Je suis en couple avec mon mari depuis presque quinze ans, et nous sommes mariés depuis six ans. Nous avons un petit garçon qui aura deux ans en mai. En apparence, tout est bien. On a un beau logement, des emplois stables, et surtout un enfant formidable. Pourtant, je sens que mes sentiments envers mon mari s’éteignent peu à peu.
Je l’aime, je tiens à lui. C’est un papa vraiment adorable, attentionné, et il reste quelqu’un de gentil au quotidien. Mais il m’arrive d’avoir l’impression d’avoir surtout des sentiments de sœur pour lui. Je n’ai plus envie de dormir avec lui, ni d’être franchement proche physiquement. Et depuis quelque temps, je m’énerve de plus en plus vite, pour des choses qui, avant, ne m’auraient pas autant agacée.
Il travaille beaucoup, et je ne lui reproche pas la charge de travail. Le problème, c’est que je gère tout seule. Les questions d’argent, les démarches, les recherches pour l’école maternelle, l’organisation des vacances. Lui valide, il dit juste que c’est d’accord ou que c’est moins bien. Le soir, nos discussions tournent souvent autour de notre fils et de son travail.
Il y a environ sept mois, j’ai rencontré un collègue. On s’est rapprochés, et on est tombés amoureux. Avec lui, je ris, je parle vraiment, et il y a aussi une intimité. Je profite de ces moments, et je ne pense pas que mon envie de corps vienne seulement de ça, parce que je n’avais déjà plus envie avec mon mari avant. Du coup, je me demande depuis un moment comment ça va finir.
Est-ce que je dois choisir mon mari, celui qui me relie à l’enfant depuis quinze ans? Je trouve l’idée d’arracher notre fils à son père terrible. Ou est-ce que je dois continuer avec l’autre, parce que je m’y sens vivante, heureuse, en paix quand je suis avec lui? Je sais que personne ne peut décider à ma place. Vous avez déjà vécu ce genre de situation, et comment vous en êtes sorties?
Jusun, je vais être franche: je trouve ça vraiment pas joli de tromper ton mari. Franchement, j’ai toujours pensé qu’on devait d’abord être claire avec soi et mettre fin à la relation, avant de se lancer dans une histoire cachée ou une nouvelle relation. Tu dis avoir un homme attentionné, et en plus un bon père pour votre enfant. Ce n’est pas rien, et j’ai l’impression que tu ne réalises pas assez la chance que vous avez! Après quinze ans, ce n’est pas comme au début, forcément, la passion et le côté brûlant ne sont plus les mêmes. Mais une base stable, fiable, ça vaut bien davantage, tu sais! Au lieu de chercher à relancer votre couple, tu te rapproches de quelqu’un d’autre, et tu infliges une grosse trahison de confiance. Tu te demandes vraiment ce que ça peut casser, au juste? Une relation, ça se travaille, ça demande du courage, et ça ne se fait pas en fuyant simplement! Si tu ne ressens plus rien, alors il faut aussi te poser la question, parce que vivre dans un rêve finit toujours par rattraper la réalité. Et si tu t’en occupes sérieusement, tu devrais pouvoir te rendre compte assez vite de tes vrais sentiments. Dans ce cas, sois honnête et mets fin à ton mariage. Ce que tu fais, personne ne le mérite. Angeloona
Je ne suis pas une fille, mais je vais quand même te répondre. Beaucoup se sont déjà aventurés sur ce terrain glissant, et ils n’ont pas toujours réussi à rester debout. Dans ces moments-là, réussir à continuer avec un peu de bonheur, c’est déjà énorme, surtout avec les autres autour. Au fond, on a tous nos galères dans les histoires de couple. Là où ça devient déterminant, c’est la façon dont on y fait face, et ça touche au caractère. Le fait que tu t’engages là-dedans me paraît très risqué. Tu ne pourras pas rester objective. Ton partenaire actuel n’a, dans ce contexte, aucune chance de ressortir mieux. Ce n’est pas tant lui le problème que cette nouvelle relation, forcément excitante. On ne mesure pas tout de la même façon. Oui, il arrive qu’un couple perde le feu, même quand on s’y met vraiment. Tout ne se maintient pas par volonté. Mais il faut garder au moins du respect et de la dignité, même quand une histoire se termine. L’enfant ne devrait pas devenir un argument si tout le reste pousse dans l’autre sens. Perso, je ne prendrais pas une décision aussi tranchée, je tournerais en rond. Je te souhaite vraiment du courage.
Bonjour Julsun… Je t’ai déjà répondu une fois sous un de tes messages… mais je n’ai pas eu de retour. Je suis dans une situation très proche, et je ne vois pas non plus comment la suite doit se passer. Là, franchement, tout me pèse… j’ai l’impression de traverser l’enfer. Je t’envoie un message de soutien.
Bonjour, tu peux m’en dire plus? Ça aide peut-être, au moins pour l’instant.
Bonjour! On peut, je te l’écris. Adresse: [email protected]
N’oublie pas que le “l’autre” a l’avantage de ne pas te gérer le quotidien au jour le jour. Et surtout, tu es encore attirée par lui, malgré tout. Dans ces conditions, après quinze ans, ton mari peut vite paraître en dessous, alors qu’en réalité ce n’est pas si simple. Profite de ton aventure, mais ne prive pas ton enfant de son père, ni ton mari de sa place de père. Mon avis, sans filtre, tel que ça me vient.
L’autre homme, tu le rencontres dans un cadre où tout semble plus léger. Il parle bien, il te traite avec douceur. Il peut te citer toutes les célébrités du sport, te fait rire, te donne l’impression qu’il est différent. Tu le regardes… puis ton mari arrive, et tu compares, dans ta tête, ce qui te manque et ce que tu reproches. Ton mari ne sort pas bien de la comparaison, parce qu’il est là, avec ses habitudes et sa fatigue. Et toi tu te surprends à penser: “Au fond… lui, c’est un homme pour moi.” Oh, madame! Calme-toi et pense à ton père au quotidien! Si tu prends le nouveau, dans un ou deux ans tu verrais aussi ses petites manies. Tu connaîtrais ses détails intimes, puis ses défauts; il remplirait la maison, et tu en viendrais vite au réel. Alors tu le verras dans tous les moments, ceux où ça va et ceux où ça coince. Crois-moi, quand on apprend vraiment à connaître, le récit change souvent. Nous, on peut être charmants lors d’une fête… et le reste de la journée, chacun retourne à ses habitudes. Ne juge pas uniquement aux meilleures heures. Si tu as un homme avec qui tu peux vivre, alors reste avec ton mari!
Bien vu, ça colle.
Ouf, on dirait que certaines personnes veulent juste que tout soit facile… Un beau logement, un enfant mignon, un père au top, un mari génial, un amant de rêve………… Ton mari n’a même pas la moindre chance de changer. Il ne sait rien, et pour lui, son monde est parfait. Tu ne veux même pas te battre, parce que ta vie est déjà tellement belle. Faites le ménage!!!! Commence par toi, puis avec ton mari après. Remets tout au clair! Tu utilises le moyen le plus injuste dans un couple. Voilà une question: comment tu peux regarder ton mari en face après être passée par ton fameux petit « plan »? Tu peux continuer à vivre comme une famille « normale »? Franchement, comment on peut être aussi froide? C’est tellement dégoûtant. Je n’arrive pas à comprendre ce genre de comportement. Trahir quelqu’un qu’on est censé aimer, comme ça…………….. *secoue la tête* Désolée pour le ton, mais là, la morale me met vraiment hors de moi.
Allez! commence par un plan bête: 2 créneaux par semaine, 45 min sans gamin, lumière faible, douche ensemble. Note sur le tel qui fait quoi le matin et les papiers, sinon ton cerveau sature et le désir fuit. parle 10 min, pas pour ressasser le taf, juste de toi.
Une chose est sûre: là, ce n’est pas “un manque de désir” qui tombe du ciel, c’est un équilibre qui s’est dégradé, et tu le sens. Si tu gères seule l’argent, l’organisation et tout le quotidien, ton corps finit par dire stop. Le risque, c’est de confondre la bouffée de respiration que te donne l’autre avec une solution durable, alors que tu as surtout besoin de sécurité et de réciprocité dans ton couple.
Je serais prudente sur le “choix” en mode couper net. Ça casse des repères, et tu vas peut-être le payer longtemps, même si tu te sens vivante ailleurs. Avant de trancher ta vie, ça mérite une vraie mise à plat avec ton mari: répartition concrète, temps à deux protégé, et discussion sans tourner autour du petit garçon comme si c’était le seul sujet. Et toi, prends le temps de comprendre ce que tu veux vraiment, pas seulement ce que tu fuis.
Le déclic ça a été d’objectiver la charge mentale: planning, paperasse, école, argent. En voyage j’ai vu des routines intimes planifiées, respiration et rendez-vous sans enfant. J’ai aussi parlé à mon mari avec technicité douce: une maison de rôles clairs et une vraie soirée, puis bilan.