pour toi, le contact physique est essentiel, presque une évidence. Pour ton mari, ce n’est pas pareil, il n’en ressent pas la même urgence. Il se contente de l’ambiance autour, et il ne cherche pas l’intime. Je veux que tu saches une chose: je suis complètement de ton côté! Une relation sans sexualité finit par poser des questions douloureuses. Pour moi, c’est difficile d’imaginer un couple qui n’a jamais envie. Ce que le sexe apporte, on ne le mesure pas tant qu’il est là. Ensuite, quand il manque, on découvre une autre couche du lien. Il y a quelque chose dans la présence de l’autre, dans les gestes, dans le fait d’être touché. On parle d’explorer, de sentir, de se répondre, de se reconnaitre. Sans ça, on passe à côté d’un langage du couple. Et tu le sens déjà, car l’absence ne se cache pas. À force, tôt ou tard, toute relation s’éteint si rien ne nourrit la connexion. Ce n’est pas seulement une histoire d’orgasme ou de performance. C’est être vu, aimé, désiré… et de se sentir voulu aussi. Sans tout cela, la relation peut mourir à petit feu. Bien sûr, il existe des exceptions, si chacun en a décidé autrement. Ou si une maladie, une douleur, ou un blocage empêche. Mais même là, on doit le dire et avancer ensemble… vraiment. Que peux-tu faire, concrètement? D’abord, parler avec franchise, sans attaque, sans flou. Ensuite, écouter sa part, mais sans te réduire au silence. Tu glisses vers le mal-être, et ça ne doit pas être minimisé. Se sentir rejeté, non désiré, et pas assez aimé, ça abîme. Tu dois clarifier ce que tu acceptes, et ce que tu refuses. Tu peux te demander: est-ce une envie temporaire, ou un renoncement durable? Est-ce que tu envisages une relation ailleurs, ou un effort de renoncement? Ou bien une séparation pour te protéger? Alors discute avec lui, avec calme et avec tes limites. Tu peux dire aussi que l’écart te fait souffrir, sur le plan affectif. Pour toi, tu ne peux pas redevenir normale comme si rien n’avait changé. Comment garder l’élan quand le besoin n’est jamais entendu? Et toi, surtout, qu’est-ce que tu veux vraiment? Pense à toi, une vraie fois, sans culpabilité, puis choisis ton chemin. Restez ensemble seulement si ça change, et si les deux s’engagent. Sinon, tu deviendras un couple de moins, mais tu retrouveras ta dignité. Soit comme épouse en reconstruction, soit comme femme en mouvement. Mais pas en restant figée dans une amitié qui te casse. Tu mérites un homme qui te respecte et qui te désire, pas seulement un quotidien. Laisse place à une nouvelle histoire, avec quelqu’un qui t’aime vraiment. Tout doucement, mais avec courage, tu trouveras ton équilibre… et ton bonheur. Je te souhaite le meilleur, vraiment.
Je pense que c’est compliqué de redevenir intime d’un coup comme si de rien n’était. Dans ma tête, après tout ce temps, il y a trop d’incertitude et trop de doutes sur moi-même. Je me dis aussi que, comme couple, on s’est un peu perdus. Je l’aime, j’en suis vraiment sûr. Et je ne doute pas qu’il m’aime aussi, mais je ne sais pas exactement de quelle façon. Je ne peux pas le quitter. Je ne veux pas le quitter. Malgré toute la peine, ce qu’il y a au-dessus de tout, c’est l’amour. Pour notre vie à deux… Ce que je dois faire maintenant, je n’ai pas encore vraiment de réponse. Là, je vais surtout essayer de mieux me recentrer, de penser davantage à mon bien-être. Je me suis rendue compte aujourd’hui que l’amour de moi avait disparu. Et tant que je ne retrouve pas cette partie-là, je ne vois pas comment on pourra vraiment régler le problème entre moi et mon mari. J’espère y arriver…
Peut-être que vous avez juste trop compliqué le sujet. Comment je le sais, parce que dans mon cas c’était l’inverse. C’est moi qui n’avais pas du tout la tête pour le sexe. Pour moi, c’était évident que c’était une simple période. Ça aurait été pareil si mon mari avait été différent, je n’en sais rien. Par contre, ne vous méprenez pas, il n’a jamais été agressif ni méchant avec moi. Il était juste toujours partant, et ça, je crois que c’est ça qui rendait tout très lourd. J’ai vraiment l’impression que ça lui donnait l’air de quelqu’un qui attend qu’on lui lance la balle, sans voir que moi, j’étais trop fatiguée pour la lancer. Ça peut sonner bête, je sais. Mais au bout du compte, on a fini par tomber dans une sorte de sexe par pitié, et là c’était pire encore. J’ai fini par me fermer complètement. Je trouvais tout ça très peu attirant, les conversations sans fin, l’attente, et même quand on se câlinait à peine, je sentais déjà la pression, oui, je sais, c’est dit comme ça mais c’était le ressenti… Comme si tout tournait autour de lui et pas de moi. Le désir m’a quitté. Même avec plus de vingt kilos en plus sur la balance, rien n’a changé. En clair, c’était devenu extrêmement ennuyeux, sa présence continuelle me vidait l’énergie. Quand on a passé deux ans sans sexe, et qu’il a fini par arrêter de montrer sans cesse sa disponibilité, j’ai eu un déclic. Je me sentais mieux près de lui, et on s’est rapprochés doucement. Je pense que j’aurais compris s’il s’était séparé, mais je n’ai pas de certitude sur ses raisons ailleurs. En tout cas, pour moi c’était difficile aussi. On a réussi à reprendre le bon chemin quand il s’est résigné et a lâché prise. Peut-être que ça peut vous parler.
Pourquoi ne pas s’être séparés, si ton partenaire te donnait autant de dégoût qu’un chien qui attend juste qu’on lui lance un bâton? Je comprends qu’une attente puisse mettre mal à l’aise. Mais comment est-ce que l’autre devrait “bien” se comporter, celle ou celui qui se retrouve à devoir se passer de sexe? Faut-il tout simplement encaisser en silence, pour ne pas faire pression? Et même renoncer à toute forme de tendresse, sous prétexte qu’une réaction physique spontanée passe pour quelque chose de répugnant? Franchement, ce reproche dit surtout du reste sur l’attente du seul concerné.
Je te rejoins aussi. Dans ce genre de récit, l’homme est censé rester là, sans aller voir ailleurs, tout en étant tenu à distance. Il peut avoir quelques gestes, juste pour sentir, mais sans aller plus loin. Et en plus, il devrait avoir honte d’avoir une réaction quand ils se câlinent… franchement, c’est sans tact. D’ailleurs, traiter ça comme un compliment à la femme, parce qu’elle le rend excité, ça me laisse pantois. Au final, il doit attendre longtemps, se résigner, puis recommencer le même cirque. Ça me met vraiment en colère… quel égoïsme à ciel ouvert!
Je pense que je suis un peu le pendant féminin de ton mari. Chez moi non plus, je n’ai pas vraiment envie de faire l’amour, et ça a toujours été comme ça. Au début d’une relation, il y a plus d’attrait et les rapports sont plus fréquents. Puis, avec le temps, on s’en passe presque sans problème, ce qui est évidemment frustrant pour mon mari. On a connu des périodes plus ou moins actives, parfois toutes les semaines, parfois plus rarement, parce que je le prends comme une obligation. Je n’y suis pour rien, comme lui n’y peut pas grand-chose non plus. Peut-être que vous pourriez raisonner pareil. Vous pourriez prévoir des moments réguliers, par exemple. Dans un couple, il faut souvent faire des compromis. Je pense que ton mari peut aussi en faire, s’il n’y a pas de raison médicale ou psychologique à son manque d’envie. Et je trouve aussi qu’il ne faut pas chercher sa valeur personnelle uniquement dans le sexe, ni mettre toute l’estime de soi sur ce seul levier.
Au début de notre relation, on avait une vie sexuelle plutôt normale… Comme au début de beaucoup de couples, tu vois. Ensuite, forcément, ça s’est un peu tassé, mais ça restait régulier et “comme il faut”. Parfois deux ou trois fois par semaine. Puis il pouvait se passer deux semaines sans rien, ou alors une fois seulement. Bref, la cadence change, et on fait avec. De mon côté, je crois avoir une estime générale. Par contre, mon estime en tant que femme, en tant qu’épouse, a vraiment disparu. Mon mari n’a jamais été du genre à complimenter. Je n’ai jamais entendu qu’il me trouvait belle, ni des choses dans ce style. Je savais dès le départ qu’il ne fonctionnerait pas comme ça. Au début, ça ne m’a pas trop choquée, parce qu’il était comme ça déjà. Sauf que le fait qu’il m’ait attirée, et qu’on ait eu du sexe, souvent avec son envie à lui… J’avais l’impression d’être aimée. C’était comme son compliment caché, le genre de validation qu’un partenaire devrait donner. Et forcément… Quand le sexe a commencé à diminuer, j’ai tout ramené à moi. Je ne suis pas une “beauté” façon magazine, plutôt quelque chose de banal, discret, dans la masse. J’étais déjà un peu ronde, puis après les grossesses j’ai pris du poids. Quand la vie intime s’est figée, j’ai tout mis sur mon apparence. Même j’ai beaucoup perdu, mais l’intérêt n’est pas revenu. Et là, je suis dans un creux… Je reprends encore un peu, je me sens mal. Peu importe ce que je fais, rien ne change. Je ne sais plus quoi faire, à part accepter. Accepter, c’est une chose… Mais ce malaise, cette douleur étrange, je n’arrive pas à l’éteindre.
Je comprends bien ce que tu veux dire. Si votre vie intime est restée stable et raisonnable pendant des années, je me poserais aussi des questions quand ça change soudain. L’amour et l’affection, ça peut se montrer autrement que par le sexe ou des compliments. Est-ce qu’il y a encore des moments de tendresse, comme des baisers, des câlins ou des étreintes? Tu penses que ton mari pourrait avoir des soucis de santé qui diminuent l’envie ou les capacités?
Oui, je connais aussi des périodes où ça se calme, même si ce n’était pas aussi long. Parfois, il faut simplement arrêter de trop parler et passer à l’action. Au début, ça demande peut-être un peu de courage, mais après on se dit qu’on attendait pour rien. Il arrive aussi qu’on ne soit ni franchement contre, ni vraiment pour. Par contre, si l’un des deux ne veut vraiment pas, il faut bien sûr respecter ça. Et je ne dis pas ça pour juger.
J’ai lu tes réponses sous d’autres discussions. Pour moi, tu sembles assez passive. Quand vous êtes au lit, que vous vous serrez et qu’on a envie de lui, pourquoi tu n’oses pas simplement commencer par toi-même, par des baisers, des caresses, ce genre de choses! Comment est-ce qu’il peut deviner que tu veux, sinon? Et s’il te repousse alors, est-ce que ce n’est pas justement là le problème? Ton estime de toi ne devrait pas dépendre autant de ton mari. Oui, c’est agréable quand mon mari me désire… mais ce n’est pas tout! Il faut aussi garder une part pour toi! Tu écris que tu n’es pas “une beauté”… franchement, ça doit concerner une énorme majorité des gens. Donc en fait, ça ne dit rien sur ta valeur!
Oui, je suis devenue passive… J’ai l’impression d’avoir vraiment lâché prise, puis d’avoir seulement essayé de gérer la situation. Je pense aussi que j’ai pris les choses trop à mon compte, comme si les difficultés existaient déjà depuis un moment… et que je commençais à m’agacer, petit à petit, en attendant un geste de lui. Et comme il ne venait plus vraiment vers moi, j’ai fini par tenter quelque chose, malgré tout… Et là, il y a eu ces excuses toutes faites… “Je suis fatigué”… “J’ai mal à la tête”… Il a aussi été honnête en disant qu’il n’avait pas envie, sur le moment. Mais quand c’est devenu répétitif, j’ai cessé d’être active, parce qu’une vraie barrière s’est installée. Il y a cette gêne maintenant… et le manque de confiance qui s’accumule… Je me retrouve dans un cercle vicieux, et c’est difficile de le casser quand, en plus, je ne vois plus vraiment d’élan de sa part. Honnêtement, pour moi, c’est presque impossible de trouver une sortie. Je suis vraiment reconnaissante que des personnes prennent le temps de me répondre et d’en parler avec moi. Il y a des idées, des suggestions, et beaucoup sont très bien… mais je les ai déjà testées. Je sais que vous ne pouvez pas résoudre mon problème à ma place. Il fallait juste que ça sorte de moi, que j’en parle enfin. Et ça soulage de pouvoir mettre des mots dessus, parce que c’est vraiment le seul sujet dont personne n’est au courant… sauf moi et mon mari, bien sûr.
Je suis dans une situation assez proche avec mon mari, et chez nous, c’est même un peu plus compliqué. Je l’aime, sans aucun doute. Comme les difficultés existaient déjà avant notre mariage, et qu’elles venaient de son côté, je lui ai dit qu’il faudra qu’il s’y fasse tôt ou tard: ouvrir le couple, parce que je ne pourrai pas accepter de vivre indéfiniment avec cette frustration sexuelle. Peut-être que ça pourrait aussi vous aider.
Ces derniers temps, j’y ai beaucoup réfléchi… À une thérapie de couple, en particulier. C’est presque la seule chose dont je ne m’étais pas encore vraiment occupée, et au fond, c’est aussi la dernière option que je n’avais pas encore essayée. Je ne suis pas sûre qu’il saisisse vraiment ce que je ressens dans tout ça. Mais je n’arrive plus non plus à trouver les mots pour lui expliquer encore une fois… Je travaille, oui, et même avec des responsabilités. J’en suis fière, je me sens solide de ce côté-là. Je ne vois pas grand monde en dehors de mon quotidien, en général. Peut-être que je devrais oser plus souvent, sortir un peu, et pourquoi pas partir un week-end avec des copines… Ça, je ne l’ai jamais fait. Là, j’essaie simplement d’avancer autrement, de penser davantage à moi. Pas attendre tout le temps qu’il y ait ses besoins à combler. Je tente ça, pour voir. Peut-être que je finirai par me sentir mieux, et que je rayonnerai autrement…
Depuis, j’ai déjà eu pas mal de retours… On m’a parlé d’ouvrir le couple. C’est une piste, mais à condition que nous soyons tous les deux d’accord. Si c’est seulement dans un sens, ça risque surtout de finir en quelque chose de flou, plus proche d’une aventure que d’un vrai projet à deux. Et si ton mari ne veut pas ou ne peut pas changer sa façon de voir les choses, alors l’ouverture ne se fera pas vraiment dans l’esprit d’équilibre. D’ailleurs, sa santé à lui, c’est ok en ce moment? Et vous avez quel âge, lui et toi, et les enfants, ils sont grands ou encore petits? Il prend des médicaments, peut-être pour la tension, ou autre chose? Certains traitements peuvent peser sur la libido… On voit souvent aussi des problèmes érectiles après quarante ans. Ce n’est pas forcément systématique, mais le médecin ou l’urologue peut aider.
Je pense qu’il te cache peut-être quelque chose. Il a peut-être des envies que tu ne combles pas et qu’il n’ose pas avouer. Pour s’occuper, il regarde sans doute des vidéos, se masturbe en imaginant des scènes, ou il entretient une aventure… Tu sais de quoi il s’agit? Tu as une idée de ce qui l’excite vraiment? Et si tu prenais les devants, simplement, pour le séduire et voir sa réaction? J’ai aussi l’impression qu’il ne fait pas assez d’efforts pour tes besoins, comme si ça comptait peu… d’ailleurs tu pleures même avant d’être réellement face à lui, et il répond juste quelque chose comme « le sexe n’est pas si important ». Je te souhaite vraiment de découvrir la vérité sur ce qui le bloque… et de reconsidérer votre relation, parce que là, on dirait qu’il manque un vrai équilibre entre sexe, confiance et franchise.
Bon… Franchement, je serais surprise qu’il ait soudain du mal à te dire ce qu’il veut. En fait, ça n’a jamais posé de problème. Je ne sais pas s’il regarde des vidéos ou s’il se masturbe, mais je n’ai pas non plus le moindre souci avec ça. Dans une relation saine, ça peut arriver, et ce n’est pas forcément grave. Est-ce qu’il est infidèle? Je ne peux pas l’affirmer, mais je n’arrive pas à y croire. Si jamais c’était le cas, je crois que je serais incapable d’y rester… enfin, comme on dit, je mettrais ma main au feu pour dire que non.
Franchement, je trouve ça assez déstabilisant et pas vraiment compatible avec une relation amoureuse quand on ne sait plus du tout où l’autre en est. Je n’ai rien contre la pornographie ni contre la masturbation en général. Par contre, si le sexe ne joue plus aucun rôle dans le couple, que ça fait souffrir, et que la pornographie est carrément préférée, par exemple à cause d’une addiction… et qu’on ne connaît plus les goûts et les envies de son partenaire, pour moi c’est clairement un non. Surtout sur une période aussi longue… Dans ce cas, je ne sais même plus si on peut appeler ça une relation. Peut-être que vous êtes plutôt amis?…
Merci d’avoir pris le temps de lire mon message et d’y répondre. J’ai eu l’occasion de voir notre situation sous un autre angle, de recueillir des avis différents… Et, d’une certaine manière, chacune des réponses m’a aidée. Je ne vais pas le quitter. Je ne sais pas de quoi sera faite la suite, mais mes pensées ne vont pas dans ce sens. C’est mon meilleur ami, l’homme de ma vie. J’ai envie de vieillir avec lui, et je n’envisage pas un autre partenaire. Est-ce qu’on va y arriver? Je ne sais pas. Mais, pour l’instant, je ne suis pas prête à abandonner. Je vais sans doute devoir supporter la douleur d’abord… ou peut-être la mettre de côté le temps de souffler. En même temps, j’essaie de réapprendre à m’aimer et à me respecter. Et je vais aussi m’occuper de moi, pas uniquement de la famille. J’espère réussir ça. Parce que ça ne peut pas rester comme ça. Dans quelques semaines, ou peut-être dans quelques mois… je serai peut-être plus en état d’en reparler sérieusement. Honnêtement, là tout de suite, je n’ai pas la force. Merci.
Pour un homme, il n’y a souvent rien de plus décevant qu’une femme incertaine, en mode mendiante. Oui, il est possible qu’il y ait aussi une part de responsabilité dans ce qui te met dans cet état, mais le plus important reste toi. Redresse-toi, reprends ta place. Je te conseille un livre qui a déjà aidé pas mal de femmes à ouvrir les yeux, vraiment. Il explique, en gros, pourquoi certains hommes tombent dans le jeu et ce que tu peux changer dans ton attitude. Je te souhaite bon courage, vraiment.
Merci à toi. Je voulais prendre le livre sur Kindle pour commencer tout de suite, mais il n’existe qu’en anglais. Du coup, je l’ai déjà commandé sur Amazon et je l’attends.
Je l’ai aussi lu en anglais. Franchement, c’était assez simple: j’ai dû chercher quelques mots seulement rarement, et je dirais que mon anglais est d’un niveau moyen. Bonne lecture!
Tu as reçu des conseils assez différents sur la manière d’agir pour améliorer la situation, par exemple en prenant davantage soin de toi. Pourtant, je pense que ce n’est pas la bonne piste. À mon avis, il faudrait d’abord comprendre ce que ton mari traverse et lui poser clairement la responsabilité d’en parler, au moins pour t’en dire quelque chose. Si besoin, ça peut passer par une démarche avec l’aide d’un thérapeute. S’il ne s’ouvre pas, tu peux essayer plusieurs choses, tu finiras probablement par tourner en rond sans trouver de vrai levier. Est-ce plutôt un souci psychologique ou physique? Est-il peut-être asexuel? Ou attiré par des hommes? Il y a énormément de possibilités. Dans un couple solide et qui a un avenir, on ne cache pas ce genre de choses à l’autre. Et, si nécessaire, je lui demanderais un rendez-vous pour en parler, avec un délai, ou alors le lancement d’une thérapie s’il n’a pas encore de réponse.
Je ne pense pas qu’on doive forcément soupçonner quelqu’un qui a peu d’envie de sexe d’avoir un problème caché. Il peut tout simplement ne pas ressentir d’attirance, point.
Vous devez apprendre à parler franchement entre vous. Tu as des besoins que ton mari n’a pas. Alors il devrait, au moins, te laisser trouver une autre façon de les satisfaire. Dans un couple où tout est dit clairement, ça peut fonctionner.
À 36 ans, il ne faut surtout pas mettre sa vie intime sur pause! Surtout pas en se disant que ce sera mieux plus tard. Même à 84 ans, si l’envie est là, on n’a aucune raison de se punir. Je comprends que la situation soit très délicate, parce qu’il y a beaucoup de choses derrière. Vous êtes liés depuis longtemps, et les enfants comptent. ABER: on ne vit qu’une seule fois!! Et chaque journée de malheur pourrait devenir une journée plus douce, si vous osez bouger quelque chose. Imaginez plutôt ceci: que feriez-vous si vous appreniez que vous n’avez plus que 5 ans à vivre? Est-ce que vous choisiriez de rester encore 5 ans malheureuse auprès de lui? Pour les enfants, vous dites? Ou parce que c’était parfois plus agréable avant? Et dans ce cas, qui va s’occuper de votre besoin au quotidien?
Dans un couple, il faut que ce soit clair: il y a DEUX personnes. Il faut en parler, calmement mais franchement. Vous avez des besoins bien précis et, pour l’instant, il ne les satisfait pas. À mon avis, il y a deux pistes. Première piste: envisager une liaison ailleurs, pour répondre au besoin de proximité et de sexualité. Vous pourriez déjà le dire sans détour: vous avez besoin de tendresse et vous ne pouvez plus vivre comme ça. Ensuite, regardez sa réaction. S’il n’a aucun intérêt pour le sujet, il risque d’accepter l’idée en pratique, même si ça reste compliqué sur le plan moral. Ce n’est pas obligé d’agir, mais c’est parfois un révélateur. Deuxième piste: tourner la page. Si vous êtes vraiment malheureuse, que lui ne veut pas ou ne peut pas changer, alors il faut sérieusement penser à rencontrer quelqu’un qui vous désire vraiment. Trouver un partenaire via des sites de rencontres peut aider à reprendre la main. Tenez-moi au courant, franchement, je suis curieux de savoir comment vous avancez!