Depuis quelques semaines, mon mari et moi sommes dans une phase où on discute beaucoup de séparation ou de reprise, et, pour le moment, on s’oriente plutôt vers l’idée de se quitter. On parle encore de nos sujets, mais surtout d’un point qui revient sans cesse: nous n’avons pas du tout le même besoin de proximité. J’ai fini par lui demander à quoi ressemblait, pour lui, une relation idéale. Il m’a répondu qu’il voudrait faire sa journée comme il l’entend, puis rentrer le soir, et que le fait de passer la soirée ensemble lui suffirait. D’après lui, en tant que couple, c’est “normal” de ne plus vraiment faire de choses à deux et de se limiter au soir. Je suis en France et, dans mon quotidien, ça ne m’aide pas: j’ai demandé ces derniers mois qu’on ait aussi du temps commun en journée ou en début de soirée, sinon on se voyait trop peu. Du coup je me demande vraiment: a-t-il raison sur ce qu’il appelle la normalité? Et si la seule période partagée, c’est le soir, pourquoi chercher une partenaire? Est-ce que c’est uniquement une question d’habitude ou une vraie manière de vivre à deux? Vous, vous vivez comment, côte à côte, ou vous vous organisez du temps pour vous?
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Franchement, pour pouvoir faire sa lessive, cuisiner tranquille et que l’autre reste juste là, sans rien dire, sur le canapé, je vois pas en quoi j’ai besoin d’un homme. Vivre côte à côte, ce n’est pas normal. Bien sûr, il y a des périodes où on est à bout et on veut juste du calme, mais pas comme manière de vivre au quotidien. Avec mon mari, encore quelques mois avant qu’il décède, on sortait, on avait des moments sympas et on discutait, même quand il était déjà malade. Quand il allait encore bien, les dimanches à l’extérieur, les sorties au restaurant, la vie associative et les vacances, c’était naturel, parfois même sur un coup de tête. Et quand je vois des couples qui mangent en silence et se retrouvent juste par hasard à la même table, je me demande vraiment si on veut ça pour la vie. Moni
Qu’est-ce que ça veut dire, “normal”? Il existe plein de façons différentes d’être en couple. Certains sont ensemble presque tout le temps, d’autres se limitent à passer la soirée ensemble chez eux. L’essentiel, c’est que chacun y soit heureux, et là, manifestement, ce n’est pas le cas.
Franchement, qu’est-ce que c’est, la “normalité”? Dans notre couple, ce n’est pas du tout comme ça, et je ne vois pas non plus autour de moi des personnes qui se contentent de se croiser le soir, sans rien partager en dehors. Chez nous, il y a des sorties en famille, parfois avec d’autres couples, avec ou sans enfants. Il y a aussi des vacances, des moments à deux, et surtout le quotidien tel qu’il est. Depuis la période Covid, tout a été un peu plus compliqué, mais on a eu un vrai coup de chance avec des grands-parents très investis, qui aiment prendre les enfants le week-end. Du coup, on peut s’offrir quelques petites échappées en couple. Bien sûr, il y a aussi des gens qui n’en ont pas besoin ou qui ne le souhaitent pas. Dans ce cas, l’idéal serait de trouver quelqu’un qui fonctionne comme vous. Et puis il y a des périodes où on a la tête ailleurs, ou où on a moins envie de sortir, mais ça finit en général par passer.
J’ai connu une situation du même genre, où le soir je me retrouvais avec quelqu’un surtout pour la nuit, tout en ayant l’impression que la personne tenait aussi le ménage et que l’appartement restait nickel. En réalité, je ne m’en suis rendu compte qu’après être passés à la vie commune. Avant, il y avait plus d’efforts, on se faisait des sorties, concerts, spectacles, on dinait dehors, bref ce qu’on vit quand on est vraiment dans la “période couple” au quotidien. Ensuite, ça a été un vrai choc, parce que pour moi, une relation ne se limite pas à être ensemble au même endroit. Il faut aussi une vraie dimension affective et du temps partagé. À partir de là, on ne peut pas vraiment réparer autrement qu’en séparant. C’est un peu l’idée qu’on retrouve chez Mark Manson, les relations ne cassent pas forcément parce que quelqu’un fait quelque chose de mal, mais parce que les personnes ne se correspondent pas. Il faut donc se trouver quelqu’un qui s’accorde sur les questions de base, comme l’équilibre entre proximité et distance, ou les valeurs, sinon ça finit par dérailler. Quand l’un veut plus de proximité et que l’autre s’en satisfait moins, ce n’est presque jamais la partie la moins demandeuse qui souffre. Et si ça finit en reproches, l’écart se creuse encore plus, et on tombe vite dans une dynamique malsaine où on n’ose plus réclamer quoi que ce soit.
Chez nous, ce n’est pas comme ça. On aime bien passer du temps à deux, parfois à trois aussi. Mais il arrive aussi qu’on soit juste deux, tranquille, dans la même pièce, sans faire exactement la même chose. Chacun a son rythme… et ça se passe bien. Je me demande surtout si le sujet te pèse depuis un moment, non? Parce que dans un couple où le besoin de proximité n’est pas le même, mais où l’amour existe encore, je pense qu’il y a moyen de trouver un compromis. Pour moi, ça ne veut pas dire se forcer en permanence, plutôt accepter de faire un petit pas l’un vers l’autre, par amour. Même si moi, j’ai besoin de moins de proximité, je ne trouve pas forcément ça désagréable de lui en donner davantage. Je veux aussi que mon partenaire soit heureux. Là, j’ai l’impression que ton mari manque un peu de tendresse. Est-ce qu’il t’a déjà demandé ce que toi tu voudrais, comment tu vois une relation idéale? Est-ce qu’il t’a demandé ce dont toi tu as besoin, et s’il est prêt à s’ajuster? La façon dont c’est formulé me paraît assez à sens unique… Bien à toi, Merveilleux
Il n’y a pas de bien ou de mal, ni de normal ou d’anormal. Dans une relation, l’idée c’est quand même que les deux personnes soient heureuses. Ce n’est pas vraiment votre cas. Toi, tu as plus besoin de lui que lui n’a besoin de toi. Si tu vivais selon ce qui serait « juste » pour lui, tu serais malheureuse. Et si lui vivait selon ce qui serait « juste » pour toi, il le serait aussi. Chez nous, on ne vit pas côte à côte. On est très présent l’un pour l’autre, et ça dure depuis vingt ans.
Je me suis demandé pourquoi il voudrait une partenaire, si au fond il n’a pas envie de passer du temps avec elle. Il dit que le fait de se retrouver le soir lui suffit. Il ajoute que, dans les relations, ce serait normal de ne plus vraiment faire de choses ensemble et de se voir surtout en fin de journée. Moi, je vois plutôt le schéma d’une relation qui s’est figée, comme dans les phases finales. Et du coup, je me pose la question: avant, c’était comment pour lui? Est-ce qu’il se réjouissait de te voir, ou c’était déjà un peu comme ça. Parfois, quand on est très occupé, on traverse des périodes où “être ensemble” veut surtout dire se croiser sans programme spécial. Mais dans ce qu’il raconte, ça sonne surtout comme quelque chose de durable. Pas de vraie joie. Juste tenir, en attendant que quelqu’un ose mettre un terme.
Salut! À mon avis, c’est surtout une question de complémentarité: vous ne vous accordez pas vraiment. Soit ton mari a besoin d’être davantage seul, soit toi tu ne corresponds pas à la personne avec qui il a envie de vivre du temps partagé. S’il y avait “la bonne”, alors il ferait des efforts et il se rendrait disponible, clairement. Mais là, si vous ne faites quasiment rien ensemble et que vous ne faites que vous retrouver le soir, ça ressemble à quoi, concrètement, ces soirées? Est-ce que vous mangez ensemble, vous discutez, vous faites des projets? Ou bien vous êtes juste sous le même toit et chacun reste dans son coin? Si c’est ça, il est probable qu’il soit déjà pris de distance émotionnelle, et qu’il profite surtout du côté pratique de la vie à deux. De notre côté, on n’est pas en mode “tout le temps en sortie”, on est plutôt posés. Par contre, on a une base commune: en semaine, on laisse les soirées devenir tranquilles ensemble, et le week-end, on sort davantage. Je ne crois pas que ce doive être un extrême ou l’autre. L’essentiel, c’est de fonctionner à peu près pareil. Dire “c’est normal de ne rien faire ensemble” ne me paraît pas acceptable. Ça montre surtout qu’il ne veut pas changer, même si tes besoins ne sont pas les mêmes.
Le dimanche, on fait presque toujours quelque chose ensemble. Il y a des semaines assez “calmes” où on arrive à se voir en soirée, on dîne, on discute. Mais quand il est en fin de journée, en semaine il n’y a quasiment aucun contact, c’est surtout le dimanche. On reste de très bons amis. Quand on se voit, on parle beaucoup et on échange. Seulement, il a un vrai besoin de liberté et de moments seul. De mon côté, j’ai envie de partager beaucoup avec mon partenaire. Sur ce point, on ne se rejoint pas. On s’aime, donc c’est dur pour nous deux de lâcher prise. Mais je sais que je ne veux pas vivre comme ça, et lui non plus.
Je ne trouve pas ça “normal”. À quoi bon construire une relation si on vit juste côte à côte sans vraiment partager? Mon mari et moi avons un hobby qui demande beaucoup de temps et de vrais projets concrets pour l’avenir, qu’on mène ensemble. Quand on ne travaille pas, on est ensemble environ 90 pour cent du temps. Claudi
C’est vraiment joli comme idée… Mais je me demande ce qui se passe quand vos objectifs sont atteints. Chez nous, c’était pareil: après des années, après avoir réussi tout ce qu’on s’était fixé, on a eu l’impression que l’élan retombait d’un coup. Je souhaite que chez vous ce soit différent, mais c’est malheureusement souvent la réalité…
Dans nos projets, atteindre un objectif et se dire que ce sera fini ensuite, ça n’existe pas vraiment.
En général, ne se voir que le soir, ça arrive, mais c’est pas une règle. Si vos besoins collent pas, faut poser un cadre: dates en journée, mini rituels, et chacun dit ce qui lui tient. S’il veut juste rentrer et basta, ça sent le manque d’envie.
Ce que j’ai appris, c’est que “se voir que le soir” n’est pas automatique ok. En campagne, si t’as du temps en journée et que l’autre ferme tout en journée, pk ça durerait? Technqement, c’est un pb de rythmes d’attachement: si tjrs 1créneau partagé, le couple s’érode. Wsh, négociez un planning, sinon ça ressemble plus à 2 colocs.
J’espère que oui, se voir le soir peut suffire, mais si ça ronge, il faut rediscuter ce qui rassure chacun.