Je vais faire court… Je suis une femme de la cinquantaine, séparée depuis environ un an et demi, et je n’ai pas refait ma vie depuis, parce que personne ne m’attirait vraiment. La semaine dernière, j’ai acheté une voiture et j’ai eu un très bon feeling avec le vendeur. On s’est tout de suite bien compris, et il m’a invitée à manger. Le rendez-vous s’est très bien passé, on a le même humour et une vraie complicité… On s’est revues quatre fois depuis.
Le hic, c’est son âge: il a presque 20 ans de plus. Il a beau avoir l’air beaucoup plus jeune, je n’arrête pas de penser à ce que ça peut donner sur la durée. 😅 Il n’a pas d’enfant, mais il est vraiment attentionné et chaleureux. Vous pensez que ce genre d’écart peut bien finir avec le temps?
Vous pensez que ce genre d’écart peut bien finir avec le temps?
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Mon père avait dix-sept ans de plus que ma mère. Le décalage n’est devenu vraiment compliqué qu’à partir du moment où lui est entré vers la soixantaine et qu’elle était encore au début de la quarantaine. Il était en pleine forme, mais il voulait profiter autrement, ralentir un peu, faire davantage attention à sa santé. Du coup, il a modifié ses habitudes, il a pris plus de pauses, il a travaillé moins, et il a eu besoin de davantage de temps pour lui. Le vrai nœud, ça a été au moment de son départ en retraite vers 65 ans. Il a eu envie de voyager, il est parti pas mal seul, et il a même acheté un camping-car. Sur le coup, ça a enthousiasmé mon père, mais ça a aussi mis une pression sur mon couple de parents. Ils savaient que, pendant la retraite, l’idée était de savourer ensemble les libertés et les moments communs, et ils ont fini par réaliser que ce serait très difficile. À l’époque, ma mère avait quarante-huit ans, elle était encore très investie dans son travail, elle venait à peine de repartir sur une nouvelle dynamique. Quand elle est partie à la retraite à son tour, mon père n’était déjà plus là. Il est décédé à soixante-quatorze ans, et elle avait cinquante-sept ans. Les dernières années, pendant environ quatre ans, elle a dû s’occuper de lui. Au final, mon père avait sans doute fait les choses comme il les voyait, en remplissant sa retraite de projets et d’expériences, souvent pendant des mois. Mais mon expérience à moi, c’est qu’il vivait des choses qu’elle ne vivait pas, et ça s’est ressenti dans leur relation. Il y avait deux rythmes de vie: elle restait toute la journée dans le travail, lui dans la détente et les souvenirs, et même sa façon de changer a joué. Quant à elle, elle avait le quotidien, les routines, et la pression du job. Je pense que votre âge peut encore permettre que ça marche, personne ne dit que ce doit durer comme un blocage. Mais à partir de soixante ans, la vie change vraiment. Et là, ça peut devenir délicat. Au passage, mon père avait aussi une fille d’une autre femme, elle a quinze ans de plus que moi. Elle a eu l’âge de faire de mon père un grand-père quand il avait cinquante-neuf ans. Il a adoré cette période, il a passé beaucoup de temps avec son petit-enfant, parfois avec moins de présence de ma mère, et ça a encore accentué l’écart. Je trouve qu’au fond, ils devaient faire énormément de compromis et renoncer à certaines choses, surtout du côté de ma mère. Les étapes de vie ne se ressemblent pas toujours, donc les envies peuvent diverger. Si vous avez de petits enfants, ça peut aussi devenir compliqué, parce que beaucoup de personnes plus âgées ne veulent plus se limiter à cause de ça et cherchent à remettre la relation au centre, surtout si leurs propres enfants sont devenus autonomes. L’idéal, c’est de clarifier concrètement ce que l’autre imagine pour la suite.
Bonjour. Bien sûr, ça peut marcher… mais ça peut aussi partir de travers, comme dans toute relation. L’idée, c’est de se poser dès le départ les bonnes questions. Est-ce qu’il veut encore des enfants, ou toi, est-ce que tu en veux? Et à quoi ça ressemblera dans quelques années, quand il aura dépassé les 55 ans. Son état de santé compte aussi. Dans une relation avec un écart d’âge, au début, il faut rester à la fois neutre et lucide. Sinon, l’un des deux risque de devoir mettre sa vie entre parenthèses pendant longtemps. S’il n’y a pas de gros imprévus, je pense qu’une relation avec un décalage d’âge a autant de chances qu’une autre. Bon courage et tout plein de bonheur.
Pourquoi est-ce que ça ne pourrait pas se terminer bien? Je n’arrivais pas vraiment à m’imaginer, sur le moment, vivre avec un homme beaucoup plus âgé, mais dans la vie je me suis souvent dit des choses que je croyais impossibles, jusqu’au jour où ça arrive. Mon partenaire a 9 ans de plus que moi, et je trouve déjà ça beaucoup, surtout sur un plan purement rationnel. Si tu as 45 ans, ton partenaire pourrait être à deux pas de la retraite. Pendant que tu te sens encore en pleine forme, il peut déjà rencontrer des soucis de santé. Mais évidemment, ça peut aussi bien être l’inverse, ou concerner une personne du même âge ou plus jeune. On ne sait jamais à l’avance. Si vos sentiments sont là et, point important, que vous avez une base commune, des valeurs proches, et qu’il ne s’arrange pas seulement avec ton enfant, mais qu’il l’intègre réellement dans sa vie sans rechigner, alors je ne vois pas de raison de laisser tomber ce lien.
Mes parents avaient vingt ans d’écart. Leur mariage était très heureux, mon père restait en forme jusqu’aux dernières semaines et gardait une vraie soif d’aventure. Il est mort à soixante-dix ans d’un cancer. Mon oncle et son épouse avaient trente-cinq ans de différence, et leur histoire a aussi duré longtemps.
Pour moi, clairement, ce serait impossible. Les centres d’intérêt ne sont pas les mêmes, et puis avec un enfant en plus, ça change tout. Au final, l’apparence ne fait pas tout.
Je ne m’engagerais pas avec un homme qui a 20 ans de plus. Pour moi, dix ans de différence, c’est le maximum. Après, je ne juge pas les autres, si ça marche souvent, il n’y a pas de raison d’empêcher quelqu’un d’essayer.
J’avais 27 ans, j’étais divorcée, et j’avais deux enfants encore très jeunes quand j’ai épousé un homme qui avait 18 ans de plus. Tout allait bien au début. Il avait de quoi en donner pour trois, il jouait parfaitement le rôle de père de remplacement, et on a vécu environ 25 belles années, pleines de moments vivants.
Puis, au fil du temps, les premières limites liées à l’âge ont commencé à apparaître. Au départ, j’ai dû apprendre à composer, tranquillement, avec ce nouveau rythme. La relation de couple s’est transformée de façon presque imperceptible en une forme d’accompagnement et de prise en charge. Chez les médecins, on me présentait souvent comme sa fille, et ça m’a marquée. Les trois dernières années avant son décès, en 2015, ont été très dures. Lui aussi devenait de plus en plus compliqué avec ses limitations, et je comprenais pourquoi, mais je souffrais quand même.
Les derniers mois ont été consacrés aux soins. Quand je regarde les photos de ces dernières années, je me dis que pendant longtemps j’avais surtout un père à mes côtés… Pas mal à mal, je l’ai vraiment aimé jusqu’au bout. Mais c’est cette année seulement que j’ai compris combien de temps j’avais vécu sur une toute petite réserve affective.
Et c’est là que j’ai rencontré, il y a quelques temps, un homme 8 ans plus jeune, incroyablement plein de vie, très empathique, et j’ai eu cette impression de coup de foudre, au point de tomber sans réfléchir 😎. Avec mon mari, c’était VRAIMENT comme la différence entre le jour et la nuit. Cette prise de conscience m’a complètement retournée, un vrai chaos d’émotions, comme si tout se mélangeait 😂. Je l’avoue, je l’ai un peu surpris au départ, et au final on a réussi à s’ajuster ensemble, on s’en sort bien aujourd’hui 🙈.
Donc oui, tu peux tenter, parce qu’il n’y a aucune garantie dans une relation. Mais il faut être lucide: avec 20 ans d’écart, les centres d’intérêt finissent par s’éloigner. Les deux devront apprendre à gérer cette évolution, y compris sur l’éducation des enfants, la politique, la musique, et tout le reste. Ça arrive aussi, même dans d’autres couples que je connais avec un fort écart.
Et il y a une autre conséquence dont on parle moins: tu peux te retrouver seule à une période où ce n’est pas forcément agréable. Pour moi, ça fait 8 ans que je vis ce décalage. Franchement, ce n’était pas joli du tout. On devient surtout une mère puis une grand-mère, et, en tant que femme, on se sent vite mise de côté.
Mon avis: réfléchis, mais sans te raconter d’histoires.
Je ne veux pas dire que l’un coupe l’autre, mais ton message m’a vraiment touché… Je me demande ce qui t’a le plus aidé ces années-là, quand ton partenaire était malade, puis pendant la période après son décès. Qu’est-ce que des amis pouvaient faire pour toi, et à l’inverse qu’est-ce qu’il valait mieux éviter, parce que ça t’aidait plutôt ou moins? Je te pose la question car une amie proche, aussi la marraine d’un de mes enfants, traverse une période très dure. Elle a 58 ans, son mari a plus de 80 ans, et depuis longtemps leur quotidien tourne autour de ses soucis de santé. Entre ici une cure, là un traitement, elle travaille encore, mais on a l’impression que ses besoins à elle disparaissent. Elle n’existe plus vraiment. Pour elle, ce qui comptait avant ne se fait plus. Elle est triste, stressée, épuisée, frustrée. À part écouter, qu’est-ce que je peux faire correctement?
J’espère au moins qu’elle a un niveau d’aide suffisant pour que son mari soit bien accompagné, comme ça elle peut demander des soutiens. Il y a aussi des structures comme les services à domicile, la prise en charge en journée, ou le relais temporaire. On trouve parfois des actions et des événements destinés aux proches aidants, et là des bénévoles peuvent venir auprès de la personne malade. Comme proche, on reste vite complètement à côté. Pour ma part, j’avais la famille de ma fille et aussi des amis du club, qui se relayaient quand il fallait vraiment, mais malgré ça, c’était la période la plus lourde de ma vie après la séparation de 1977. Le mieux est de lui demander ce qui serait concret pour elle. Par exemple lui offrir un moment simple, sortir manger, prendre un café, aller marcher une heure, et pour cette journée organiser quelqu’un d’autre pour s’occuper de son mari. Rien que pour cette idée, moi j’ai frôlé la panique à l’époque, et je ne voulais plus me retrouver à devoir soigner. On n’y pense pas quand on est jeune, alors autant viser quelque chose de léger, fondé sur une amitié solide. Et c’est ce que j’ai aujourd’hui. Bon courage.
Je ne vois pas le problème. Mes voisins avaient 20 ans d’écart au début, puis ça a duré presque 50 ans, avec trois enfants. Rien de choquant. L’homme peut encore vivre longtemps. Pourquoi tout regarder de façon si négative? Il a 47 ans, pas 97.
À 23 ans, j’ai fréquenté un homme de 44 ans. C’était une belle relation. On s’est séparés ensuite, pas à cause de l’âge. Mon compagnon actuel a 15 ans de plus, et on est ensemble depuis 10 ans.
Mon père avait vingt ans de plus que ma mère. Ma mère avait vingt-huit ans quand je suis née, et mon père quarante-huit ans. En tant que fille, je l’ai perdu beaucoup trop tôt. Ma mère, aujourd’hui plus de quatre-vingts ans, m’a dit seulement récemment: je t’aimais ton père, et ce furent de belles années. MAIS… ces années ont été trop courtes. Avec le recul, ni pour moi comme épouse, ni pour toi comme fille, ce n’a pas été facile… Et elle a tout à fait raison…
Je pense que le principal risque avec un grand écart d’âge, c’est qu’un déséquilibre s’installe vite. Surtout si le partenaire plus âgé a déjà tout en place, avec l’argent, l’expérience de vie et une certaine assurance, pendant que l’autre est encore en pleine recherche de lui-même. Quand la personne plus jeune n’a pas encore vraiment trouvé sa place, il peut arriver qu’elle glisse vers une relation de dépendance, et que la dynamique de pouvoir devienne malsaine. Cela dit, si on est déjà bien ancré dans la vie, avec des repères solides, une relation peut très bien se passer, ou pas, comme n’importe quelle autre.
Une amie proche a épousé un homme avec un écart d’âge similaire. Ils ont même eu un enfant. Bien sûr, la vie n’a pas été simple: l’homme est aujourd’hui retraité, un peu moins en forme, il a besoin de davantage de repos et de temps pour lui. De son côté, elle est toujours dans le tourbillon du travail et de l’enfant, et elle voit aussi ses propres parents vieillir, avec tout ce que cela implique. Malgré ça, ils s’en sortent. Dès le départ, ils savaient qu’ils auraient des difficultés liées à l’âge. À mon avis, le plus important, c’est d’aborder la relation les yeux ouverts, d’aimer l’autre pour ce qu’il est, et pas parce qu’on cherche une figure paternelle plus mature, ni parce qu’on veut une sorte d’histoire qui admire l’un par rapport à l’autre. Dans ce cas, l’âge n’est pas forcément un obstacle insurmontable.
Je me souviens quand je me suis mis à douter à cause de la diff d’âge. D’abord, tu regardes la routine: energie, projets, rythme. Puis tu poses cash les sujets qui fâchent (santé, temps libre, vieillesse). Mtn tu vois si la complicité tient ou si ça s’éteint. pk tu veux t’y projeter sans réponses?
Avant je pensais que la différence d’âge tuerait tout, maintenant je vois surtout la façon de construire le quotidien. J’ai discuté avec quelqu’un plus mûr: on se soutenait, on rigolait, et au fil des mois les craintes se sont rangées. Si la complicité reste, ça peut durer.
Tiens… avec un écart d’âge, appuyez sur critères concrets: valeurs, rythme de vie, projet; consultez un psychologue, éclairage des travaux d’Erikson.