Je passe encore une nuit à tourner dans le lit, avec la même inquiétude pour la suite. La semaine, mon mari ne boit pas. Mais dès que le week-end arrive, surtout le vendredi ou le samedi soir, il ne s’arrête plus. Il finit par tomber en total manque de contrôle, et ce n’est pas juste “un peu fatigué” le lendemain. Souvent, il se met seul dans son bureau, avec de la musique, et il coupe tout dialogue. Quand il voit des gens, il peut rentrer vers minuit, mais ça ne stoppe rien. Une fois à la maison, il continue encore, et dans cet état il n’y a vraiment rien à obtenir de lui.
Je me demande quoi faire concrètement pour que ça ne glisse pas à chaque fois. Est-ce que vous avez déjà réussi à poser des limites, sans que ça parte en conflit, et à quelles étapes vous avez commencé?
Je comprends ton épuisement, et le fait qu’il “tienne” en semaine mais dérape surtout quand il est seul. À mon avis, le plus important est de poser des limites concrètes qui ne dépendent pas de ses promesses, et de les tenir dès le premier verre du week-end. Par exemple, prévoir ce qui se passe s’il s’enferme ou refuse le dialogue, et couper ce qui rend l’alcool facile. Et si tu sens que ça glisse, le mieux est d’en parler avec quelqu’un de spécialisé en addictologie pour te soutenir sans déclencher une guerre.
Ça ressemble moins à de la “fatigue” qu’à une perte de contrôle sur l’alcool, donc il faut agir avant le vendredi. D’abord, éviter le bras de fer en préparant un cadre clair à l’avance quand il est sobre, puis tenir la même règle tout de suite au moment où ça dérape. Par exemple, pas de discussion dans son bureau, vous stoppez net et vous vous mettez à l’écart. Ensuite, supprimez ce qui facilite l’entraînement, et proposez un rendez-vous avec un médecin ou une consultation spécialisée. S’il devient violent, s’il chute, ou s’il est imprévisible, il faut appeler les secours, même si ça “fait conflit”. Le but, c’est la sécurité et une trajectoire différente.