Bonjour, je viens d’arriver et j’ai besoin d’aide. Je vais essayer d’être claire et concise, même si le sujet est compliqué.
Je suis une femme d’environ 55 ans. Mon compagnon et moi, on a vécu une relation très particulière. On est ensemble depuis environ deux ans, mais pas au même rythme que les couples “classiques”, parce qu’on ne vit pas ensemble. Au départ, ça a commencé par un malentendu émotionnel: lui n’avait pas envie de s’engager. Il disait que ses expériences passées lui avaient laissé une forme de stress dès qu’il s’agissait d’entrer plus sérieusement dans une relation. De mon côté, je ne pouvais pas envisager une demi-mesure. On s’est donc séparés.
Deux mois plus tard, on s’est retrouvés. À ce moment-là, j’étais émotionnellement disponible, sans attentes fixes ni pression. Entre nous, c’était assez léger, détendu, avec une dynamique où on se retrouvait, on discutait, et il n’y avait pas une logique de confrontation permanente. Peu à peu, il s’est mis à prendre plus de place dans ma vie. Il a commencé à développer des sentiments plus sérieux et, petit à petit, on est redevenus un couple. Malgré ça, nos habitudes, nos façons de fonctionner et nos manières de gérer les émotions restent assez différentes, et je sens qu’il fait beaucoup d’efforts pour s’adapter.
Je dois aussi ajouter un point important: j’ai un enfant. Même si on ne parle pas toujours de la même façon de l’organisation au quotidien, le fait qu’il y ait une personne qui dépend de mes explications et de mon calme, ça change la perspective. Quand il y a des tensions entre nous, je ne peux pas faire comme si tout se résolvait dans le non-dit pendant des semaines.
Le problème principal, c’est ce qu’il se passe après chaque dispute. En réalité, ce n’est pas toujours une dispute “calme”. Souvent, ça commence par une discussion qui dérape, ou par un échange qui monte en intensité. Et à partir de là, lui s’éloigne. Il coupe le contact, comme s’il “disparaissait” pendant longtemps. Au début, pour moi, c’était une vraie souffrance. Je vivais ces silences comme une rupture définitive, surtout parce que je n’avais pas de message, pas de clarification, rien. Puis, au fil du temps, j’ai fini par m’habituer. Je me suis surprise à accepter le mécanisme. Mais je tiens à dire que même si je m’y adapte, je ne le trouve pas acceptable.
Ce qui est pour moi le plus difficile, c’est la durée. On ne parle pas de deux ou trois jours. On parle très souvent de une à deux semaines sans nouvelles. Pendant ces périodes, je suis en attente, je m’inquiète malgré moi, je rumine, je m’épuise. Et surtout, je me retrouve à devoir gérer des conséquences concrètes: quand mon enfant me demande où est passé son père ou pourquoi on a changé nos plans, je n’ai pas envie d’inventer des explications ou des excuses qui tournent en boucle. C’est l’une des raisons pour lesquelles on a déjà reculé sur certains projets et sur nos sorties, en réduisant ce qu’on faisait avec l’enfant.
J’ai essayé d’aborder ce sujet clairement, à plusieurs reprises. Je lui ai dit que pour moi, le silence radio ne marche pas. Je lui ai expliqué que ce n’est pas juste une question de caractère ou de sensibilité, c’est un comportement qui me détruit émotionnellement et qui ne règle rien. Au début, il reconnaissait que ça lui faisait du mal, que ça l’amenait à mal faire. Ensuite, il a commencé à justifier autrement. Il disait que, d’une certaine manière, j’avais aussi mal agi et qu’il ne fallait pas attendre une autre réaction. Pour moi, ce raisonnement ne tient pas: oui, dans un couple, le conflit peut exister, et il arrive qu’on dise des choses qu’on regrette. Mais le mécanisme qu’il met en place ressemble à une punition. Ce n’est ni réparateur, ni constructif.
Dernièrement, on a eu une période où ça a été très instable. On s’est séparés pendant environ trois semaines. La cause, c’est que je lui ai dit clairement ce que je pensais et que, pour moi, la discussion s’était encore enlisée. De mon côté, j’avais l’impression d’essayer de faire avancer les choses. Pour lui, il l’a pris comme un rejet et il a “pris acte” en se retirant. Même s’il peut réfléchir et reconnaître certains aspects de sa conduite, je remarque que la conclusion est presque toujours la même: au final, il ramène tout à “mon tort” à moi. Comme si sa façon de couper et de se braquer était une conséquence directe de ma personnalité, de mes mots, de mon attitude. Et moi, je refuse cette logique. Je comprends qu’il y ait deux personnes impliquées, mais si la responsabilité est systématiquement renvoyée, je ne vois pas comment on pourrait avancer ensemble.
Après ces trois semaines, il est revenu soudainement. On a retrouvé une belle connexion. On a eu une semaine très agréable, où on s’est beaucoup manqués et où on a eu l’impression qu’on avait enfin trouvé un chemin. Puis, une nouvelle discussion a déclenché un regain de tension. Ce déclenchement venait d’un sujet qui m’avait profondément “touchée” émotionnellement. L’échange est devenu vif, et je l’ai vu se retirer à nouveau, comme d’habitude, sur le mode blessé. Il a ensuite dit qu’il ne changerait rien parce que, selon lui, je ne changeais pas non plus.
Trois jours après, je lui ai écrit pour qu’on clarifie la suite. Je l’ai aussi rencontré, et on a parlé comme des connaissances qui essaient d’être cordiales. Dans mon message, je lui demandais concrètement ce que nous voulions faire. Je me disais que si on a des sentiments forts, il faut au moins organiser une discussion adulte. À ce moment-là, j’ai perdu le contrôle. Je suis allée trop loin dans mes paroles. J’ai été blessante, j’ai dit quelque chose qui, avec le recul, me fait honte parce que je ne veux pas être irrespectueuse.
Je me suis ensuite sentie coincée entre plusieurs sentiments: la colère, la tristesse, et aussi une forme de culpabilité. Je lui reproche d’être froid et de “disparaître”, mais je me reproche aussi de ne pas avoir géré mes émotions. Je sais que je n’arrange rien quand je bascule dans l’attaque. Et pourtant, je ne peux pas non plus faire comme si le silence radio n’était pas un vrai problème.
Je me pose une question très simple et très difficile: faut-il que je patiente encore deux semaines, comme si c’était la procédure normale, pour qu’il revienne? Pour moi, ce n’est pas une base. Je refuse de vivre une relation qui repose sur des cycles de tension, d’absence, puis de retour comme si tout repartait à zéro.
Je peux donner un exemple. Une fois, j’ai eu un comportement choquant dans sa perception. Je lui avais fait remarquer un problème d’empathie et d’accès en disant que je pourrais me garer sur une place réservée. Il avait été profondément déçu. Il a ensuite mis en doute ma personne, mes valeurs, et il m’a classée comme quelqu’un qui manque de considération. De mon côté, je trouvais son interprétation trop dure et trop globale. On s’est disputés, et il y a eu deux semaines de silence. Je veux dire par là que le moindre déclencheur, même quand je pense agir “sans mauvaise intention”, peut servir de prétexte à sa coupure.
Il y a aussi un autre aspect qui me rend vulnérable: il a tendance à remarquer beaucoup de choses sur moi. Il n’exprime pas seulement un désaccord, il critique ma manière d’être, ma personnalité, mes attitudes. Et dès que je fais une critique ou que je corrige quelque chose, il se braque rapidement, comme si je devenais immédiatement “méchante” et “personnelle”. C’est justement ce mécanisme qui me fait exploser de temps en temps. Et je reconnais que quand je m’emporte, je transforme un désaccord en affrontement.
Là, je ne vous demande pas de juger qui a tort ou raison. Je cherche surtout des pistes concrètes pour sortir de cette spirale.
– Comment lui faire comprendre que le silence radio d’une ou deux semaines n’est pas une solution et que je ne peux pas fonctionner ainsi?
– Comment éviter que nos discussions dérapent, sans que ce soit lui seul qui décide de la durée d’absence?
– Que faire quand je sens que je vais perdre le contrôle, parce que je suis trop blessée ou trop en colère?
– Et surtout, est-ce que c’est possible de construire une base stable si, à chaque crise, il se retire et revient seulement après avoir “laissé passer” le temps?
Je suis entre la colère contre son comportement et la tristesse de constater qu’on a des sentiments mais que la mécanique casse tout. Je me demande aussi si je dois recadrer plus fermement les règles du couple, ou si au contraire il faut d’abord qu’on travaille autrement sur la communication.
Je suis preneuse de vos retours, même si vous n’avez pas de solution miracle. J’ai juste besoin d’un plan réaliste, respectueux, et compatible avec le quotidien et le fait que je dois protéger mon calme pour mon enfant. Merci d’avance.
En gros, attache simplement les faits et cherche quelqu’un qui sait garder une vraie discussion. Le silence et l’ignorance, c’est une façon de te rabaisser. Il veut que tu t’excuses et que tu demandes pardon pour se sentir supérieur. Son objectif, c’est de te faire entrer dans le moule qu’il a décidé, pas de construire une relation. Une relation, ça implique aussi des désaccords, et il ne sait ou ne veut pas gérer ça. Considère ça comme une longue leçon, tourne la page et avance. Ce n’est pas un partenaire, ni une base solide pour fonder quelque chose.
Oui, ça ressemble vraiment à un profil narcissique.
Le souci, c’est qu’il m’embarque en me faisant croire que j’aurais besoin d’aide. D’après lui, je n’arrive pas à gérer mes émotions, alors que beaucoup de choses me touchent forcément. Et puis comment éviter des dégâts si on ne s’autorise jamais à être en désaccord? On devrait pouvoir se disputer sans que, ensuite, le contact soit rompu pendant une ou deux semaines. Pendant les trois semaines de séparation, je lui ai envoyé un message une seule fois en disant que je lui manquais. Il a tout de suite minimisé ça, comme si ce que je pouvais écrire n’était pas “valide”. Puis au bout de trois semaines, quand il est revenu devant la porte, j’aurais dû agir autrement. Au lieu de ça, j’ai rouvert et je me suis remis à souffrir après une semaine. Je ne peux pas être le seul problème.
Courage, je sais que c’est dur. Fais passer ton intérêt en premier et prends tes distances avec lui. Il t’a déjà dit qu’il n’était pas prêt à s’engager, et tu ne l’as pas cru. Maintenant, la preuve revient sans cesse: il disparaît pendant des semaines. Il continuera tant qu’il n’y a pas de conséquences. Reste forte, je suis de tout cœur avec toi, tu mérites mieux. Je t’embrasse 🍀
Ça fait vraiment mal, surtout quand il me fait croire que je serais le problème. Sauf que lui aussi, à 41 ans, n’a pas réussi à construire des relations qui tiennent. Pendant ce temps, les femmes qu’il laisse derrière semblent bien aller avec de nouveaux partenaires. Du coup, j’arrive mal à ne pas me dire que, forcément, c’est “la partie féminine” qui serait en tort. Après quelques jours, je commence même à me sentir incapable, à idéaliser. J’ai 38 ans, et j’ai passé deux ans, et mon envie d’un deuxième enfant est presque ruinée. Je connais des histoires compliquées, mais je n’ai jamais vécu ce schéma-là.
Cet homme a l’air instable émotionnellement, et il doit avoir un vrai souci d’attachement. Avec quelqu’un comme ça, on ne sera pas heureux. Ce genre de personne reporte toujours la faute sur l’autre au lieu de travailler sur soi, donc ça ne s’améliore plus vraiment. Déjà, c’est compliqué quand la personne veut se remettre en question, alors avec quelqu’un qui n’y arrive pas, c’est encore pire. Vers la quarantaine, on croise malheureusement beaucoup de profils comme ça, et comme tu cherches un homme, tu risques de retomber dessus. La seule façon, c’est de couper, digérer la peine, te recentrer sur ton enfant et ne pas porter le stress qu’il crée. Au moins, il a eu le mérite de te dire qu’il n’était pas prêt.
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Tu as raison d’être soulagée que vous ne viviez pas ensemble. Ton partenaire passe son temps à chipoter, sans jamais dire clairement ce qu’il veut, et il ne supporte pas une critique constructive. Après une dispute, il disparaît, et ça te laisse dans le flou. Franchement, un homme comme ça ne m’intéresserait pas. Ce silence forcé ressemble à de la cour de récréation, et c’est lourd à gérer. Réfléchis bien à la suite et à ce que tu veux vraiment pour ta relation.
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Vas-y, ça fait vraiment peur. J’ai vécu une histoire semblable pendant des années. Tant mieux si vous n’avez pas d’enfants en commun, ça évite d’être liés. De mon côté, je n’ai pas eu la force de partir, presque 13 ans. Même deux ou trois semaines de silence, c’était devenu normal. Ne refais pas la même erreur. D’après moi, il y a quelque chose de très narcissique chez lui, et toi non plus tu n’as pas l’air d’être vraiment heureuse dans cette relation.
Fais vite ce que tu peux et ne te laisse plus retourner la tête, parce que c’est exactement ce qu’il fait. Ce n’est pas de l’amour, il t’a déjà pris au piège. Quitte-le et bloque-le partout, ce genre de comportement ne se corrige pas comme ça. Je sais de quoi je parle, ça ne s’arrête pas tout seul. Son attitude n’a rien de normal, tu le sens déjà.
Comme mon ex, sauf que moi j’avais fini par m’y habituer. J’étais déjà épuisée émotionnellement à force de son silence et de son indifférence. Je ne faisais plus que pleurer et je n’avais plus envie d’être là. Il ne me parlait pas selon ce que je faisais, même pour des détails: le rouge à lèvres, le fait d’avoir bu une bière. Le pire, c’est quand mon père est décédé. Lui, il était présent juste avant, au moment des funérailles, et après ça, il m’a complètement coupée du jour au lendemain. Alors non, cours le plus loin possible et fais un vrai trait.
Ton ex a vraiment des traits très narcissiques et tu deviens sa proie idéale, parce que tu te laisses manipuler et que tu te mets trop de culpabilité. Il est convaincu de sa réussite. Vraiment, envoie-le au loin! Franchement, on peut difficilement faire pire..!!
Tu fais ça depuis deux ans maintenant. Tu imagines comment il se comportera quand vous serez ensemble au quotidien, avec un enfant? Tu crois vraiment qu’il va changer d’un seul coup, maintenant? Non, parce que tu as déjà vu le même schéma depuis tout ce temps. Au fond, il va s’éloigner. Mais tu veux vraiment fonder une famille avec quelqu’un comme ça? Pour moi, la réponse est non! Il n’est pas un bon partenaire, et encore moins un bon père!
J’ai ouvert ton message assez tard… et je me suis reconnu dans le titre, donc je comprends la réaction. Par contre, je ne sais pas comment ça se passe exactement chez toi. Je sais juste que je suis le genre de personne à qui on coupe vite court… et du coup je peux peut-être te donner un angle de vue qui vient de l’autre côté 😀 Bien sûr, ce n’est pas pareil pour tout le monde… mais quand on se recroise ou qu’on retrouve du contact, quelle que soit la manière, et qu’on est content, on finit par espérer que c’est réciproque. Après une pause, une séparation, ou juste du silence, voir apparaître des discussions, des tensions, ou des questions restées en suspens… ce n’est pas si rare. Qu’à un moment ça chauffe, c’est aussi normal. Je suis totalement d’accord. Avec les émotions, je peux aussi partir en vrille et me laisser aller à dire des choses que je ne devrais pas… donc oui, je vois comment ça peut déraper 😬 Mais… le vrai “mais” arrive quand ça touche directement à ma jalousie. Quand on me laisse entendre qu’il y a “quelqu’un d’autre”, ou quand j’ai l’impression que mes sentiments ne sont pas partagés de la même façon… là je prends mes distances. Je fonctionne comme ça depuis des années, et je recommence toujours pareil. Je pense que ça aide aussi de le dire clairement… les insultes, ça naît d’une douleur émotionnelle, et ça montre que des sentiments sont en jeu. Ça ne veut pas dire que c’est bien, ni que ça ne peut pas faire des dégâts. Là, ça va… je peux vivre avec ça… mais faire entrer d’autres hommes ou d’autres femmes dans l’histoire, ça, c’est une autre forme de douleur. Surtout s’il y a eu un événement dans ce genre… et dans ces cas-là, ça te ronge de l’intérieur. Un simple “désolé” ne suffit pas toujours pour calmer le truc. Pourquoi c’est comme ça chez toi… il faut que tu le découvres par toi-même. En général, la distance sert surtout de protection personnelle 👆🏽 J’espère que ça pourra t’éclairer un peu… et que tu te rendras compte que quelque chose, même si c’était pour toi “rien”, a peut-être été trop pour lui 🖐🏼
La jalousie ne joue pas vraiment chez nous. Enfin, de son côté comme du mien, il n’y a jamais eu de raisons ni l’envie d’aller voir ailleurs. Je suis plutôt sûr de ça. Par contre, ce qui le fait finir par s’éloigner, ce sont surtout les remarques qui ressemblent à une façon de me faire la leçon, et aussi le fait que je finis par réagir de manière trop personnelle. On est devenus tellement à cran avec le temps qu’on n’arrive plus à se parler sans que ça dérape. Il y a eu des moments où ça a déclenché chez moi de la douleur et aussi de la colère, parce que ça recommence encore et encore. Une ou deux fois, je me suis vraiment emporté, parce que je ne suis pas une machine. Même des discussions qui, pour moi, semblaient anodines, le poussent à couper. Au final, ça ne construit ni proximité ni confiance. Il dit que je n’arrive pas à gérer mes émotions et qu’il me faudrait de l’aide. Je pense aussi qu’il a sa part. Revenir après trois semaines de séparation, puis disparaître une semaine plus tard au moment de la prochaine discussion, et me laisser gérer seule, là, j’ai du mal à garder mon contrôle. Honnêtement, oui.
À force, on se fige. On ne cherche même plus le contact, et s’il y a quand même un échange, ça dure de moins en moins. C’est comme si, à chaque fois, tu portes encore quelque chose depuis la dernière conversation, puis il y a le reste qui s’ajoute, et le nœud s’allonge.