Bonjour, mon souci tient en grande partie au fait que mon mari ne veut plus avoir de rapports avec moi, et j’ai du mal à encaisser. J’ai 33 ans, nous sommes en couple depuis quatre ans, mariés depuis un an. Nous avons deux enfants en bas âge. Et depuis longtemps, je sens surtout un manque constant de désir de sa part.
Il me dit que c’est trop fatigant après une journée entière, et qu’il n’y a plus de spontanéité. Sur le papier, je comprends l’épuisement, mais avec deux petits, ce n’est justement pas simple de “disparaître” du jour au lendemain au moment opportun. En réalité, ce qu’il y a surtout chez moi, c’est la blessure répétée. Je me sens mise de côté, comme si je n’étais plus désirable, et je ne parle pas seulement de “fréquence”. Pour moi, le sexe participe à la proximité, au fait d’être aimée et d’avoir un espace à deux.
Au début, la passion était là et on ne se lassait pas. Après environ deux ans, c’est devenu moins régulier, mais on en avait encore deux ou trois fois par semaine. Puis je suis tombée enceinte de jumeaux, et après la naissance, l’ambiance a vraiment changé. Depuis, c’est le calme plat, et ça dure depuis plus d’un an.
De mon côté, j’ai aussi essayé de faire le premier pas autrement. J’ai acheté de la lingerie plus “sensuelle”, on a regardé ensemble des contenus érotiques, et j’ai parfois attendu qu’il vienne vers moi. Au bout d’environ un mois et demi, rien n’a réellement bougé. J’en ai parlé, j’ai essayé d’expliquer que j’ai besoin de cette forme d’intimité pour me sentir bien. Et il me répond parfois en me traitant presque de façon blessante, comme si j’étais trop pressée. Parfois, il me met aussi dans un état d’excitation, puis s’arrête, disant qu’il n’a pas la force.
Je me retrouve avec une question qui revient sans cesse: est-ce que c’est normal d’être ainsi mise à l’écart? Je ne demande pas forcément tous les jours, mais une fois par semaine me semble important. Et je me retrouve tellement touchée que je commence à envisager de partir. Mais je n’arrive pas à me dire que je dois tout casser juste pour le sexe, alors que le reste du quotidien est plutôt correct.
Alors j’ai besoin de vos retours: faut-il se séparer, ou y a-t-il une autre façon de débloquer la situation?
En plus, il a pris l’habitude de me taquiner très fort, puis de s’arrêter parce qu’il n’aurait plus la force. Franchement, je trouve ça vraiment malsain. Pourquoi on fait ça alors? Soit il trouve ça amusant, soit il est carrément à bout et dans ce cas, il devrait revoir son rythme sportif… Est-ce qu’il sait que tu envisages une séparation? Est-ce qu’il comprend que tu le prends au sérieux? Lui a-t-il conscience que tu ne peux pas vivre comme ça sur la durée, et que ce n’est pas juste un petit coup de gueule?
Les enfants n’ont qu’un an et on pense déjà à une séparation? Juste parce qu’il n’y a pas de relations sexuelles? Et toi, tu trouves ça acceptable? Si le père se mettait à vouloir partir un an après la naissance pour la même raison, je ne pense pas que ça se discuterait autant.
Non, franchement, tu le fais déjà bien assez dans chaque message où une femme explique qu’elle n’arrive plus à supporter le manque d’affection physique. À mon avis, une séparation mérite d’être envisagée quand, dans le couple, l’un dit clairement et à plusieurs reprises sur la durée que ça devient un vrai problème, et que l’autre fait comme si de rien n’était, voire répond par des remarques blessantes sans rien chercher à changer. Le sujet n’est pas juste le sexe, mais la façon de gérer la situation quand la femme souffre vraiment.
Mais enfin, il faut être sacrément à côté de la plaque. Mettre en avant le côté séduisant et ensuite lâcher l’autre comme si de rien n’était, je ne vois pas comment on peut trouver ça normal. Deux enfants, oui, c’est déjà beaucoup de boulot, mais là, c’est autre chose. Il n’est pas question de tromper, d’accord, mais est-ce qu’il est vraiment capable de comprendre ce que ça provoque chez sa partenaire? Et quand il refuse alors que sa femme essaie de se montrer désirable, tout le temps, avec en plus des réflexions déplacées, ça ne passe pas. Je comprends que tu sois à bout. Par contre, je pense qu’il est encore tôt pour trancher. Mon conseil, c’est d’observer: s’il ne fait aucun effort, alors il faudra prendre des décisions. Peut-être commencer par en discuter sérieusement, ou au moins clarifier les conséquences.
Bon, comment savoir si quelqu’un est gay, sans lui poser directement la question? Je ne vais pas lui demander. Une liaison en mode aventure, je me l’imagine mal. En plus, je ne vois pas trop quand il aurait le temps, mais je ne veux pas totalement l’écarter non plus. On ne sait jamais. Et franchement, au fond, je ne trouve plus ça forcément si catastrophique. Bien sûr, je serais jalouse, mais au moins je saurais qu’il y a un intérêt sexuel et qu’on pourrait essayer des choses pour remettre le tout en mouvement. Mais là, rien n’est clair. On parle d’à peu près un an. Ça me rend vraiment malade, je me sens blessée. Et ça touche aussi mon estime de moi, et pour une relation, je trouve que ce n’est pas sain. Du coup je me demande quoi faire. Pourquoi est-ce que je devrais tout tenter, alors qu’il me laisse en plan? Je me sens mal, mais à terme, pour moi, ça devient une raison de rompre. Ou alors je chercherai ailleurs, pour cette partie-là, quelqu’un qui corresponde mieux à mes besoins. Je lui ai déjà proposé. Il ne veut pas, il ne veut pas que quelqu’un d’autre me touche. Alors j’essaie d’être patiente et compréhensive, mais lui ne fait pas vraiment l’effort et il ne montre aucune envie de changer. C’est ça qui me fait mal et qui me met en colère.
En te lisant, je me suis demandé un truc: s’il te désire vraiment, est-ce qu’il est aussi excité, physiquement, de son côté?
Tu as raison de te poser la question. C’est une bonne façon de regarder les choses. Mais est-ce que vous avez déjà eu une vraie discussion tous les deux? Est-ce que vous prenez le temps pour des échanges un peu profonds, où chacun peut dire ce qu’il ressent sans se reprocher quoi que ce soit? Quand on veut parler de ses pensées intimes et de ses émotions, ça demande vraiment du temps à deux. Est-ce que vous le faites, et est-ce que vous utilisez ce temps pour travailler sur votre relation? Peut-être que ça te paraît évident. Ou alors tu vas te dire que quelque chose manque dans la manière dont vous vous parlez. Et si tu en fais le point avec lui, il se rend peut-être aussi compte qu’il y a un décalage.
Franchement, c’est compliqué. Avec des jumeaux encore tout petits, forcément, la vie change énormément: les moments spontanés et le temps à deux deviennent beaucoup plus rares. Ça peut finir par se répercuter sur la libido. Et je vois souvent dans ce genre de discussions que la baisse de désir est présentée comme quelque chose d’assez courant pendant la première année, parfois même plus longtemps. Les hommes aussi traversent ces changements et doivent s’habituer à leur nouvelle place de parents. Donc, à ce stade, je ne serais pas trop alarmée par le manque d’envie en lui-même. Par contre, ce qui me gêne, c’est la façon de gérer la situation. Ce n’est pas ok de te traiter de façon déplacée ou de te faire croire que ça pourrait fonctionner alors que tu te sens en décalage.
Pour moi, le plus important, c’est d’en parler ouvertement, sans reproches. Qu’est-ce que vous ressentez chacun? Quelles peurs existent? Il se peut qu’il se sente sous pression, avec l’idée que les hommes “devraient” avoir plus envie. Il se peut aussi que le manque de temps à deux et de tendresse pèse sur lui. Peut-être que ce n’est pas ça du tout, mais il faut vérifier. Et concrètement, est-ce qu’il y a encore de la tendresse: des baisers, des moments câlins, des discussions où vous vous rapprochez vraiment? Ou est-ce que tout ça se perd dans le quotidien?
L’idée n’est pas de chercher plus de rapports, mais de trouver une manière respectueuse de composer avec vos besoins qui ne sont pas les mêmes. Est-ce que vous arrivez à avoir ces conversations “profondes” en général? Si là, c’est bloqué ou si l’un de vous se ferme, consulter un accompagnement de couple peut vraiment aider à rétablir un échange sain. Et si tu souffres au point de penser à la séparation, ce n’est pas trop tôt de demander de l’aide extérieure. Tu ferais bien d’essayer cela avant de prendre une décision définitive. Courage, et prends soin de vous.
Huhu, je suis vraiment désolé que tu vives ça. J’aurais tendance à reprendre la discussion avec ton mari, tranquillement, histoire de comprendre ce qui se passe. Peut-être que ce n’est pas uniquement lié à toi. De notre côté, notre fille a 10 mois et en ce moment ce n’est pas la fête non plus 😅 Chez moi, on m’a aussi dit que le changement après l’accouchement joue aussi sur les hommes, avec un équilibre hormonal qui bouge et moins de testostérone. Il peut aussi prendre une nouvelle place, avec beaucoup plus de responsabilités, parfois même côté finances. Essaie de diminuer la pression, même si c’est plus facile à dire qu’à faire. Et si tu peux, prends un peu de distance pour qu’il revienne vers toi 😌 Courage à toi
Vous avez déjà eu des moments où vous étiez vraiment seuls, pendant que les enfants étaient chez les grands-parents ou avec une autre personne de confiance, ou bien les enfants restent toujours sur vous? Si vous avez déjà eu l’habitude d’avoir du temps à deux et qu’il n’avait pas envie, ça peut aussi venir d’un souci médical, physique ou plus psychologique. Dans ce cas, enlever la pression aide souvent, en attendant qu’il soit prêt à en parler. Parfois, avec un bébé, il manque juste de temps et de disponibilité pour se mettre dans l’ambiance, parce que l’un de vous peut être sollicité à tout moment. Ça peut s’améliorer quand les enfants sont plus posés à la crèche, à condition de garder un vrai moment ensemble, pas seulement du temps pour gérer le travail et la maison.
Oui, on fait comme ça aussi. Les enfants passent souvent chez la grand-mère ou chez la grand-mère de cœur. Mais lui, il préfère utiliser ce temps pour se détendre ou faire du sport, sans avoir d’énergie ensuite pour moi.
Vous vous reposez chacun de votre côté, ou ça vous arrive de vous blottir un peu sur le canapé aussi?
Il devrait être clair avec toi et prêt à travailler sur ce qui ne va pas. Sinon, ça n’a vraiment plus de sens. D’abord, tu demanderais une conversation franche, sans rabaisser l’autre. Ce n’est pas seulement tes besoins qui doivent être au centre, mais sa réticence. Il lui revient de dire franchement quel est son problème. Ensuite, il doit s’en occuper concrètement. S’il est sans cesse trop fatigué, un avis médical s’impose, et il faut aussi adapter l’entraînement. Enfin, pas de gestes inutiles s’il ne suit rien derrière. Et les mots blessants, il les évite. S’il ne veut pas avancer, tu verras ça comme un manque d’engagement et tu tires tes conséquences.
Je comprends bien ce que tu ressens. Chez nous, une année est devenue cinq ans. On est toujours ensemble, mais à quel prix. Je ne fais que rester aigri, et la rancœur prend le dessus sur tout mon comportement. Les jours agréables et harmonieux deviennent rares. Non, je ne le souhaite à personne. « Quitter une relation qui va autrement seulement à cause du sexe », ça ne devrait pas se résumer à ça. J’espère vraiment que tu auras une autre issue que moi. Agis le plus tôt possible, avec l’aide d’un professionnel si nécessaire.
La rancune prend le dessus et influe sur tout mon comportement envers lui. Les journées plutôt harmonieuses deviennent de plus en plus rares. En tant que femme, je trouve normal de se comporter de façon impulsive quand il n y a plus de sexualité. On n’aurait pas besoin d’être adulte dans ce cas. Par contre, il ne faut pas paniquer si l’homme, dans une situation similaire, réagit aussi sur le plan émotionnel. Dans un cas comme dans l’autre, tout retombe sur lui. Si la femme n a pas envie un an après la naissance, c’est présenté comme logique. Mais quand c est l inverse, là on trouve normal de remettre en cause la relation. Et en même temps, l homme a des exigences qu il devrait mettre de côté.
Tu, j ai compris ton point de vue. Mais concrètement, qu est ce que ça m apporte pour mon souci. Tu trouves injuste qu on juge avec deux poids deux mesures. Peut être que oui. Le problème, c est que ça m énerve à plusieurs endroits quand je te lis, désolée. Si tu penses que c est exagéré de vouloir un peu de proximité sexuelle avec mon mari, dis le clairement. Mais s il te plaît, arrête de le redire tout le temps. Et pas seulement au sujet de ma question, mais partout ailleurs, que ce soit demandé ou non.
Coucou, désolée, je ne comprends pas trop ce qui se passe. S’il te faisait encore clairement envie au début, ce ne devrait pas s’arrêter net juste parce qu’il y a des enfants. Moi et mon mari attendons notre troisième enfant, et on garde quand même une vie sexuelle. Ce n’est pas tous les jours, c’est sûr, mais au moins deux à trois fois par semaine. Et j’ai toujours l’impression qu’il me désire, même avec un ventre bien rond. Je trouve ça vraiment triste que tu te sentes comme ça. Si j’en venais à me sentir moins désirée, je le vivrais pareil. Pour moi, le sexe reste important dans un couple. C’est un moment intime, assez unique, et ça aide aussi à s’aérer du quotidien. Ça peut marcher avec des enfants, chez nous ça marche. Peut-être qu’il y a autre chose derrière, un autre motif. Essaie de comprendre doucement ce qui le bloque. Je te souhaite vraiment le meilleur.
Les jumeaux comme excuse ne me convaincraient que s’il fait autant que toi, s’il dort aussi très peu, avec le même rythme épuisant. Est-ce qu’il peut être vraiment à bout à cause des enfants? Nous avons six enfants, et pourtant on a encore plusieurs fois par semaine de l’intimité, rarement une seule fois. Pour moi, personnellement, quand ça dure, les enfants finissent souvent par servir de prétexte. Oui, parfois on manque d’énergie, c’est compréhensible. Mais pas en continu. Comme s’il n’avait même pas un peu de force pour trois minutes, pour un petit moment rapide… Franchement, ça m’agace de voir ça si souvent. Pas d’énergie pour trois minutes, et après on n’aurait plus de force pour entretenir le couple et le lien? Ça ne colle pas pour moi: soit on est fatigué ponctuellement, soit on trouve une vraie raison ailleurs…
Pareil pour moi. Non, je ne l’ai pas vu ramer la nuit, je gère ça à ma façon.
Demande-lui plutôt comment il fait pour avoir de l’énergie pour le sport, mais pas pour ce qui relève du lit, c’est plus court. J’ai vraiment envie de voir ce qu’il répond.
Quand il n’y a plus de sexe, c’est souvent le début de la fin d’une relation. Bien sûr, ça peut arriver temporairement quand on est stressé ou malade. Sinon, certaines personnes passent par une relation sans sexualité et vont chercher ailleurs. C’est l’une des raisons les plus fréquentes de la tromperie. Franchement, je pense qu’il faut se séparer. À quoi bon rester, si l’amour s’éteint?
Le conseil est déjà plus haut. Je l’ai manqué. Du coup j’ai supprimé.
Hmm… je peux seulement parler de moi, et je le comprends vraiment. Chez nous, dans le couple, c’est souvent moi qui ne vais pas naturellement vers l’autre. Je suis trop fatiguée, je sens à peine l’envie, je n’arrive pas à décrocher, et mon cerveau tourne sur mille sujets en même temps. Du coup, ça pèse sur mon mari. On a déjà eu plusieurs discussions à ce sujet. Il me comble parfois avec des sous-vêtements, des petits jeux, il cherche des idées, et moi je fais en général le mouvement aussi, parce que je veux qu’il se sente rassuré… mais je vois bien quand c’est vraiment mon moment et quand ça ne l’est pas. Et il le remarque aussi. Il comprend quand j’ai envie et quand je n’en ai pas, et il le dit. À chaque fois, ça le blesse un peu, comme s’il prenait ça en pleine figure. Mais moi, je n’ai pas un interrupteur à actionner comme lui. Avant, j’étais différente. Même après nos deux premiers enfants. Puis, avec le temps, ça s’est accumulé: ils ont grandi, il y en a eu d’autres, et en plus il y a les chiens, la maison, les rendez-vous à gérer, les horaires, et le boulot à côté… petit à petit, j’ai été vidée. En ce moment je travaille seulement un jour par semaine, quelques heures, et je suis enceinte de mon sixième. Cette grossesse n’est arrivée que parce qu’il avait prévu une super journée pour mon anniversaire, avec les enfants pris en charge… et tout s’est enchaîné 🫣 Mais une fois suffit aussi, clairement 🫣 Et malgré ça, je continue à gérer le travail et les rendez-vous, l’école, la crèche, la maison, parce qu’il bosse beaucoup. Il ne comprend pas que moi, je n’arrive pas à “coup er” comme lui. Peut-être que ton mari fonctionne pareil. Dans mon entourage aussi, j’ai remarqué que ce n’est pas toujours les femmes qui perdent l’envie. Parfois, ce sont les hommes. Et bizarrement, quand c’est eux qui traversent ça, ils ne disent pas souvent qu’ils veulent se séparer, juste parce qu’ils n’ont pas de sexe depuis des mois. Par contre, ce sont les femmes qui sortent ces phrases quand la situation s’inverse 🤔 Pour ça, je me demande pourquoi. Une amie a rompu récemment pour cette raison. Deux jours après, elle était déjà dans les bras d’un autre homme, selon elle parce qu’elle avait “besoin de ça”. Au bout d’une semaine, elle regrette et son compagnon ne veut plus la reprendre, ce qui est logique. Ça fait mal de la voir comme ça. J’ai essayé de lui expliquer l’autre côté, parce qu’elle posait toujours la question de savoir pourquoi il serait trop fatigué pour avoir envie, mais elle n’a pas vraiment voulu entendre, malgré tout… sujet vraiment compliqué 😣
Pour moi, c’est pareil. J’attendais mon enfant, j’étais enceinte de sept mois, et on a quand même eu des rapports régulièrement. Donc oui, ça peut se faire quand on en a envie. Je pense que c’est aussi une question de caractère. Certains ont besoin de cette intimité, d’autres peuvent s’en passer. Le vrai problème arrive surtout quand il y a un déséquilibre. Si on me privait de sexe, je serais vraiment malheureuse et à la longue je ne tiendrais pas. Je n’ai pas 70 ou 80 ans, et j’ai encore envie de profiter et de me sentir désirée.
Ce que j’ai du mal à comprendre, c’est ce fameux “mode pause” souvent évoqué. Si, pour pouvoir avoir des rapports, il faut absolument un esprit totalement libre, alors ça devrait durer une éternité, non? Et pourquoi c’est plus simple d’aller boire un verre en fin de journée avec une amie, de lire un bon livre, ou de regarder un film sur le canapé en se disant que c’est du repos? Dans ces moments-là, on arrive à déconnecter avec la tête pleine… mais pour le sexe, ça ne marche pas? Je ne fais aucun reproche, c’est vraiment une question. Est-ce que, sur le moment, ça ressemble plutôt à une tâche?…
D’après ce que tu décris, cet homme est vraiment sous une forte pression pour tout ce qui touche au sexe. Parfois il rentre épuisé du travail, après il faut encore gérer les enfants et la maison, et il n’a plus d’énergie. D’autres fois il essaie, tu t’impliques, mais il se rend compte que chez lui rien ne suit, puis il s’arrête. Et toi, tu ne le vis pas comme un petit drame personnel, mais presque comme s’il te faisait tourner en bourrique. Au final, ça ne l’aide pas non plus à dépasser ce qu’il ressent comme un échec. Il peut alors tomber dans un cercle où il s’attend à ne pas y arriver, puis il n’y arrive pas. Ton stress ne fait qu’aggraver le mécanisme. Il doit probablement avoir peur. Je trouve quand même étonnant que des femmes adultes ne connaissent pas des choses basiques sur le corps masculin. On peut pousser la volonté très loin et tenir longtemps, mais on ne commande pas une érection à la demande comme un interrupteur. De mon côté, on a mis du temps pour avoir un enfant. La période devenait tendue, et certains jours, on exigeait de la sexualité. À ce moment-là, c’était le pire sexe que j’aie vécu, plusieurs fois j’ai dû arrêter, agacée et incapable de continuer, avec des tensions derrière.
« On ne peut pas obtenir une érection juste par volonté. » Pourtant, ça existe… Sinon comment on fait pour avoir des rapports? Et si le type a déjà un niveau d’excitation dès le départ, sans que la femme doive forcer quoi que ce soit, ça ne veut pas dire que ça n’arrive jamais. Mon mari, lui, y arrive très bien. Et en plus, il aime le sexe, il saisit les moments où l’occasion se présente. Pendant la période des essais pour un bébé aussi. Le fait que chez toi ça ne se passe pas comme ça ne signifie pas que tous les hommes sont incapables…
Merci, encore une femme adulte qui ne connaît rien à la physiologie masculine.
Tes deux dernières phrases méritent d’être revues. Finir une relation uniquement à cause du sexe, ça donne l’impression que ce n’est pas important. Or tu dis toi-même que le sexe compte beaucoup pour toi. Le nœud du problème, c’est que tu ne reçois pas, dans ta relation, ce qui te semble essentiel. Et je connais très bien ce sentiment: j’ai attendu des années que la situation s’améliore, en me disant que ça viendrait, et le temps est passé. J’ai compris après sept ans que je n’arriverais pas à continuer à être mise de côté comme ça. Le sexe n’est pas tout, mais sans sexe, il ne reste vraiment plus grand-chose. Réfléchis sérieusement avant de t’y résigner, parce que ça ne va pas s’arranger, crois-moi. Et même si lui n’y peut rien ou non, s’il n’a pas envie, ça ne change pas le fond: toi non plus, tu ne peux pas y faire quelque chose.
Après une grossesse, pour beaucoup d’hommes, l’attirance ne ressemble plus à celle d’avant. Faut ouvrir les yeux, c’est quand même évident. Enchaîner une relation au milieu de la vingtaine ou au début de la trentaine, puis arriver directement avec les enfants, ça ressemble à quelque chose de purement physique. Si le physique change, la “base” de la relation change aussi. Vous vous attendiez à quoi, concrètement, au juste?
« Après une grossesse, pour beaucoup d’hommes, l’attirance ne ressemble plus à celle d’avant. » Oui, bien sûr… comme si, d’un coup, tout le monde prenait des kilos, perdait toute beauté et devenait “différent” en une nuit. On ferait croire que les hommes, eux, resteraient impeccables jusqu’à un âge avancé, sans rides, sans calvitie, sans cheveux qui blanchissent ou sans lunettes. Et franchement, l’histoire du corps comme unique socle de relation, ça me paraît rare. Beaucoup de couples qui ont des enfants se construisent surtout sur autre chose que le physique. Il peut y avoir un peu de ça, bien sûr, mais pas que.
Oui, franchement, pourquoi pas. En un rien de temps, ils prendraient soudainement 30 kilos et, comme par magie, deviendraient aussi moins beaux.😒 Et quel soulagement que, chez beaucoup d’hommes, la séduction reste intacte jusqu’à un âge avancé. Personne n’attrape un petit bidon, des golfes au front, des lunettes, ou même une calvitie. Les rides? Pas au programme. Et quand les cheveux grisonnent, ça fait au mieux plus de charme. Pareil pour les poils dans le dos, c’est juste “chic”. Du coup, si lui ne la trouve plus attirante, ça ne semble pas lui poser souci, puisqu’il n’aurait plus de raison de vouloir une relation. Je pense que peu d’adultes se mettent en couple pour avoir des enfants si la seule base, c’est le physique parfait. Ça existe peut-être, mais souvent il y a aussi autre chose. Apparemment, ce n’est pas le cas ici, vu qu’elle envisage une séparation.
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