Bonjour… selon l’historique, mon mari regarde des pornos presque tous les jours, puis s’arrête au bout de quelques minutes. Je me dis que c’est peut-être une façon de décompresser, mais je me demande quand même… est-ce qu’il ne pourrait pas plutôt être avec moi, puisque nous avons si peu de rapports? J’ai l’impression de manquer énormément, alors que je me suis toujours montrée disponible. Il me dit que ce n’est pas lié à moi, qu’il est juste fatigué du travail… mais ça dure depuis plus d’un an. Qu’est-ce que ça signifie?
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Au début je me suis dit « encore quelqu’un qui se sent blessé et pas aimé » juste parce que son partenaire regarde de la pornographie. Mais ce que tu décris, franchement, ça ne se résume pas à une simple gêne. Une consommation quotidienne, c’est déjà beaucoup trop, surtout si ça finit par impacter votre vie intime. D’après ce que tu dis, la sexualité de couple en prend vraiment un coup et, au final, il n’y a plus grand-chose. À ce niveau, il faudrait que les deux aient des signaux d’alarme très clairs, parce que là ce n’est pas acceptable. Sincèrement, je trouve ça humiliant de laisser l’autre se priver sexuellement, juste parce que lui préfère se satisfaire seul devant des écrans. Bien sûr, se détendre et évacuer la pression, c’est normal. Mais dès que la sexualité, dans le couple, commence à souffrir à cause de ça, il faut poser des limites, et éventuellement des conséquences.
Comment il voit la suite? Que tu continues à vivre à côté de lui, sans désir partagé, ou en te sentant fortement frustrée et pas considérée? Est-ce qu’il te demande implicitement de trouver ailleurs pour répondre à tes besoins? Et je peux comprendre qu’il y ait des périodes où le travail ou le stress te rend tellement épuisé, physiquement et mentalement, que tu n’as simplement plus la force d’avoir envie. Mais même dans ce cas, il y a un seuil. Et pour moi, ce seuil a été dépassé depuis longtemps. Ne te contente pas de ses excuses. Il faut que tu lui fasse comprendre clairement que tu ne l’acceptes plus comme ça, et que tu ne vas pas continuer à laisser la situation te dévorer. Tu as un problème, et tu as raison de le dire.
Tu es une femme qui a besoin d’être vue, désirée, et d’avoir la place pour ses envies. Il doit en prendre conscience et chercher avec toi des pistes concrètes. Sinon, il devra assumer les conséquences liées à ce qu’il choisit. Parce que s’il a déjà travaillé sur des choses par le passé, forcément il y a eu des périodes compliquées à ce moment-là aussi. Alors un an sans rien, il y a vraiment un souci derrière. Ça vaut le coup d’enquêter un peu: est-ce qu’il y a autre chose en plus, un vrai niveau d’insatisfaction, une baisse de motivation globale, un malaise qu’il ne dit pas?
Et soyons honnêtes, il existe d’autres façons de s’offrir du plaisir sans forcément y mettre autant d’énergie physique ou sans que ça devienne un mur. Le fait qu’il montre zéro envie, zéro tentative de te rencontrer autrement, puis qu’il te fasse porter le poids du problème, en disant que ce n’est pas toi ni la relation mais le travail, moi j’y crois difficilement. Il n’est pas possible qu’il soit tous les jours, tous les matins et toutes les soirées complètement KO et incapable. Je ne vois pas comment ce serait systématique.
Si, malgré tout, il n’y a plus aucune solution, il faudra poser la question différemment. Par exemple, est-ce que lui peut prendre des initiatives, ou bien est-ce que tu as besoin qu’il comprenne que tu ne vas pas rester seule avec cette frustration. Dans tous les cas, défends tes besoins. Mets les mots clairement sur la table, sans détour, mais sans te réduire au silence.
Et si une forme de dépendance s’est installée, ça peut aussi détériorer le désir dans le couple, parce que le cerveau finit par réclamer plus de stimulation pour ressentir le même “déclic”, et l’appétit pour l’intimité réelle s’émousse. Est-ce que ça compte comme une vraie dépendance? Je ne suis pas professionnel, mais quand c’est quotidien, pour moi oui, il y a au moins un glissement sérieux.
Je pense que tu devrais sérieusement arrêter de t’accommoder de cette situation. Vous pouvez aussi envisager une reprise progressive, pas forcément avec l’objectif direct d’avoir “du sexe”, mais avec l’idée de recréer du contact et de la tendresse. Le soir, par exemple, pour vous détendre ensemble, avec une séance massage, des caresses, une proximité qui réinstalle le lien. L’idée, c’est de retrouver les échanges physiques, la chaleur, la présence.
Bon courage à toi, et franchement je suis déçu pour toi. Respect quand même d’avoir tenu aussi longtemps sans céder à la même spirale, mais maintenant il faut que ça change, et vite…
Sexe et masturbation, ce sont deux choses différentes. Ça vaut peut-être le coup de parler vraiment ensemble, et si besoin avec l’aide d’une troisième personne.
Au début, je me suis dit « oui bon… » puis j’ai continué à lire. Si ça finit par impacter votre vie intime, je comprends que ça gêne. Il regarde quoi exactement? Il a des fantasmes à lui? Il y a des préférences ou des fétiches qu’il ne t’a pas dits? Vous pourriez tenter de regarder ça ensemble, calmement… En restant sans reproche, histoire qu’il ne se braque pas. Et au fond, s’il en a besoin, ça pourrait aussi lui redonner l’envie de vous, non…?
En regardant vos vidéos, certains voudraient tout cacher. Le mieux est d’utiliser la navigation privée: elle limite l’historique et ne garde pas les cookies.
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Il utilise Safari et cache tout dans des dossiers… puis il passe par Google Chrome pour ses vidéos pornographiques…
Quand la vie sexuelle en prend vraiment un coup, ce n’est plus anodin… Oui, parfois la masturbation peut sembler plus simple et soulager, et on n’a plus envie ou d’énergie pour le reste… mais si, tous les jours, chacun le sait, et que le partenaire attend plus, ça devient un vrai sujet… Vous devez en parler, vraiment? Vous pouvez aussi demander de l’aide si ça bloque? Et pourquoi ne pas viser un compromis, comme ne pas viser le quotidien, mais plutôt 2 à 3 fois par semaine? Un petit temps sans porno peut aider à retrouver l’envie de contact réel 😊
Merci pour ta réponse. En fait, je l’ai regardé de manière discrète, parce qu’il est vraiment trop méfiant, il ne laisse jamais son téléphone nulle part. Même la nuit, quand il se lève pour boire, il l’emmène avec lui. C’est comme s’il le gardait 24 heures sur 24, du matin au soir. J’ai réussi à prendre le téléphone la nuit, et maintenant je ne sais pas comment lui dire. Le mieux serait peut être de ne rien dire, non? Il le fera de toute façon après, mais au moins il le fera moins ouvertement…
Discrètement, oui. Je voulais dire, effacer tout ce qui a été fait, et supprimer l’historique, pour que je ne vois rien.
Quand on parle de porno, on entend presque toujours la même rengaine: le gars devrait évacuer la pression. Je trouve ça assez étrange dans un monde censé être plus lucide, de garder ce genre de comparaison, comme si la sexualité fonctionnait uniquement comme une machine qui se mettrait à chauffer. Or, hommes et femmes ont une libido, et sans les contenus, souvent plus ou moins douteux, de l’industrie du sexe, ils ne vont pas soudain exploser. Bien sûr, la masturbation ne se résume pas à la sexualité en couple. Mais laisser le partenaire se sentir affamé, et accepter que rien ne se mette plus en place, ce n’est pas pour moi une attitude de partenariat. Il est peut-être trop fatigué, il estime que ça lui suffit, et on te renvoie des phrases du type ce n’est pas de ton fait. Parfois, la perte de désir a plusieurs explications, et la consommation de porno peut en faire partie.
Beaucoup de personnes finissent par s’émousser avec le temps, parce qu’il faut monter en intensité pour retrouver la même stimulation. Le milieu vit de la surenchère, et on voit de plus en plus de contenus extrêmes, avec des images qui franchissent facilement des limites, parfois même avec une violence sexualisée. À mon avis, ça contribue à développer une forme d’hostilité au désir, ou en tout cas une déconnexion progressive de ce qui se vit réellement. Ce que je comprends encore moins, c’est l’idée que le sexe avec toi serait trop épuisant. Comme si c’était un travail à accomplir. Pour moi, faire l’amour, c’est une envie partagée, vécue à deux, et ça n’a rien à voir avec se forcer, ni avec “fournir un effort”. C’est de la qualité de vie.
Si chez toi c’est aussi comme ça, ne te laisse pas calmer avec les discours habituels. Dis-lui clairement que tu ne veux pas vivre ça, et demande-lui de réfléchir sérieusement à ce qui a conduit à cette situation et au rôle que joue sa consommation. Ce que tu décris, chez un homme adulte, me donne vraiment l’impression d’un blocage dans le développement. S’il ne souhaite pas changer, pour moi ce serait le signe d’une indifférence envers toi et tes besoins.
Le souci c’est que regarder tjrs des pornos puis couper au bout de tps court ça peut être une échap rapide du stress ou une habitude de stimulation, pas forcément “fautif” envers toi. mtn ça dure plus d’1 an, donc faut s’en méfier pk ça peut filer vers dépendance ou remplacer le vrai désir. parle-lui sans lui faire la leçon, g t besoin de savoir ce qu’il ressent. pk pas proposer un petit “deal” 2 semaines sans écrans le soir puis on fait un moment à nous, et si c dur il faut consulter.
Attention! Sur le coup, ça peut être juste un réflexe pour décompresser, mais le fait que ça s’étire plus d’un an et qu’il coupe au bout de minutes, ça ressemble aussi à un truc “automatique” ou une gêne à gérer. Fais gaffe à deux choses: ne le colle pas directement au moral, et ne reste pas en mode silence.
Concrètement, tente un échange court et calme: “Quand tu regardes, tu te sens comment après? Est-ce que tu veux qu’on essaye autre chose ensemble?” Ensuite, pose un mini plan: une soirée sans écrans, puis un rendez-vous sur le couple. Si ça coince, un psy peut aider sans jugement.
Tous les jours je vois: fatigue + échappatoire. Parlez calmement, fixez un moment, demandez ses besoins, et protégez votre couple, sans accusations 👍