Bonjour. Hier soir, j’ai eu des rapports sexuels avec un inconnu, en restant prudent, et je me suis rendu compte que ça ne me correspond pas vraiment. Je ne parle pas d’un manque de respect, juste d’un ressenti: pendant le moment, tout allait bien, mais ensuite je n’avais pas envie de rester au contact.
Avant, j’avais déjà tenté de faire des rencontres qui n’ont pas abouti. Ma thérapeute m’avait aussi fait remarquer des choses que je n’avais pas envie de voir en face, et je me suis dit que je pouvais au moins tester. Après tout, on ne sait pas forcément ce qu’on aime tant qu’on ne l’a pas essayé. Le sexe en lui-même était bon, sans problème.
Par contre, l’homme voulait câliner, et moi pas du tout. Il voulait aussi m’embrasser davantage et je n’en avais pas l’envie. J’ai surtout cherché à vivre l’acte et à passer à autre chose. Une fois terminé, il m’a demandé si j’avais un souci avec la proximité.
Je pense que c’est normal d’être différent, mais en y repensant, je me pose des questions. Mes anciennes relations n’étaient pas non plus des grandes adeptes du câlin après coup. Mon ex, lui, avait un besoin de proximité beaucoup plus fort: il pouvait rester collé, dormir en gardant le contact, et je n’arrivais pas à trouver le sommeil de la même manière. J’ai fini par souffrir, et maintenant je me demande s’il était réellement amoureux ou s’il cherchait surtout la sensation de fusion.
Avec cet inconnu, il a été patient quand j’ai dit que je ne voulais pas tout de suite. Mais ensuite, comme moi, il ne semblait pas vouloir rester longtemps au lit pour câliner. Tout ça me rend nerveux, surtout parce que la question du lien et de la confiance se mélange à celle des gestes.
Je suis curieux de savoir ce que vous en pensez: est-ce que ne pas vouloir de câlins après le sexe dit forcément quelque chose de grave sur mes sentiments?
J’ai peur que tes messages jalousie te happent et finissent en spirale. Quand ça monte, je fais un truc bête et efficace: j’attends dix minutes avant de répondre, même si c’est urgent, et je dicte en audio sur mon téléphone ce que je ressens, sans chercher les preuves. Après, je réponds seulement quand mon corps s’est calmé. Et je garde une mini trace factuelle, une ligne par jour: qui a dit quoi, à quelle heure. mdrr, ça évite d’imaginer le pire.
Là où ça coince, c’est quand les messages de jalousie te grattent le cerveau. Coupe le son, réponds court, pas sur le moment, et pose un cadre clair. Si ça insiste, mute, archive, et garde les preuves. Je gère ça au calme, et je reste économe, donc je fais simple.
J’en doute… les messages de jalousie, ça ne se “gère” pas en corrigeant la personne, ça se gère en cadrant le moment. Quand ça arrive, je fais une pause avant de répondre, le temps que l’émotion retombe, sinon on écrit pour se défendre et ça envenime. Ensuite, je reformule en termes concrets: “je vois que tu t’inquiètes, mais je ne peux pas gérer ça par messages”. Ça aide de poser une règle simple sur la fréquence et le sujet, et de rappeler ce qui est ok pour le lien, sans procès ni grandes phrases. Si la jalousie revient souvent, je note les déclencheurs et j’en parle posément, sans me perdre dans l’interprétation.
Tu écris déjà toi-même, au fond, des réponses à tes propres questions. Certains aiment les câlins énormément, d’autres y trouvent zéro intérêt. Il y a ceux qui ne câlinent que quand ils sont tombés amoureux, et ceux qui aiment ça en permanence. Je comprends tes raisonnements, parce que, pour ma part, je suis plutôt du genre à ne câliner que quand il y a des sentiments. Mais tout ça n’est pas si réaliste.
J’ai déjà fréquenté un homme qui avait un besoin de câlins très fort. Je me suis dit qu’il devait forcément être amoureux, et en fait pas du tout: il avait une petite amie fixe, et moi je n’étais qu’une aventure sexuelle. Aujourd’hui, avec mon compagnon, ce n’est pas un grand câlineur. Et pourtant, nous sommes ensemble depuis trois ans.
J’ai l’impression que tu restes encore très attaché à ton ex, et que tu fais entrer tout ce qui se passe dans ton histoire à lui, comme si ça expliquait tout. Alors que toi même tu dis qu’il était froid, et que ses relations n’ont jamais duré plus d’un an. Si c’est ça, le problème vient probablement de lui: quelque chose autour des relations, pas forcément de toi.
Je pense que tu devrais te laisser du temps, et si possible t’aider d’un cadre comme la thérapie pour digérer cette relation. Tu peux bien sûr chercher pourquoi tu restes autant accroché à ce type d’homme, mais tu ne peux pas “décoder” lui et votre ancienne histoire au point de tout comprendre. À un moment, il faut lâcher prise. Bon courage à toi…
Merci beaucoup, vraiment, pour ta franchise. Ton message m’a beaucoup aidé.
Bonjour, pour la question de la proximité, je pense qu on peut simplement distinguer le fait d avoir des relations et le fait de rechercher les câlins, et ça ne pose aucun problème. Ça ne veut pas dire automatiquement qu il y a un rapport compliqué à la proximité. Par exemple, tu as eu des relations avec quelqu un que tu ne connaissais pas, et juste après tu n avais pas envie de te blottir. Pour moi, c est tout à fait compréhensible et légitime. De mon côté, après l amour avec mon mari, je n ai pas spécialement envie de câliner longtemps. En revanche, j ai besoin de retrouver la sensation d avant, de laisser mon corps un peu de temps pour intégrer et assimiler. Lui aussi fonctionne pareil. Les relations sont, pour nous, déjà une grosse dose de proximité, et ça nous suffit pour un moment. Sinon, on a l impression que c est trop d un coup, parce que nous sommes tous les deux assez sensibles. On se fait des câlins à d autres moments. Pour faire le lien avec ton ex, peut être que lui aussi se reconnaissait là dedans? D après ce que je comprends de ton récit, il a déjà eu avec toi des temps de proximité en dehors de la sexualité, ou avant, c est ça? L idée que je voudrais surtout transmettre, c est que chacun est différent. Je dirais simplement qu il faudrait te demander si, dans ce cadre, ça te fait vraiment souffrir. Est ce que ça te pèse? Comme tu t es toujours sentie plutôt normale jusqu à présent, je ne pense pas que ce soit le cas. Donc, je ne vois pas de souci particulier. Ce sont juste mes réflexions, peut être qu elles t aideront. Et tu es aussi en thérapie, donc est ce que ces pensées reviennent beaucoup à cause de ce que tu as découvert? Peut être qu en en parlant encore avec ta thérapeute, tu pourrais comprendre pourquoi ça te travaille autant.
Bonjour, merci beaucoup. Ta réponse est vraiment l une des plus aidantes. Tu as sans doute raison, et pour la proximité, tu as dû aussi mettre le doigt sur quelque chose à propos de ce qui me touche pendant et après. J aime bien garder du contact avec le corps, par exemple sentir des pieds proches, voilà. Mais ce n est pas le besoin d être collé tout le temps. Souvent il fait chaud, on transpire, et ça devient vite trop. Je vais en parler avec ma thérapeute. Merci encore, et bon lundi de Pâques.
Dans ton message, il manque pas mal d’éléments. Du coup, je ne peux pas te donner un conseil vraiment pertinent. À part ça, il faut savoir que le fait de se faire des câlins ou d’avoir envie de sexe ne dit pas grand-chose, à elle seule, sur les capacités d’une personne à aimer et à construire une relation. Certains aiment les câlins, d’autres pas du tout. Certains ont besoin de vrais sentiments au préalable, d’autres se contentent de câliner quelqu’un qui leur plaît. Ton ex était-il amoureux de toi? Personne ne peut le savoir à part lui. Ce qui est sûr, c’est que ça n’a sans doute pas suffi pour une histoire qui dure, sinon vous seriez restés ensemble plus longtemps.
Quel âge as-tu? Tu sonnes plutôt jeune. Tu as eu beaucoup d’expériences en couple, ou pas tant que ça? Et pourquoi tu fais une thérapie? Sinon, en général, coucher avec quelqu’un qu’on ne connaît pas comporte toujours un risque. Et globalement, quand on n’est pas en couple, c’est plus prudent, pour une femme, de garder ça dans un cadre où il y a au moins une certaine proximité humaine, que ce soit une amitié, une relation passagère, ou autre chose. Comme ça, on comprend mieux la manière de penser et d’agir de l’autre. Fais attention.
Quand tu dis dangereux, c’est quoi pour toi? Il n’a ni mon numéro ni mon adresse, et évidemment on a utilisé des préservatifs. Qu’est-ce qui pourrait encore arriver?
On peut pas être aussi naïf. Soit tu gères, soit tu laisses tout faire et tu n’as aucune limite. Et si, par exemple, il décide soudainement de faire quelque chose que tu n’avais pas prévu, et qu’il le fait même si tu n’es pas d’accord? Ou s’il passe outre pour un truc plus intime sans ton consentement? Honnêtement, tout le monde n’est pas gentil. Certains hommes ne cherchent qu’un corps pour assouvir leurs fantasmes. Oui, tu peux envisager des démarches sur le papier, mais est-ce que tu le feras vraiment après coup? Est-ce que ça vaut le stress. C’est ce que je voulais dire. Continue déjà ton suivi et tes séances de thérapie. Je n’ajoute rien de plus.
Chaque personne est différente. Toi, tu as surtout eu des partenaires qui ne cherchaient pas trop les câlins. Ce n’est pas une question de jouet.
Tu as peut être raison, chacun fonctionne différemment. Mais en général, quand on est amoureux, on n’a pas envie de se blottir un peu? De mon côté, je repousse plutôt le manque de câlins en disant que mon partenaire ne m’attire pas vraiment, et je ne ressens pas de papillons. Avec certains ex, c’était différent. Je ne suis pas une fan des câlins en permanence, mais je ne suis pas non plus froide comme de la glace. Est-ce qu’il existe des gens qui sont amoureux et pourtant restent plutôt fermés aux câlins?
Tu veux dire quoi exactement?
Tu as eu des rapports avec un homme que tu ne connaissais pas et tu es arrivée à l’orgasme comme ça?
Oui, pourquoi?
Franchement, ça n’arrive pas à tout le monde. Pour y arriver, il me faudrait beaucoup de confiance et lâcher prise, ce que je n’ai vraiment que dans une relation stable.
Oui, pour moi, le problème n’est pas vraiment identifiable. Ou tu veux savoir si quelqu’un était dans l’histoire avec un jouet de ton ex? Comment quelqu’un pourrait juger ça? Joyeuses Pâques et salutations ensoleillées.