Je vis un truc qui me gêne d’en parler, mais je n’arrive pas à faire comme si ça ne me posait pas problème. Mon mari me dégoûte, vraiment. Il peut faire des bruits très gênants dans le lit, et parfois même avant de partir aux toilettes. Ce n’est pas tant le fait en soi, c’est l’idée que ça arrive au quotidien, sous mes yeux, et que je n’ai aucune porte de sortie.
Après, il grignote avec des sons que moi je n’entends plus que ça. Quand il mange le soir à côté de moi, pommes, chips, trucs salés, je finis souvent par aller dans une autre pièce, pas pour “faire la tête”, juste pour respirer.
Ce qui m’agace aussi, c’est sa manière avec les autres. Il rit de choses qui ne concernent que lui, et ça me met mal à l’aise. Je ne veux pas devenir froide, mais je ne sais plus comment revenir à une attitude normale.
Je pense que ça te ronge parce que tu n’as pas d’espace pour te protéger. Essaie d’en parler une fois, calmement, sans juger, en demandant un aménagement concret au quotidien, par exemple un rituel où tu t’écartes quelques minutes. Puis reviens à toi, doucement, sans te forcer.
Le dégoût, c’est souvent moins “le bruit” que l’impression d’être coincée au quotidien, sans espace pour souffler. Là où je te rejoins, c’est que ça peut te bloquer. Par contre, ça n’oblige pas à tout accepter en silence. Parle calmement d’un moment à toi et de limites concrètes.
Ce qui te déstabilise au quotidien, ce n’est pas uniquement les bruits en eux-mêmes. C’est aussi l’impression d’être coincée, d’avoir zéro espace pour reprendre ta respiration et de devoir faire comme si tout allait bien alors que ça t’envahit au quotidien. Forcément, à force, même de petites choses finissent par te tomber sur les nerfs.
Je te rejoins aussi sur un point important. Tu n’as pas à te forcer à “supporter” par amour ou par devoir. En revanche, ça ne veut pas dire qu’il faut avaler en silence. Tu peux viser des limites simples et concrètes, dites sur le calme, pas sur l’accusation.
Par exemple, avoir un moment à toi quand tu sens que ça monte, et poser une règle de “pause” quand l’atmosphère devient trop gênante. Et pour le reste, garder en tête que revenir à une attitude normale peut prendre du temps, mais ça peut se construire.