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celine_1984
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celine_1984
Demandé: 3 mai 20262026-05-03T11:00:11+02:00 2026-05-03T11:00:11+02:00

Papa gamer, combien de temps passe-t-il au PC?

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Je vis depuis des années avec mon mari, qui traverse une dépression… et je le vis au quotidien, dans une forme de routine qui use plus qu’elle ne soulage. Nous avons eu deux enfants, et j’ai longtemps imaginé une vie de famille “classique”, avec un partage clair… aujourd’hui, ce n’est pas comme ça. Mon mari dort beaucoup, puis se replie derrière son ordinateur. Il préfère rester seul, se tient à distance, et il n’a jamais réussi à reprendre un travail régulier. De mon côté, j’ai travaillé avant la naissance, puis après mon congé maternité… mais dès que sa santé s’est aggravée, presque tout a commencé à tomber sur moi.

Je m’occupe des enfants, je gère l’organisation de la journée, le ménage, les démarches, le courrier, les aspects administratifs et tout ce qui touche aux finances. Avec les enfants, je fais presque tout seule. Nous percevons des aides en France, et je le vis avec une honte constante, comme si je devais sans cesse me justifier… alors que ce n’est pas un choix, c’est la réalité. Je lutte aussi contre les jugements que j’entends sur nous, et contre les phrases que les autres projettent sur ma vie.

Un exemple récent: à l’association sportive de mon fils, on ne reconnaît vraiment que les mères. Dans les discussions, on capte parfois des indices que “papa dort à la maison”… et les enfants en parlent encore sans filtre. Les personnes extérieures finissent par le savoir, naturellement. Un jour, une autre mère a lancé, sur la répartition à la maison, que “les pères apprennent aussi” et que, finalement, je m’étais “choisi un mari comme père”, donc c’était en quelque sorte ma faute. J’étais là, figée… avec la gorge tellement serrée que j’avais l’impression de suffoquer en retenant mes larmes.

Ce qui me pèse, ce n’est pas seulement le regard des autres. Je ne veux pas “servir sur un plateau” que mon mari est malade, dépressif, et qu’il ne s’agit pas de paresse. Je ne veux pas non plus qu’on réduise notre histoire à une étiquette qui me collerait au front, moi et mes enfants. Pourtant, je me demande aussi jusqu’où il faut accepter.

Je me pose une vraie question: en tant que partenaire, dans quelle mesure doit-on renoncer à ses propres besoins, ses exigences et ses attentes pour ne pas “surprendre” ou surcharger quelqu’un de malade… alors que, de l’autre côté, il se laisse tellement aller? Les proches me disent parfois de le pousser à travailler, ou de le quitter, parce que “ça fait des années” et qu’il ne change pas beaucoup. Chez nous, c’est souvent: il commence, puis il s’arrête. Il y a des avancées, puis deux reculs.

Financièrement, nous sommes au plus bas, et l’avenir ne semble pas prometteur. Je voudrais pouvoir travailler à temps plein, mais si mon mari pouvait vraiment tenir la maison et s’occuper des enfants, j’aurais une chance. Là encore, je dois faire attention: dans le passé, j’ai déjà essayé d’organiser autrement, et ça a échoué. Je ne veux pas que mes enfants “paient” le déséquilibre, ni qu’ils grandissent en subissant mes tentatives.

Le nœud le plus difficile, c’est que je ne peux pas toujours expliquer clairement la situation à un employeur, surtout quand je dois parler en entretien. Je suis seule responsable au quotidien, mais je ne peux pas transformer ma vie familiale en argumentaire. Je veux leur offrir quelque chose de stable, pouvoir compter moins souvent les euros, et être là pour eux… mais je me retrouve à n’avoir que le temps partiel. Et je reste, en même temps, dépendante des aides. Ce double enfermement devient insupportable.

C’est aussi paradoxal: on ne voit pas de béquille, pas de plâtre, pas de jambe cassée… et pourtant il est malade. Je n’ai pas l’impression de recevoir de la reconnaissance. Il voit peu mon épuisement, ou alors seulement rarement. Beaucoup de choses semblent “aller de soi” pour lui, alors que moi je porte tout… je dois fonctionner, comprendre, anticiper, absorber. Je ne sais plus où est la limite entre l’empathie nécessaire et l’injustice que je m’inflige.

J’écris ici parce que je ne sais pas où vider tout ça, et parce que j’ai besoin d’échanges. Est-ce qu’il y a, parmi vous, des femmes qui ont vécu une dépression chez leur conjoint, avec des enfants et cette charge disproportionnée? Comment avez-vous géré la culpabilité, les jugements, la question du “qu’est-ce que je dois accepter” et celle du travail, quand on ne peut pas tout dire sans se sentir coupable?

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  1. celine_1984
    celine_1984
    2026-07-04T14:29:35+02:00Ajout d'une réponse sur 4 juillet 2026 et 14h29

    Bonjour, je comprends vraiment ce que tu traverses. J’ai moi-même un mari dépressif et trois enfants. Ne perds pas espoir… Les enfants ont besoin de repères et de stabilité, mais ils ont aussi besoin d’une mère en forme. Fais surtout ce qui te fait du bien et cherche un accompagnement avec un professionnel. La charge liée au quotidien avec une personne malade mentalement est souvent mal comprise par l’entourage. Je suis aussi quasi seule pour tout gérer. Parle avec de bons amis pour qu’ils aient une vraie idée de ta situation… Et je pense que la séparation reste parfois la meilleure option pour toi et pour tes enfants quand plus rien ne tient. Même une pause peut secouer quelqu’un, mais toi, il faut d’abord rester en bonne santé. C’est vraiment le plus important…

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    • celine_1984
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      celine_1984
      2026-07-08T08:23:33+02:00A répondu à répondre sur 8 juillet 2026 et 8h23

      Mouais… je te suis, et le truc c’est que tu n’es pas en train de “choisir” le pire, tu subis une dynamique qui te ronge. Là, fais simple: garde des micro-rituels pour toi et les gamins, et mets noir sur blanc un minimum de fonctionnement à deux, même imparfait. Pour le travail, ne raconte pas tout, parle en termes concrets et courts. Et je te remercie pour ta nuance: ne pas transformer sa maladie en argumentaire, ça protège ta dignité. Un pro peut aussi aider à cadrer la dépression sans te culpabiliser.

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  2. balade_weekend_88
    balade_weekend_88
    2026-06-30T13:09:28+02:00Ajout d'une réponse sur 30 juin 2026 et 13h09

    Dans quelle mesure, en tant que proche, faut-il mettre de côté ses propres envies et ses besoins pour ne pas trop brusquer son partenaire malade? Tu peux envisager un groupe de parole ou de soutien pour les proches de personnes dépressives, et pour celles et ceux qui se retrouvent à trop porter pour l’autre. On y apprend à mieux s’occuper de soi, et à faire comprendre que l’autre doit aussi tenir compte de tes besoins. Tu connais une association de ce type? On y rappelle qu’on n’est pas la seule à vivre ce que tu décris. Bon courage, je te souhaite vraiment de l’aide et des résultats.

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  3. celine_1984
    celine_1984
    2026-06-25T22:27:26+02:00Ajout d'une réponse sur 25 juin 2026 et 22h27

    D’un côté, je sens qu’il ne voit pas vraiment ta souffrance, ou seulement très rarement. Il te manque une vraie reconnaissance. À la place, il prend beaucoup de choses comme si c’était normal, sans voir que tu deviens une charge émotionnelle et que tu as aussi besoin d’être soulagée. Tu dois en permanence tenir bon et rester compréhensive. Je pense qu’on peut avoir énormément d’indulgence pour une maladie, et je crois aussi que la dépression explique exactement des symptômes comme ceux que tu décris, surtout dans ton rôle de partenaire. Mais il reste des questions qui te concernent toi, pas lui. Où est ta place à toi? Qu’est-ce que tu peux supporter? Qu’est-ce que tu veux supporter? Où sont tes limites? Chaque partenaire doit trouver sa réponse, pour soi. Même si beaucoup de personnes trouvent ça gérable, si pour toi ça te détruit et te rend malade, ce n’est pas utile de te dire que ça ira. Je te conseillerais de chercher toute l’aide extérieure à laquelle tu as droit, tout en gardant un œil constant sur tes forces. Personne n’est aidé si tu finis par craquer. Je te souhaite bon courage.

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  4. celine_1984
    celine_1984
    2026-06-16T10:23:29+02:00Ajout d'une réponse sur 16 juin 2026 et 10h23

    Bonjour, jusqu’à quand tu comptes tenir comme ça? Ce que tu arrives à faire est vraiment impressionnant. Les dépressions, c’est horrible, mais ça se soigne souvent, même si l’aide échoue quand les patients ne coopèrent pas. J’ai l’impression que tu « portes » ton mari depuis longtemps, et ça te coûte énormément. Qu’est-ce qui se passe si un jour tu craques?

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    • celine_1984
      celine_1984
      2026-06-20T23:05:37+02:00A répondu à répondre sur 20 juin 2026 et 23h05

      Bonjour Katrin, c’est une bonne question que je me pose encore et encore. Pour le reste, tu as sans doute raison… Pour l’instant, je me raccroche au fait qu’il est en soins, qu’il y reste, et qu’il va aller au bout. La grande question, c’est si ça va vraiment s’améliorer, et quand…

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      • celine_1984
        celine_1984
        2026-06-22T11:58:28+02:00A répondu à répondre sur 22 juin 2026 et 11h58

        Et du coup, quelle réponse te semble la plus logique? Tu arrives à tenir encore combien de temps comme ça? Je trouve ça vraiment bien que tu sois aussi compréhensive avec ton mari, mais j’ai l’impression que tu te mets toi-même à l’arrière-plan. Est-ce que tu pourrais envisager de lui poser un ultimatum, par exemple une date à partir de laquelle il doit aller mieux? J’ai peur que la dépression et le comportement qui va avec finissent par te suivre sur le long terme, jusqu’à la fin de ta vie ou de la sienne.

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  5. celine_1984
    celine_1984
    2026-06-08T11:28:13+02:00Ajout d'une réponse sur 8 juin 2026 et 11h28

    Là, ce serait utile de faire un vrai brainstorming… j’ai l’impression que vous pourriez avoir des pistes pour une retraite anticipée, ça vaut vraiment le coup de vérifier, et si besoin de vous faire conseiller par un avocat. Je ne sais pas si vous pouvez aussi bénéficier d’une aide juridictionnelle, mais renseignez-vous. Quel âge ont les enfants, au juste? Peut-être qu’il y a des droits pour la garde ou un accompagnement. Et est-ce qu’une aide pour le ménage pourrait vous être accordée? Je me pose aussi une question sur votre propre état… jusqu’où vous êtes-vous éloignée de l’épuisement et de la dépression? Est-ce que vous faites assez pour vous? Pourquoi est-ce que ça vous touche autant quand vous entendez ce que dit une autre femme. Est-ce que vous l’aimez encore, et est-ce qu’il arriverait à vous aimer malgré tout ça? Est-ce qu’il vous semble vraiment vouloir sortir de son état? Quelle aide, chez vous, lui sert concrètement. Et avant, est-ce que vous aviez déjà tendance à vous sacrifier pour les autres, souvent? Est-ce qu’il a déjà été plusieurs fois dans une posture d’impuissance. Peut-être qu’il y a un schéma dans votre relation qui aggrave tout ou rend un changement difficile. Je vous souhaite, à vous et à votre famille, le meilleur…

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    • celine_1984
      celine_1984
      2026-06-11T17:48:00+02:00A répondu à répondre sur 11 juin 2026 et 17h48

      La retraite anticipée, pour moi, ce serait la catastrophe pour mon mari… j’arrive pas à imaginer qu’il puisse enfin trouver sa place au travail. Il a aussi fait des études, et il voudrait suivre une formation bientôt, pour que ça marche enfin. Peut-être qu’un temps partiel serait envisageable… ça aiderait aussi pour sa dépression. Mais la vraie question, c’est s’il va réussir, et tenir le cap. Pour l’instant, il tient le traitement, donc on verra. L’aîné est déjà pris en charge, et le plus jeune devrait suivre bientôt. De mon côté, j’aimerais aussi reprendre quelque chose en temps partiel. Voilà, je vais essayer de répondre demain à toutes tes questions… là je dois m’arrêter, je n’ai plus trop de marge.

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  6. celine_1984
    celine_1984
    2026-06-07T20:26:02+02:00Ajout d'une réponse sur 7 juin 2026 et 20h26

    D’abord, je comprends très bien que vous soyez très mécontent de votre situation. En même temps, je pense aussi que votre mari ne choisit pas volontairement d’agir comme ça. Il est possible que son manque d’énergie l’empêche d’aller travailler et de participer aux tâches de la maison. C’est un signe qu’on voit souvent dans les dépressions sévères, et il ne faut pas le minimiser. Par contre, dans votre cas, je trouve inquiétant qu’il n’arrive pas à sortir de cet état malgré une psychothérapie et des traitements depuis plusieurs années. Est-ce qu’il pourrait y avoir un problème avec les antidépresseurs, ou un suivi qui ne correspond pas à ce qu’il lui faut. A-t-il déjà été hospitalisé pour une prise en charge, ou est-il resté uniquement en consultation? Pour ma part, j’ai aussi traversé de grosses dépressions. J’ai été arrêté environ cinq mois. Pendant cette période, j’ai fait une psychothérapie en milieu hospitalier sur plusieurs semaines, puis un suivi en hôpital de jour. À ce moment-là, je n’ai rencontré que trois patients avec une dépression qui durait vraiment dans le temps. Les autres, après leur séjour, allaient nettement mieux et reprenaient une vie plutôt normale. De mon côté, j’ai pu reprendre le travail sans trop de difficulté, et j’ai même eu un enfant par la suite, ce que beaucoup ne pensaient pas possible. Je vous conseillerais donc de ne pas vous résigner sur la durée. Ça ne veut pas forcément dire menacer de séparation immédiatement si rien ne change. Mais il faut qu’il comprenne que toute la famille souffre et que vous ne pourrez pas continuer comme ça.

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  7. romain_ici_49
    romain_ici_49
    2026-05-29T07:50:52+02:00Ajout d'une réponse sur 29 mai 2026 et 7h50

    Bonjour! Je ne pense pas qu’il faille continuer comme ça sur la durée… et je ferais les choses dans l’intérêt des enfants. À mon avis, une prise en charge en centre, donc assez cadrée, serait le mieux pour ton mari. Pour toi, au fond, la réalité ne change pas tant que ça, puisque tu gères déjà tout sans lui. Je comprends que la DEPRESSION puisse expliquer certains comportements, mais ça ne veut pas dire que l’on peut se délester complètement de ses responsabilités. Déprimer, ça reste penser, ça reste décider, ça reste agir. Et les enfants, il les a aussi mis au monde, donc il a aussi sa part. Bien sûr, soutenir et aider, je trouve ça important… mais de son côté aussi, il doit y avoir des efforts concrets, sinon rien ne peut vraiment fonctionner, même avec toute ta bonne volonté. Honnêtement, je serais plus frontale: je lui mettrais le problème clairement devant les yeux. Soit il accepte une thérapie sérieuse, il sort de son trou, il fait des efforts comme il peut. Soit, dans la suite, il doit assumer une vie seul, parce que vous ne pouvez pas porter tout le poids à deux. Je me dis parfois qu’il a besoin de pression, plutôt que de ce mode “on s’excuse, on te ménage”, du genre “tu es cassé”, et “tu me rends malade”. Les enfants voient tout. Ils grandissent avec ça, et ça laisse des traces. Pour moi, ce n’est pas acceptable. Je connais un oncle très DEPRESSIF, et plus il vieillit, plus ça se dégrade. Il vit seul. Le vivre au quotidien avec quelqu’un, ça finit par rendre l’autre KO. Il avait pourtant une formation, il a travaillé, puis il est passé en départ anticipé. Et à force d’être seulement à la maison, sans rythme, il a continué de s’enfoncer. Je pense que ton mari, c’est un schéma semblable: pas de vraie mission chez lui, juste du vide, il traîne, il dort. Quand il doit faire quelque chose, il n’y arrive pas, donc il évite. Et si personne ne le sollicite et ne le remet pas dans une dynamique, au final il perd aussi les habitudes. Moi, je prendrais contact avec le thérapeute pour caler un plan, demander ce qui peut t’aider à toi, et chercher une solution pratique comme une aide à domicile. Peut-être qu’il y a aussi des droits ouverts selon votre situation, pour que tu puisses travailler à temps plein. Au final, tu n’es pas responsable de sa dépression… tu es surtout responsable de tes enfants.

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    • Anonyme
      Anonyme
      2026-06-01T17:15:33+02:00A répondu à répondre sur 1 juin 2026 et 17h15

      Quand on n’a jamais traversé une dépression très lourde, c’est presque impossible de le faire comprendre… et pourtant, pour certains, penser devient vraiment un effort vain. Imagine tes pensées comme un chewing-gum très épais: tu arrives à en lancer une, mais avant même de pouvoir la suivre, elle reste collée quelque part dans le cerveau. Et à la place, il ne reste qu’un flou gris, une espèce de bouillie. Voilà à quoi peut ressembler le fait de “réfléchir” dans ces périodes. Ce n’est pas une question de “se reprendre”. Il y a des moments où tout est bloqué, vraiment, au point que rien ne se met en marche. Même quand d’habitude tu sais te forcer, passer un cap, te tenir droit malgré la fatigue, le stress, l’épuisement… là, ça ne prend pas. Dans mon cas, je pourrais rester affamé devant le frigo plein, sans réussir à l’ouvrir. Je ne sais pas si ça se comprend sans l’avoir vécu.

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      • celine_1984
        celine_1984
        2026-06-02T17:23:18+02:00A répondu à répondre sur 2 juin 2026 et 17h23

        Je peux vraiment valider ça. Au début, ma thérapeute m’avait dit quelque chose comme: une dépression grave, c’est un AVC de l’âme et du mental. Franchement, c’est difficile de trouver mieux.

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  8. celine_1984
    celine_1984
    2026-05-23T15:51:02+02:00Ajout d'une réponse sur 23 mai 2026 et 15h51

    D’abord, je ne connais pas vraiment le système de retraite en Allemagne pour les périodes de maladie ou d’invalidité. En revanche, je me suis beaucoup documenté sur les troubles psychiatriques. Et, pour moi, ce type de souffrance peut expliquer, mais jamais servir d’alibi. Ce qu’on inflige à ses enfants dans la vie de tous les jours, c’est juste INADMISSIBLE. On ne peut pas faire comme si tout allait bien, puis s’étonner que la situation s’abîme.

    Si ton mari est dépressif depuis longtemps, que vous avez eu des enfants malgré cette maladie, et que, d’après ce que je comprends, elle n’était pas prise en charge de façon claire dès le départ, alors la suite pose problème. Aujourd’hui, il reste à la maison, sans emploi, et il réussit surtout à se motiver pour son hobby, l’ordinateur, et pas grand-chose d’autre. De ton côté aussi, vous êtes tous les deux à la maison, et vous vivez principalement d’aides. Je ne dis pas que la dépression rend tout impossible, je dis que, concrètement, l’organisation actuelle n’est pas tenable.

    Comme ton mari est déjà chez lui, autant qu’il suive une prise en charge sérieuse et durable, en milieu psychiatrique. Là je ne parle pas d’une petite parenthèse façon remise en forme, mais d’un service hospitalier adapté. Dans son cas, les médicaments et la thérapie par la parole semblent peut-être surtout servir de prétexte, plutôt que d’entamer un vrai travail.

    Et du coup, pourquoi ne touche-t-il pas de retraite? Est-ce que, juridiquement, cette dépression n’est pas assez établie pour ouvrir des droits? À force de rester dans le flou, vous vous exposez tous les deux. Avec une maladie psychique, il y a des raisons, mais il y a aussi la responsabilité parentale. Si le parent ne s’en sort pas, il faut chercher l’aide qui permet d’être fiable au quotidien, même quand c’est dur.

    Je peux comprendre que ce soit pénible à lire, mais la réalité est là. Regarde ce que disent les sources sur les perspectives des enfants qui grandissent avec un parent souffrant psychiquement. Mon ex-mari est atteint de schizophrénie chronique, le quotidien a été extrêmement exigeant pour tout le monde. Heureusement, nous avons élevé deux enfants très résistants. Mon compagnon actuel a aussi énormément soutenu la prise en charge, y compris financièrement. Aujourd’hui, je peux dire que les enfants sont devenus de solides adultes, et qu’ils ont une belle relation avec leur père malade. Ce n’est pas sorti de nulle part: j’ai dû être encore plus vigilante, et rester en permanence au niveau des limites du supportable. Parce qu’on ne joue pas avec la sécurité émotionnelle des enfants.

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    • celine_1984
      celine_1984
      2026-05-26T17:48:34+02:00A répondu à répondre sur 26 mai 2026 et 17h48

      Je fais aussi attention aux limites du supportable, surtout pour mes enfants. Ton message me semble contradictoire et, à mon avis, assez accusateur. Tu affirmes que l’idée d’un homme dépressif, ou ma situation à moi, en tant que mère débordée, ne serait pas acceptable pour les enfants. Puis tu me reproches en filigrane de l’avoir su dès le début, de connaître ce qui nous attendait, et quand même d’avoir eu des enfants. Or il y a eu des périodes où ça allait mieux, et aussi des moments où l’on pouvait espérer qu’il arrive à reprendre une place stable, y compris au travail. Le fait que la situation se dégrade, en vrai, ça se dévoile petit à petit. Et je te dis ça sans minimiser, mais les personnes qui restent longtemps sans emploi savent à quel point c’est dur de s’en sortir, même quand il n’y a pas de dépression. De mon côté, j’ai travaillé presque tout le temps, sauf pendant le congé parental. Là, avec deux petits à la maison, c’est juste possible uniquement à temps partiel. Quand j’ai lu que toi aussi tu es concernée et que, en plus, tu parles de schizophrénie, que je considère comme quelque chose de très lourd, je n’ai pas compris pourquoi tu estimes que ma situation serait, pour ma famille, impossible. On pourrait parler des enfants de parents malades psychiques, de ceux qui vivent une séparation, ou encore d’enfants confrontés à l’alcool ou au cancer. Oui, c’est une épreuve dans la vie, mais au final, on fait quoi… Et toi, concrètement, comment as-tu géré la maladie de ton ex par rapport aux enfants? Tant mieux si, malgré tout, quelque chose a quand même pu se construire pour tes enfants.

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  9. pauline_1989_89
    pauline_1989_89
    2026-05-19T09:55:26+02:00Ajout d'une réponse sur 19 mai 2026 et 9h55

    Dans les bons comme dans les mauvais moments, beaucoup s’y accrochent… et, bizarrement, il n’y en a qu’un qui finit toujours par tomber. Là, c’est toi. Les dépressions, c’est une vraie maladie… oui. Mais pas au point que ça serve à tout justifier et à tout coûter aux autres. Et bien sûr qu’il voit la situation comme allant de soi. Sinon, comment il pourrait la voir autrement?

    J’ai déjà trouvé ça dur, dans vos conditions, d’espérer encore un peu d’UN minimum de reconnaissance. Je suis là, je m’implique, j’aide, je fais. Mais je ne vais pas non plus me sacrifier jusqu’à m’effondrer moi-même, et en plus emporter mes enfants avec moi, alors que de l’autre côté, il n’y a presque rien. Et je ne l’excuse pas en mode, parce qu’on est mariés, parce qu’il y a de l’amour, ni avec ce blabla où il serait un père formidable. Non, franchement. Jusqu’à un certain point, d’accord… mais chez vous, on a largement dépassé la limite.

    Et il ne changera pas. Il ne fera pas plus d’efforts pour qu’il puisse mener une vie à peu près normale, parce que tu fais tout. Il peut se laisser aller, il se décharge sur toi. Tu soutiens, tu portes, tu organises. Du coup, pourquoi changer? Il n’y a rien qui l’oblige à regarder la réalité en face. Tu es à bout, vos enfants vivent ça, ils grandissent dans une situation vraiment pénible… et ils comprennent tout. D’autres le voient aussi, ils vous font des remarques, parce que ce n’est pas invisible.

    Tes enfants se retrouvent exposés à des humiliations qui restent… longtemps. Si ton mari faisait vraiment sa part, ok. Mais il ne le fait pas. Alors à un moment, ça suffit! Tu te détruis la vie, tu abîmes la vie de tes enfants… Claire. Il les aime, oui. Mais il n’a pas à s’en occuper, ni à prendre en charge leurs difficultés. Quel concept simple.

    Et la différence, tu la vois comment, si lui n’est pas là quand il est présent, si au quotidien il est absent? Si tu veux vraiment quelqu’un toute la journée devant un écran, autant mettre un objet inerte à la place! Et puis le plus énervant, c’est de voir une femme garder ce genre de situation pendant des années, avec des explications, des excuses, et en le plaçant au-dessus des enfants. C’est exactement ce que tu fais, même si ce n’est pas voulu, et même si tu répètes qu’il est quelqu’un de bien. En fait, il ne fait rien, ni pour toi, ni pour ses enfants si chers, ni même pour lui. RESPONSABILITÉ, c’est pour tes enfants, pas pour ton mari. Tu n’es pas sa mère.!!!!!!

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    • celine_1984
      celine_1984
      2026-05-21T18:24:37+02:00A répondu à répondre sur 21 mai 2026 et 18h24

      Franchement, ça ressemble à un mélange: les dépressions, c’est une maladie, mais ça ne justifie pas des habitudes de confort.

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  10. celine_1984
    celine_1984
    2026-05-12T16:50:01+02:00Ajout d'une réponse sur 12 mai 2026 et 16h50

    Je pense que tu devrais aussi chercher une aide professionnelle. Il existe des espaces en ligne où des personnes qui traversent une situation semblable peuvent échanger et se soutenir. Par ailleurs, je trouve inquiétant que ton mari ne consulte que de façon irrégulière, si j’ai bien compris. Il est malade, oui, mais vous êtes un couple. Il ne s’agit pas que l’un s’épuise pendant que l’autre se soigne, sans que chacun fasse sa part selon ses moyens. Pour moi, c’est essentiel que ton mari s’engage dans un suivi régulier. Tu n’es pas sa thérapeute, et personne ne peut attendre de toi que tu restes en permanence compréhensive, que tu te sacrifies et que tu portes toutes ses inquiétudes. À un moment, tu seras forcément dépassée. Et ce n’est bon ni pour lui ni pour vous si, à ton tour, tu craques, parce que la charge psychologique et physique devient trop lourde.

    À ta place, j’insisterais pour garder un lien avec son thérapeute. Il pourra peut-être te donner des conseils concrets et, si possible, t’intégrer à certaines discussions. La maladie a un impact direct sur toute la famille. Et je sais que ça sonne dur, mais tu devrais être claire avec lui: soit il accepte un vrai cadre de soins, teste les ajustements nécessaires et on finit par trouver une façon de le stabiliser sur la durée, soit il faut que la relation prenne un autre tournant. Le reste, même avec beaucoup d’amour, devient ingérable.

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    • celine_1984
      celine_1984
      2026-05-14T07:54:26+02:00A répondu à répondre sur 14 mai 2026 et 7h54

      Je comprends vraiment ton point de vue, mais en tant que personne concernée, je peux te dire clairement qu’un ultimatum de ce genre sonne comme la fin de la relation. Ce type de pression est toxique, surtout pour quelqu’un qui traverse une période dépressive et qui essaye de suivre une thérapie. Bien sûr, il faut que la personne sache où se trouvent les limites, mais pas en imposant ça comme une arme. Exiger d’avoir un contact direct avec le thérapeute, alors que la personne ne veut pas, ne sert à rien. Pendant une thérapie, on doit parfois affronter des choses sur soi et sur le passé, et ça demande d’abord d’être prêt à remettre tout ça au travail, en soi. J’aurais trouvé ça cruel si mon partenaire s’était mêlé alors que j’avais déjà tout dit. Le dialogue compte, oui, mais quand la personne malade est disponible pour ça.

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      • celine_1984
        celine_1984
        2026-05-17T17:01:49+02:00A répondu à répondre sur 17 mai 2026 et 17h01

        D’accord, c’est sûrement tout à fait juste, et c’est tragique. Mais la réalité, c’est que cette situation dure depuis des années, et que l’homme ne tient pas sur la durée avec une démarche de soin. Du coup, on peut se demander quelle autre voie existe. Faut-il que la femme s’épuise, avec deux enfants, pour continuer à ménager une personne malade, en espérant que ça ira mieux un jour, ou au contraire que ça n’ira jamais? On peut aussi choisir de penser à soi, de chercher de l’aide, d’agir concrètement et de ne plus se laisser aspirer par la dynamique. Et si, comme tu le décris, le partenaire ne coopère pas, alors il se protège lui-même, ce qui est son droit, et les proches doivent alors gérer leur propre équilibre, quoi que ça ressemble.

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  11. celine_1984
    celine_1984
    2026-05-08T18:20:19+02:00Ajout d'une réponse sur 8 mai 2026 et 18h20

    Je comprends pour la dépression, mais je trouve ça injustifié de dire que tu ne peux pas travailler à cause de sa maladie. Avec un minimum de tâches et une routine, ton mari pourrait déjà s’en trouver un peu mieux. L’essentiel: s’occuper des enfants pendant que tu t’occupes des courses et du quotidien pour faire vivre la famille. Franchement, c’est faisable.

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    • Anonyme
      Anonyme
      2026-05-11T10:52:40+02:00A répondu à répondre sur 11 mai 2026 et 10h52

      Dans une dépression, les poussées peuvent vouloir dire que la personne n’arrive même plus à sortir du lit. Dans ces cas-là, s’occuper des enfants devient impossible.

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    • cinema_maison_51
      cinema_maison_51
      2026-05-09T16:39:09+02:00A répondu à répondre sur 9 mai 2026 et 16h39

      Non, avec une dépression lourde, ce n’est pas possible de tout gérer comme ça!!! Et ce genre de raisonnement rend la vie encore plus dure pour l’entourage… Quand il y a une dépression, c’est fréquent d’avoir besoin d’un cadre. Je me dis qu’une prise en charge en milieu spécialisé, plus longue, pourrait aider ton mari. Et peut-être aussi te faire souffler… pour reprendre un peu d’énergie, te ménager du temps à toi et garder une lueur d’espoir. Je trouve vraiment remarquable que tu tiennes bon pour lui!! Mais pense aussi à toi, s’il te plaît…

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  12. celine_1984
    celine_1984
    2026-05-06T12:13:00+02:00Ajout d'une réponse sur 6 mai 2026 et 12h13

    Bonjour Cynthis, merci pour ton retour sur la façon dont on se sent quand la dépression prend toute la place. Chez ma meilleure amie, il y a aussi un mari dépressif. Il n’arrive à rien, s’énerve pour tout ou alors il est en permanence triste. Il est en arrêt depuis plus d’un an. Il dit ne pas réussir à se motiver… et pendant ce temps, elle travaille et ramène l’argent à la maison. Lui se plaint et répète qu’il ne sert à rien. Et elle doit encore, après dix heures d’un travail exigeant, le remettre sur pied mentalement… au lieu de souffler. En hôpital, il ne veut pas y aller. Les médicaments, il a essayé une période, mais il est devenu agressif, alors il a arrêté. La thérapie par la parole n’a pas vraiment aidé non plus. D’après ce que le soignant lui a dit après les séances prises en charge, on lui aurait répondu quelque chose comme: « Vous vous en sortez déjà très bien, il n’a pas forcément besoin de vous faire ce travail… » Ensuite, ils envisagent même d’avoir un enfant. Honnêtement, quand elle me l’a dit, je me suis énervée… Comment elle peut vouloir un bébé si elle compte le laisser à la maison pendant qu’elle continue à bosser seule? Et pourquoi elle ne veut pas le quitter, alors qu’elle répète qu’il est quand même gentil, mais qu’elle ne trouvera plus jamais un homme sympa… C’est du flan…

    Mais ma vraie question, c’est celle-ci: contre la dépression, on ne peut pas traiter avec des médicaments pour retrouver de l’élan? On ne peut pas stabiliser et réapprendre à aller mieux? Un jour, il faut bien que la personne concernée reconnaisse aussi qu’elle rend sa moitié trop malheureuse… alors pourquoi ce blocage, pourquoi il n’arrive pas à se relever? Qu’est-ce qui aide concrètement, dans votre cas? Est-ce que vous arrivez à reprendre le contrôle sur vos symptômes? Qu’est-ce que vous faites au quotidien… ça marche vraiment? Et surtout, est-ce qu’il y a des choses à tenter avec son entourage avant que tout se casse?

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  13. unpeuperdue_53
    unpeuperdue_53
    2026-05-05T18:09:12+02:00Ajout d'une réponse sur 5 mai 2026 et 18h09

    Merci pour ton regard honnête sur ce que vit une personne concernée!

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  14. celine_1984
    celine_1984
    2026-05-04T09:52:44+02:00Ajout d'une réponse sur 4 mai 2026 et 9h52

    Info importante… Il prend des médicaments pour la santé mentale et, depuis peu, il a repris une thérapie par la parole… On verra combien de temps ça dure et si ça l’aide vraiment sur le long terme. Il aime ses enfants et il sait aussi leur montrer de l’affection. En revanche, notre vie de couple est au point mort… Je me rends compte que je me mets parfois en mode trop dépendante… Je suis épuisée, je vais dormir, demain il y a encore beaucoup à faire… Je vous embrasse.

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    • celine_1984
      celine_1984
      2026-05-05T09:36:14+02:00A répondu à répondre sur 5 mai 2026 et 9h36

      J’ai aussi oublié un truc vraiment essentiel… Prends-toi du temps. Essaie de te poser, même juste un peu. Ce n’est pas simple quand tu gères les enfants et la maison seule, mais fais-le exprès, quitte à te garder cinq minutes pour respirer. Va marcher dehors, croise du monde. S’il y a quelqu’un à qui tu peux en parler, fais-le. Sinon, regarde s’il existe un groupe de soutien pour proches. Quand on reste tout le temps avec une ambiance sombre, la dépression peut s’installer plus vite qu’on ne pense.

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  15. Anonyme
    Anonyme
    2026-05-03T15:18:24+02:00Ajout d'une réponse sur 3 mai 2026 et 15h18

    Je vis avec la dépression depuis vingt ans. J’ai des périodes avec une dépression plus lourde, puis des phases où tout devient moins intense, même si ce n’est pas vraiment terminé… c’est un éternel va et vient. J’ai trouvé important que tu tiennes tête et que tu restes présente pour ton mari, et je pense que tu peux le dire clairement, surtout dans ces réunions entre mères où, parfois, on encense surtout l’idéal et on se tape dans le dos comme si tout allait bien. Dans ces moments-là, il n’y a pas de raison d’adoucir la réalité. Ton mari souffre d’une maladie chronique, et ça change tout.

    Après, la question de savoir s’il relâche certains efforts à certains moments, comme tu l’évoques, c’est toi seule qui peux juger. En général, la dépression suit des épisodes, ou des crises qui remontent, mais ton expérience d’une période longue, très dense, est tout à fait possible aussi. Pour un proche qui accompagne quelqu’un, c’est parfois impossible à imaginer de l’extérieur: quand on ne “remonte” jamais, quand les membres semblent peser des tonnes, quand les pensées tournent en boucle dans un gouffre noir, et qu’on ne voit nulle part la moindre étincelle de lumière… même quand on regarde longtemps.

    Et pour celui ou celle qui doit suivre, il y a aussi la fatigue d’être en mode gestion permanente, avec cette impression de devoir tout porter seul, ce qui peut déclencher de la colère. On en veut parfois parce qu’on ne voit pas de preuves concrètes d’effort, parce qu’on ne comprend pas que l’incapacité n’est pas un choix. Dans ce genre de situation, l’essentiel reste de chercher de l’aide. Avoir des interlocuteurs qui peuvent réfléchir avec toi au quotidien, et aussi trouver une source d’énergie ailleurs, par exemple en cure, en rééducation, ou en structures de suivi en journée.

    Mais en même temps, ce n’est pas une condamnation à vivre pour toujours à ses côtés. De mon côté, mon ex-épouse m’a quitté. On avait trois enfants, une maison confortable, et moi je travaillais comme indépendant, je gagnais plutôt bien. Elle a repris une activité aussi… pourtant, au fond, ce n’était pas suffisant. Avec une dépression bipolaire, elle n’a plus tenu, elle ne pouvait plus vivre comme ça. Il faut accepter que chacun arrive à son propre point de rupture. Garde-le bien en tête, et prends soin de toi aussi. Je te souhaite vraiment le meilleur.

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    • celine_1984
      celine_1984
      2026-05-03T21:52:51+02:00A répondu à répondre sur 3 mai 2026 et 21h52

      Merci pour tes mots, ils sont vraiment bienveillants. Ce que tu dis est très parlant… Tu as raison… j’ai besoin d’une personne avec qui réfléchir et prendre un peu de recul… Je vais y penser, et surtout essayer de recharger mes forces… Je vais une fois par semaine au sport, même si ce n’est pas simple pour lui… et aussi parce qu’il peut garder les enfants sur une courte période… Après ça, il est souvent complètement vidé… Mais quand vraiment ça ne marche pas, je n’y vais pas et je prends les enfants avec… Ma grand-mère vient aussi une fois par semaine, du coup je peux faire autre chose à ce moment-là.

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